dimanche 28 décembre 2014

Smile !


Wouhou ! Le grand envol approche, dans quelques heures, bye bye Bruxelles, à moi Bangkok ! Yihaaaa, je suis super excitée :) Ma valise est prête, mon Smartphone, full of great music et je me sens bien. What else ? Prête à profiter un max ! Des bisous à tous et à bientôt pour de nouvelles aventures, encore plus foooooolles !

mercredi 24 décembre 2014

F****** Merry Christmas

Papa est parti vers le Sud de la France avec Belle Marianne, après avoir fêté un Noël au soir du 23, dans une ambiance sereine et conviviale. J'ai reçu tellement de chouettes cadeaux, je n'en reviens pas : un Power Circle (l'accessoire Pilates number one), un petit appareil photo pour mon voyage, un joli haut Vero Moda, du bon miel, du risotto aux truffes, des gants, un bonnet, un foulard et j'en passe... Pourrie gâtée ? Non. Bien gâtée ? Oui. Autant de belles et justes intentions qui ne finiront pas à la brocante dès l'an prochain, pour une fois, héhé ! Pour leur cadeau de Noël, j'avais emmené le paternel et la jolie maman à la magnifique pièce "Intérieur Voix", par Delphine Salkin, au Rideau de Bruxelles, après quoi nous étions allés manger africain, le soir du 9 décembre. Hier, j'ai passé la journée chez ma cousine Anne-Cath et sa famille (à 10h, jogging avec les enfants suivi d'un moment musical autour du piano et d'un repas de midi bio comme je les aime tant - soupe au cresson passée au blender et salade de blé, suivies d'un bon thé et de... chocolaaaaaaaaaaaat, bah oui - puis discussion autour d'un bon petit feu chaleureux). Puis, après avoir refait le monde avec Mamita, j'ai fêté Noël avec Carolinette, Mammouth et Ricou alias le petit bouddha. La soirée a commencé au cinéma de l'UGC Toison d'Or. J'offrais le ticket pour La Famille Bélier, film durant lequel les femmes Croughs Angelini se sont littéralement retrouvées en larmes sur la chanson "Je vole" de Michel Sardou. A voir, au passage, avec un François Damiens très touchant ! Enfin, direction la nouvelle petite chaumière d'Eric et mam, pour un menu digne d'une princesse, sur la programmation Christmas Factory by Pure Fm : Coquilles St-Jacques sur lit de tapenade de cœurs d'artichauts en entrée, fois gras poëllé accompagné de ses pommes chaudes en plat. Et en dessert, une bûche et un gâteau au chocolat... Délicieux ! On se fait pas chier, n'est-ce pas ? Et ce soir, Noël chez Mamita, avec toute la famille maternelle, les cousin(e)s, oncles, tantes et pièces rapportées... Je me fais une joie ! Et vous, comment avez-vous passé Noël ? En tout cas, f****** Merry Christmas to you all, des bisous et à bientôt pour de nouvelles aventures !

lundi 22 décembre 2014

The Tree of Life

Première Pression Provence Cher Olivier. Après trois nuits de très mauvaise qualité, j'ai passé une journée détendue, gagnée par un calme intérieur fort agréable. Ce midi, je me suis rendue à Schaerbeek, pour dire bonjour à Marylène, durant sa pause déjeuner. Nous avons papoté deux bonnes heures au restaurant Ciao Ciao, autour d'un plat de pâtes pas cher servi par de charmantes personnes. Puis j'ai fait un arrêt à la rédaction du Soir, afin de récupérer les dernières affaires que tu as laissées derrière toi : ton casque audio, ton carnet de cartes de visite et ton écran d'ordinateur géant et peu pratique à trimbaler dans les transports. T'aurais pu acheter plus petit, franchement ! Non, il fallait toujours que tu voies grand !  Je suis parvenue à arracher de leur bureau deux de tes anciens collègues, avec qui j'ai bu un café, mangé une Danette Vanille et échangé quelques mots sur tout et rien. Petit moment en toute simplicité. Ensuite, chargée comme un baudet, j'ai pris le tram 92 pour aller chez Mathilde, une amie de mes études que je n'avais plus vue depuis trois mois. 

Sinon, comme tu l'auras probablement ressenti, ces trois derniers jours, j'ai été sous haute tension, guidée par de fortes énergies, comme en témoigne mon retour soudain au clavier. Je suis à quelques nuitées de ma remontée en selle, dans l'avion vers Bangkok, où j'ai appris la nouvelle de ton accident, réveillée en pleine nuit par notre tante Monica. Je me sens partagée entre l'angoisse d'avant mon départ, l'excitation à la perspective de ce repos, ce break que j'attends depuis longtemps et ma tristesse, à la veille de trois jours de fête familiale en demi-teinte, sans toi. Tu n'imagines pas comme j'aurais tellement aimé que tu assistes à mes progrès ! Je réapprends à marcher Ol. Je ne cours plus. Je ne veux plus. Je me sens tellement mieux aujourd'hui ! Je pars dans de bien meilleures dispositions qu'en mai... Tu te rappelles comme je n'étais pas apaisée ? Comme tu n'approuvais pas que je parte ? Je sais au fond de moi que quelque part, c'est en grande partie grâce à toi, si je suis arrivée jusque ici, aujourd'hui. Je suis à deux doigts de lâcher prise. De m'envoler. De couper le cordon. De grandir. Je t'ai promis et hurlé à l'Eglise que j'allais me relever et ne pas me refuser. Que j'allais vivre et rêver, chanter et aimer. Hier soir, les larmes ont coulé, sans s'arrêter. Mais je ne t'apprends rien, tu as dû le voir de là-haut. Sache que ces larmes étaient chaudes et réconfortantes, pour une fois. Tu vois ce que je veux dire ? Et le tourment, au rang des grands absents. J'éprouve quand même un peu de peur mais j'imagine que c'est l'effet normal qu'implique l'inconnu. Non ? Je suis sure qu'elle se dissipera au moment même où l'avion aura quitté le tarmac.

Enfin, ce soir, j'ai partagé un moment magique avec Mamita. Nous avons regardé "La Liste de Schindler" de Steven Spielberg, film que je n'avais encore jamais vu. Et j'ai eu la chance d'avoir ses commentaires après le film. Je pense que cette petite soirée télévision, à nous deux, était le plus beau cadeau de Noël qu'elle pouvait me faire. Je commence à comprendre pourquoi tu appréciais tant Mamita... elle est si touchante !

Bon, je te laisse, je vais essayer de dormir... J'aimerais être en forme pour le reste de ma vie. Bonne nuit ! Je t'aime.

dimanche 21 décembre 2014

L'amour brille sous les étoiles


Félicitations !

CETTE SEMAINE, J'AI TROUVÉ MA VOIX ET RETROUVÉ MA VOIE...


MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! MERCI !

samedi 20 décembre 2014

COURIR, CA MARCHE POUR MOI !

Le 31 mai 2015, pour la première fois, je participerai à la rude épreuve des 20km de Bruxelles, en hommage à mon frère Olivier, décédé lors de l'édition 2014.

Pour l'occasion, j'aimerais lancer un mouvement de sensibilisation aux risques associés à un tel effort, par l'information et la prévention.

A cette fin, des entraînements seront proposés, tous les dimanches à 11h (jour et heure susceptibles de modifications) du 1er mars au 24 mai 2015, alternativement à Uccle et à Auderghem (où des parcours de 10 et 20 km sont balisés), autant de moments conviviaux et de détente auxquels qui veut pourra se joindre. 

Dans ce cadre, je cherche de l'aide pour créer un site, trouver un bon slogan et réaliser l'illustration du t-shirt que pourront porter les participants solidaires comme témoignages de l'importance de se préparer bien à l'avance, écouter son corps, boire de l'eau et faire des pauses, gestes indispensables et prioritaires à la quête d'un temps record.

Toute aide et proposition sont bienvenues,  

Sportivement vôtre, 

Valentine

And A Happy New Year

Meilleurs vœux à moi-même !
Que cette année 2015 m'apporte santé, joie, bonheur, amour, créativité et belles rencontres ! 
Et vous, que vous souhaitez-vous ?

vendredi 19 décembre 2014

Voulez-vous coucher avec moi

Il y a quelques heures, je partais sur des vers autour du mot "boule", en vue d'un texte à "chanter" en mode Teki Lotex (ou pas).

Voici le résultat :

Jessica, SS8, vincent, drague, bisou, baiser, alexia mori, réaction, twitter


"Marie, couche-toi, là" 


Raoul, c’est pas cool,
Je suis folle, je perds la boule.
Et Bill, je n’suis pas
Tranquille, tombée là...

... Dans un monde maboul
De pigeons qui roucoulent,
De moutons qui font la file,
De requins, de reptiles

De canards, noirs,
Qui donnent le cafard,
Vilains, à l’écart,
Rongés par des nénuphars


Je tourne en rond, ne tourne pas rond,

Tournicoti, tournicota,
Je tourne le dos, autour du pot,
Retourne-toi, retourne-moi
Docteur, je pleure,
Je passe un mauvais quart d’heure,
J’ai une boule dans la gorge
Donnez-moi du sucre d’orge
Je tousse puis je glousse,
Si vous calmiez mes secousses 


Pierre, toi qui roules,
Qui n’amasses pas mousse,
Viens à ma rescousse,
S.O.S, j’ai la trouille.

Passe-moi à la casserole,
Retire ta cagoule,
Cajole mes guiboles,
Donne-moi la chair de poule...

... Mouillée, dans un bain
De foule, glisse ta main,
Sers-nous un verre de vin,
Je veux être saoule

Je tourne en rond, ne tourne pas rond,

Tournicoti, tournicota,
Je tourne le dos, autour du pot,
Retourne-toi, retourne-moi
Docteur, je pleure,
Je passe un mauvais quart d’heure,
J’ai une boule dans la gorge
Donnez-moi du sucre d’orge
Je tousse puis je glousse,
Si vous calmiez mes secousses 

Boule d'énergie

eveil-spirituel-energie
Punaise ! Je n'arrive pas à dormir, mes insomnies reviennent. Il y a beaucoup de francs qui tombent pour le moment et du coup, je suis toute excitée ! Et puis mon départ en Asie approche, youhouuuuu, ça n'arrange rien, j'ai juste envie de faire mille trucs et voir mille gens, juste avant de partir... C'est fou ! Quand j'avais le temps, je n'avais pas l'élan vital et maintenant que je n'ai plus le temps, je l'ai... Je te jure !

+++

Mercredi dernier, j'ai revu, pour la deuxième fois, une psychologue de la Fondation Benoit qui s'occupe gratuitement des jeunes paumés et démotivés qui ne savent pas quoi faire de leur vie, ni comment s'y prendre pour sortir la tête hors de l'eau. Un plan que mon père avait repéré cet été, via un article dans Le Soir. Je dois dire que j'en suis très contente. J'aime particulièrement qu'elle me propose des pistes concrètes et m'encourage sérieusement à explorer ma fibre artistique. C'est elle qui m'a redonné l'envie de retrouver mes claviers d'ordinateur et de piano.

Alors voilà. Jeudi soir, j'ai pondu mon petit poème et aujourd'hui, j'aimerais partager ce que j'ai entrepris, non sans peine, depuis septembre, pour réveiller ma créativité et par là-même, donner moins de crédit à cette voix intérieure, vicieuse et sournoise - mon Surmoi, ce parent substitutif de mauvaise qualité -, qui me sabote, me déprime et me diminue continuellement à coups de "Pauvre sotte incapable, tu es bien trop naïve. Tes petits rêves d'enfant, là, oublie, t'es trop nulle, n'y pense même pas" (ce à quoi je réponds souvent en m'enfilant une barre de chocolat).

Le 8 septembre, je me faisais opérer des cordes vocales. Depuis, je reconquiers ma voix aux côtés de deux logopèdes : Martine Bégasse et Sylvie Storme. Toutes deux basent leur travail autour de l'éducation somatique, avec la méthode Feldenkrais. A travers différents exercices au sol, assise ou debout, elles m'invitent à m'ancrer dans l'ici et le maintenant, à faire de mon corps tout entier le socle qui porte ma voix, à dissocier ma langue, mes lèvres, mes mâchoires, à conscientiser l'espace buccal, à trouver des points d'appui dans mes pieds, mon bassin, ma colonne vertébrale et non plus au niveau de la gorge... Finalement, ce n'est pas la voix, à proprement parler, qui est au centre de l'attention, mais bien tout le reste.

Côté chant, je trouve mon bonheur dans un choeur de quatre voix féminines et une chorale latino, montée par un de mes meilleurs amis et sa soeur, en souvenir de leur papa (à qui nous avons d'ailleurs rendu hommage pour la première fois, en trois morceaux, le 2 décembre). J'avais oublié à quel point c'est chouette de chanter en groupe !

Et puis j'ai ressorti le livre que m'avait offert une amie chanteuse, il y a un an : "Libérez votre créativité" de Julia Cameron, dont l'exercice-clé sont les trois pages manuscrites, à rédiger dès le réveil, pendant douze semaines consécutives. Peu importe ce qu'on y écrit, le but étant surtout de se dépolluer des pensées négatives qui empêcheraient de faire bon usage de ses énergies créatrices. Selon l'auteure, il est très important de s'y tenir si l'on veut observer des changements subtils et profonds.

J'ai également découvert l'Espace Catastrophe, rue de la Glacière, à St-Gilles. J'y ai adoré le cours d'acro yoga dynamique du lundi soir avec Olga Esteban et le stage de danse de Toussaint, où j'ai suivi "Improvisation et composition" avec Ana Stegnar et "Rythme et musicalité" avec Elodie Donaque. Une semaine de 30h de cours qui m'a amenée à relâcher mon mental et à la fin de laquelle je me suis sentie réellement plus légère de l'intérieur. Par ailleurs, j'ai fait la rencontre de Sidonie Madoki, qui propose 4h de danse africaine, accompagnée de ses amis percussionnistes, un dimanche de temps à autre, au Gymnasium du Boulevard des Invalides, à Auderghem. Un moment d'évasion et d'exotisme génial !

J'ai aussi testé le cours de techniques d'acteur de Ludivine Meulemans, à raison de 3h/semaine, le jeudi soir, à Ixelles. Les thèmes pour l'année ? Le viol, l'hystérie et la scène d'amour. Hum. Chaud, chaud... Les échauffements, la prof et le groupe me plaisaient beaucoup, mais je n'avais pas le niveau pour continuer et ça me mettait de plus en plus mal à l'aise, alors j'ai arrêté. 

Quant à l'écriture, j'ai passé beaucoup de temps à relire, corriger, remanier, mettre en forme tout ce que j'ai publié sur ce blog depuis le mois d'avril, avec l'aide de ma mère et ma marraine, en plus de poster quelques nouveaux textes. Parallèlement, j'essaye d'écrire des chansons, avec ou sans le piano. A force, il semble bien que les mots, les vers, parfois les notes, émergent peu à peu.

Bref, alors qu'il y a une semaine encore, je me faisais traiter de tous les noms par mon satané Surmoi et ne voyais que le négatif de ces quatre mois instables, je me dis que finalement, au vu de ce que je dépeins ici, il y a quand même des choses qui bougent et évoluent, comme toujours, lentement mais sûrement... et qu'il est important de se le rappeler dans les moments où le moral est au plus bas.

jeudi 18 décembre 2014

Dessine-moi une princesse



Cette nuit, je me suis souvenue que lorsque j'étais petite, je houspillais tout le temps ma maman pour qu'elle me dessine une princesse... 

Maman, s'il te plait...



Dessine-moi une princesse
D’une beauté digne d’une déesse
Qui virevolte avec allégresse
Dans la robe en soie de son altesse

Dessine-moi une princesse
Au milieu de sa forteresse
A la fleur de sa jeunesse
Amoureuse et enchanteresse

Dessine-moi une princesse
Aux cheveux longs, noués en tresse
Dont les jolis seins, les jolies fesses
Invitent au câlin, aux caresses

Dessine-moi une princesse
Un ange avant d’être la maîtresse
De beaux parleurs qui tant la blessent
A force de vaines et fausses promesses

Dessine-moi une princesse
Qui fait preuve de grande sagesse
Malgré sa conscience vengeresse
Son pire défaut, sa pire faiblesse

Dessine-moi une princesse
Qui se relève à toute vitesse
De ses chagrins, de sa tristesse
Pour sauver son cœur en détresse

Dessine-moi une princesse
Ainsi qu’un homme plein de tendresse
Qui offrirait toutes ses richesses
Pour mourir près d’elle, de vieillesse

dimanche 30 novembre 2014

Hijo de la Luna

Qu'on se le dise... Je vais partager ici quelque chose de très intime. C'est plus fort que moi, j'en ressens le besoin. Je lâche, dans les lignes qui suivent, une de mes bombes atomiques. Je dois les faire exploser si je veux vivre pleinement mon identité et entrevoir des jours plus heureux, en paix avec moi-même. Le 4 février 2015, cela fera deux ans tout juste que j'ai décidé de comprendre mes failles et de les regarder en face, afin de ne plus passer à côté de ma vie. Le 4 février 2015, je serai en Asie. Au repos. J'ai tellement hâte !

Ce qui m'amène à écrire cet article est le week-end incroyable que je viens de passer. En fait, je me suis inscrite, non sans hésitation, à un stage de deux jours hors du commun, autour de la femme, sous l'angle de la Lune Noire et de Lilith, animé par ma prof de yoga, Olga Esteban. Nous étions huit jeunes femmes entre 25 et 33 ans, à vouloir éveiller des traumatismes anciens, afin de s'en libérer et par là-même, guérir des blessures psychologiques et corporelles qui en résultent. 

En ce qui me concerne, mes douleurs inconscientes, enfouies et refoulées se sont manifestées sur mon corps, dans l'ordre chronologique, via mes hallux valgus juvéniles (ces oignons qui font de plus en plus mal, sur les pieds, typiquement féminins), ma myopie (-4 à chaque œil), mes nodules sur les cordes vocales, l'absence de mes règles, mes cornées déchirées à plusieurs reprises, l'acné de ma poitrine et mon visage, mes fragilités vaginales (mycoses), mes prises et pertes de poids allant de paire avec mes variations d'humeur parfois spectaculaires, mon surplus d'hormones masculines... Autant de messages qu'il devenait impossible de ne pas voir, écouter, lire (à ce sujet, la symbolique des maux et maladies est très enrichissante et peut fournir de belles pistes pour la compréhension de soi). 

Je ne savais pas à quoi m'attendre. Ni ce que ce week-end allait provoquer chez moi. Autant vous dire que j'en fus complètement chamboulée. Au bout de 15 heures de travail, je suis sortie lessivée et en même temps, soulagée d'un poids énorme.

A plusieurs reprises, lors de certains exercices et échanges, ma colère contenue a fait surface et mon bas ventre, mes lèvres et mes mains se sont mises à trembler, à fourmiller, de façon très forte. Mais le plus impressionnant, reste la paralysie momentanée, le blocage de mes mains dans une position totalement non naturelle et inconfortable, lors d'un des derniers ateliers, à savoir le dessin sans lever le crayon, d'un seul trait, sans réfléchir. J'ai eu les boules. Saisir mon crayon devenait une épreuve en soi. Après avoir non sans mal croqué l'image la plus forte de mon inconscient - un zizi - il a fallu un long moment avant que mon corps se décontracte, reprenne ses esprits et que mes mains se déploient normalement et retrouvent leur habileté.

image
Hier, je me suis empressée de tout raconter à mon psychiatre. Je lui ai décrit les différentes activités et ce qu'elles avaient enclenché. Les émotions traversées, les mots échangés, ce que j'ai crié, les étranges sensations qui m'ont parcourue, et surtout, l'objet de mon dessin... Et avec son aide, j'ai conscientisé quelque chose de très important...

Mon grand frère et moi avions une relation très conflictuelle. Un amour très fort l'un pour l'autre, dans le fond, mais une violence (verbale), une agressivité, dans la forme. A ma naissance, Olivier n'était soudainement plus le seul petit être aimé de papa et maman. Ainsi, en même temps que moi, est née une rivalité, une compétition, une jalousie. Intense et destructrice. Pour tous les deux.

Au cours du temps, ce problème profond a causé l'instabilité de mon identité sexuelle. J'ai refoulé voire refusé ma féminité, me convainquant, inconsciemment bien sûr, que si je voulais attirer toute l'attention dont j'avais besoin, enfant, de mon père et de ma mère, il aurait fallu que je sois de sexe masculin, comme... mon grand frère. Qu'à moins d'avoir des couilles, il serait difficile de prendre ma place, au sein de la famille d'abord et, par extension, dans une société où la femme est encore trop souvent dévalorisée par rapport à l'homme.

Voilà. La boucle est bouclée. Y a plus qu'à m'assumer en tant que femme libérée et observer les changements hormonaux qui devraient s'ensuivre. Ma nouvelle mission est donc de reprendre possession de mon corps. Le regarder. L'aimer. L'accepter. Comme il est. Avec un vagin. Le décès d'Olivier, signe, quelque part, ma libération. Je n'ai pas à en avoir honte, ni à me sentir coupable. Je l'interprète comme s'il me passait le flambeau, la flamme... de la vie, me criant, de là-haut : "Vis, maintenant, ma sœur, vis, prends ta place, tu verras, le jeu en vaut la chandelle".

jeudi 27 novembre 2014

AnniVersaire

Hier, 
J'ai fêté mon anniversaire,
avec mes compères,
autour de quelques verres
et c'était super pépère, 
à se taper le cul par terre, mon frère. 
Ci-mer !

mardi 25 novembre 2014

Entre 25 et 27 ans


Mes 25 ans ? Une année entre deux guerres - la maladie et le deuil - que j'ai voulu traduire en chanson, après avoir regardé "Le maître de musique" de Gérard Corbiau (tourné en 1988, au Château de La Hulpe, deux coïncidences comme je les aime), puis boulotté autant de mini Galler Praliné Lait (merci grand-mère) qu'il y a de mois de janvier à novembre. 


"Entre deux"































Ma folie, ma sagesse,



Mon départ, mon retour,
Mes euphories, ma tristesse,



Ma haine, mon amour.

Mes tracas, mon repos,
Mon bruit, mon silence,
Mon bon sens, mon chaos,
Mes excès, mes carences.

Entre deux guerres, deux âges, 
Deux chaises, deux eaux, 
Entre la poire et le fromage, 
L'enclume et le marteau...
J'hésite, je vacille,
Je dis oui mais je pense non,
Je pleure, je pétille, 

Je baisse le son, je monte le ton.

Ma détresse, ma quiétude,



Mes accords, mes tensions,



Ma compagnie, ma solitude,



Mes manies, ma dépression.





















Mon aise, mon embarras,



Mes défauts, mes qualités,
Mes légumes, mon chocolat,



Mon rêve, ma réalité.

Entre le ciel, la terre,
La tête et le cœur,
Entre mon père, ma mère,
Mon frère et ma sœur....
J'hésite, je vacille,
Je broie du noir et bois du blanc,



Je râle, je souris,
Je suis adulte, je fais l'enfant.

Mes rires, mes chagrins,



Mes aveux, mon déni,


Mes désirs, mes dédains,



Mon enfer, mon paradis.







Ma folie, ma sagesse,



Mon départ, mon retour,
Mon euphorie, ma tristesse,



Ma haine, mon amour.

Entre la vie, la mort,
Entre chien et loup,
Entre la raison, le tort,
Entre vous, entre nous...
J'hésite, je vacille,
D'une humeur à l'autre, je saute,
Je dis non, je pense oui,
Ce n'est pas de ma faute.

lundi 17 novembre 2014

Seaside

Ce soir, là, maintenant, je suis...

Vidée, fatiguée, relâchée, détendue... 

Vidée et fatiguée, parce que je viens de traverser deux semaines dépressivo-boulimiques éprouvantes. Attention ! Quand j'écris "vidée", je veux signifier "épuisée, exténuée", car il faut savoir qu'en terme de troubles du comportement alimentaire, je fais partie de ces filles capables de "surbouffer" - sans se faire vomir - une quantité impressionnante de pure merde, pour remplir un vide identitaire via le tube digestif. Résultat ma foi peu probant, ma nouvelle identité pèse 5kg de plus. Youpie. 

Relâchée et détendue, parce qu'aujourd'hui, j'ai évacué un flot de larmes auprès de ma maman (comme c'est le cas depuis quatre jours), je suis allée nager 45 min avec mon amie Pauline, j'ai été voir mon psy avec qui nous avons enfin posé un diagnostic clair, j'ai longuement discuté avec une super fille qui me veut du bien, autour d'une tisane Rooibos au Pain Quotidien, j'ai soupé et papoté avec ma grand-mère (chez qui j'habite depuis bientôt deux mois), je me suis rendue à mon cours d'acro yoga dynamique (le cours révélation de cette année) et là, de retour dans ma petite piaule, je me sens re-prête à m'écrire, vous écrire. Bref, belle journée.

En un mois, il y a eu du mouvement dans ma toute petite vie. D'une part, j'ai renoncé à chercher du boulot. C'est trop tôt, je ne suis pas prête, je n'arrive pas. J'ai essayé, rien n'y fait, je panique et fais n'importe quoi. Au lieu de ça, j'ai décidé de terminer mon voyage en Asie du Sud-Est. Je pars le 29 décembre et reviens le 3 mars. D'autre part, j'ai accepté un coup de pouce médicamenteux, prescrit par mon roi Albert. Je ne peux plus combattre seule la chimie capricieuse de mon cerveau. J'ai tenté, longtemps, vous en êtes témoins. Mais là, après quinze pénibles jours de lutte avec moi-même, je m'avoue... vaincue. 

De mardi dernier à hier, j'ai traîné des pieds chez le parents, en hibernation totale. Trop honteuse de moi pour voir d'autres personnes que la famille. Jeudi, je prenais mon nouveau médoc et aujourd'hui, je sens que je reviens à moi et remonte à la surface. Doucement. Ouf ! 

Et là, je suis super contente car demain, je pars à la mer ! Ma maman a eu la merveilleuse idée de m'inviter à passer quatre jours avec elle, dans sa maison à la Côte d'Opale, pour me ressourcer. J'en ai grandement besoin. J'embarque le mix-soupe, la centrifugeuse, le presse-citron, le cuit vapeur, le livre de recettes de Martine Fallon, mon bouquin, mes affaires de sport, de pluie, une tenue de sortie... Et c'est parti pour un séjour de remise en forme, mère et fille. Objectif : me sentir mieux dans ma peau pour mercredi 26 novembre, ma soirée d'anniversaire au Belga, à Flagey. Je ne voudrais pas me voir contrainte d'annuler parce que je me sens mal à l'aise dans mes pompes, cheveux ternes, boutonneuse et "enkilosée" (hihi). Il me semble que cela fait un bail que je n'ai plus vu mes amis, ce serait trop con de me priver de cette opportunité, non ?

Voilà, c'est tout pour ce soir. Au dodo. Vivement demain matin.

The cap blanc Nez - French Opal Coast

dimanche 5 octobre 2014

Home Maid, Minute Made

Fille d'agent et géomètre expert immobilier, je déclare que je construirai mon château de princesse avec une brique dans le ventre, des pierres précieuses de fantaisie et sans vrai ni faux sucre ajouté. Dès lors, pas de biscuits, de bonbons, de sable ou de cartes qui tiennent ni me soutiennent, Etienne. Un château balayé à la première brise ? Des fondations soufflées au moindre déséquilibre ? Non ! Dans mon cocon, je ne serai pas la Reine Margot (alias Gretel) bouffant des sablés au Pays des merdes qui veillent.

Mmm... Tout bien réfléchi, y aura pas d'château. Ça pue les châteaux. Parce que ça fait peur, prend plein de place et demande un entretien, des charges, une consommation énergético-calorique considérables, insupportables, voire non viables. Pas le temps, ni le corps, ni l'argent pour ce genre de supercherie. Sans parler du haut risque qu'il s'écroule en tant de gué-guerre familiale, cataclysme ou Troisième Guerre Mondiale. Une fois les potentiels enfants partis, il resterait le vide des grands espaces éventuellement occupés par la descendance de Casper.  

Alors un mobilhome ? Mmm... non. Une caravane ? Toujours pas... Une roulotte ? Euh, bof... Réfléchis, Val, creuse encore... Ça y est ! Trouvé ! Un fiacre ! Magnifique et tiré par les cheveux... je veux dire, les chevaux - dont on ne confondrait plus la viande avec celle d'un bœuf -, biodégradable, éphémère, modulable, pop-up store et flagship tout à la fois ! Piloté par moi, l'héroïne de ma vie ou E.T. en fille (E.Tette ?), la lumière au bout de mon doigt de fée du logis, pour éclairer mon envolée vers la Lune, sirotant le jus de "6 trouilles" hand- home- and minutemade - bon pour mes artères -, fraîchement extrait du carrosse de mes tendres rêves. Le coffre (fort) plein de cadeaux non empoisonnés pour les enfants perdus de ma génération terrible qui tentent, vaille que vaille, de s'accrocher pour survivre dans ce bas monde loin d'être imaginaire.

Fille d'avocate dans le droit du travail, je déclare que...

...Prochain épisode. 

Atomic Kitten

Me, Myself and I, Atomic, atomecrochu.blogspot.be, Atomicbomboflove, Avenue, DValley, Wideyed, Valentina Angelini, Romanesca Francesca, la malade, la bi, la polaire, la stagiaire, la Belge (hahaha, trop drôle), la serveuse, l'ouvrière, Valou, Val, Valérie (oh non, hein, dis, moi c'est V-A-L-E-N-T-I-N-E, le mouton ridé de Maurice Chevalier, merde à la fin !), 30230600 (à l'université), Jackie, Poudou, l'intello, l'égoïste, la godiche, Robocop, poussinette, poupette, grande sauterelle, pitchounette... est sur Twitter, Facebook, LinkedIn, Instagram, Soundcloud, Youtube, Google+, Pinterest...

De quoi perdre la boule, ses facettes et avoir le tournis, non ? Non... Pas forcément ! Prenez ma nouvelle sage, Christine, qui a chanté sur scène, en intro à sa chanson "éponyme" (du prénom de sa deuxième naissance) : "J'ai quelques problèmes de narcissisme que je règle sur scène. Chacun ses névroses, baby !" Exact, Sister Act ! Pour ma part, "je pense donc je suis" une seule et même entité, derrière Descartes d'identité, ce tas de pseudonymes, noms de scène, surnoms, diminutifs, insultes, totem, prénom... Reste à cerner cette fameuse (id)entité, à travers mon regard et non plus celui des autres auquel j'ai accordé beaucoup trop d'attention jusqu'ici. Ardu mais nécessaire, si je veux me renforcer de l'intérieur et trouver ma voix, ma place (sur scène comme à la ville), un sourire en coin, dans une vie hyperactive, pour qu'un jour peut-être, je puisse bâtir mon petit nid d'amour et d'eau fraîche quelque part dans cette jungle tour à tour hostile et accueillante.

samedi 4 octobre 2014

Christ'in save the Queen

Je l'ai rencontrée à Paris, en 2012, pour le magazine Modzik. J'avais reçu deux entrées pour assister au concert de Jay-Jay Johanson dans je ne sais plus quelle grande salle. Au final, c'est sa première partie qui m'a tapé dans l’œil et les oreilles. Une jeune femme pas plus haute que le mètre soixante, seule, dans son univers, avec son matos. Waw. Le coup de cœur. Ses mouvements, sa voix, sa musique. J'étais scotchée. 

Le lendemain, il fallait absolument que j'en parle à mon rédacteur en chef pour obtenir de placer la Reine des Queens dans les pages du numéro qui allait paraître. Mon vœu se concrétisa. J'ai donc pu la rencontrer lors de son shooting pour la rubrique Photomaton, lui poser l'une ou l'autre question pour ma gouverne et échanger quelques mots sur son projet. A l'époque, elle planchait à fond sur son troisième EP "Nuit 17 à 52". Et puis, sa chanson "Narcissus is back", dans sa prime version, figurait première sur la compilation du Festival "Les Femmes s'en mêlent" sur lequel j'ai écrit par la suite. Un titre que j'écoute en boucle depuis, en attendant l'album, rongée d'impatience. 

Quelques mois plus tard, Because Music accueillait la perle rare. Et ce soir, la voilà qui déboule à l'Orangerie du Bota pour nous répandre sa "Chaleur humaine". Avec style et attitude. Danse et paillettes. Humour et beaux mecs. Tout à la fois la belle et la bête... de scène, Arsène ;) 

Moi, la gueule béante de béatitude face à tant de sensibilité, justesse, maîtrise, créativité, rythme et musicalité, je remercie mille pois... euh... fois, de tout mon cœur, les amis de mon père qui m'ont si gentiment invitée à ce show de haute voltige. Le rêve ! Salle sold out et comblée. En admiration totale, sur un petit nuage, je suis. Vu mon engouement, si elle se fait appeler Christine and the Queens, alors je serai Valentine and the Beans. #Hihihihi

jeudi 2 octobre 2014

Un verre de vers verts, s'il vous plait !

Christian Robin, en 1978, incitait à la poésie... C'est parti !

1) "R" comme... L'Ere désenchantée que tu entonnes, les nerfs en boule, sur un Air mélodramatique d'un Air pseudo-satisfait, après quelques bouffées de l'Air pollué qui menace tous les jours un peu plus ton Aire vitale.


2) Ton ver de terre vert versera-t-il dans la verdure ou le pervers ? Quel versant de la vérité renversera-t-il ? Une verte terre de verre ou un verre de terre véreuse ? 

3) Je vomirais moins un vermicelle en chocolat qu'un vert missel en caca d'oie.

4) Ma mère veille, émerveillée, les joues vermeil, sur mon sommeil éveillé.  

... There's a lot "mort tout comme" !

mardi 16 septembre 2014

Long Way To Go

Ça y est. Le processus de création a bel et bien commencé. Cela fait deux nuits que mon corps se renverse, se retourne, "dérive et chavire", emmené par des bouffées de chaleur puis de froid, des vagues de mots, des éclats de voix, des fragments de paroles débordant de mon cœur, en boucle, en vers, à l'endroit, à l'envers, comme un flot de bouillantes larmes rouge sang sortirait de mon lit.

Je vous le dis de but en fer blanc... Croix de bois, croix de fer forgé, si je mens, je m'en vais, Roger. Toi qui me lis, marque donc mes mots au fer rouge : dans ma tête écervelée se dessine l'album que j'aimerais écrire. Sa langue. Son style. Ses influences. Son titre. Ses sons. Ses musiciens. Son studio. Ses images. Ses clips. Ses visuels. Son photographe. Sa vidéaste. Son dossier de presse. Son communiqué. Son label. Sa date de sortie. Sa promotion. Sa distribution. Son showcase. Ou presque. J'ai toute la vie pour m'y essayer.

Je verserai ciel et terre dans mes rêves, pardonnerai père et mère dans mon verre, pour mettre en musique mélodramatique mes amères pensées.
Olivier, ces mots sont pour toi...



Chorus, Chorale, Chœurs, Cœur



Chorus, Chorale, Chœurs, Cœur



To-do list, Done, To be done

Étapes 2 à 7 : pré-rentrée

1) Le dossier "remise des clés" d'Ixelles ? Check. 

2) L'emménagement chez Mamita ? Check.

3) Les retrouvailles avec mon roi Albert ? Check, avec une bonne nouvelle en prime : pas de diagnostic de bipolarité ni de médocs pour l'instant. Je suis encore en phase d'observation, me dit-il, à ma grande joie et non moins grande surprise. 

4) Ma première soirée chez grand-mère, my new Home Sweet Home ? Check and great. Le peu d'alcool que j'y ai bu m'a vidée de mes émotions. Et c'est tant mieux, fallait que ça sorte un bon coup avant l'opération de ma vie. 

5) Le grand nettoyage de fin de saison triste ? Check ou presque. Je range, trie, vends, donne, jette (le moins possible) mon monde matériel (je vois le bout), je classe, renomme, mets à la corbeille, mon monde virtuel (j'suis loin du compte, mais j'avance). M'organiser de la sorte me change d'habitude. J'y prends goût car j'y vois vraiment plus clair. Ma tête s'allège, truc de ouf. 

6) L'opération de mes Noodles sur mes cordes ? Check. J'avais la pétoche ! Première anesthésie générale. Fiou ! Au réveil, dans mon demi-sommeil, j'ai parlé. Merde.

7) Le voeu de silence post-opératoire ? Check ou presque (demain, ça fera 9 jours). J'ai quand même fait des exceptions à la règle d'or. Non intentionnelles, bien sûr. Comme cet énorme "YES !" après une cover du groupe belge Jazz Up, au Toots Jazz Festival à La Hulpe ou le "Non, Harry, il souffre !" au chat de mon frère qui bouffait un joli papillon qui jouait près de lui.

Étapes à venir :

8) L'événement de samedi, le festif "vide-tout" en l'honneur d'Olivier, organisé afin de se serrer les coudes en famille, entre amis et en musique, se débarrasser du futile, superflu et superficiel et se charger mutuellement d'ondes positives pour une rentrée, une première année sans lui qui s'annonce très difficile.

9) L'arrivée pour de vrai chez Mamita.

Une fois ces neuf étapes accomplies, je pourrai remettre les compteurs à zéro et m'en fixer de nouvelles ! Ouf ! Je progresse, yes, yes ! En fait, ce que j'applique ici relève du concept de l'imagerie mentale. Une technique très efficace pour regarder en avant, atteindre ses objectifs et aller au bout de ses projets. Merci David, mon coach mental durant ces 7 dernières années, et celui surtout du réseau international des clubs de football de notre bon vieux Roland.

W.A.W.

Wonderfully Awesomely Wonderful ! Toots Thielemans avec son âge, son talent et ses amis, lors de la première édition de son festival de Jazz à La Hulpe, m'a maintenue sans voix, bouche bée, religieusement silencieuse... Je dirais même plus, Toots retournée (hohohihoho) ! Samedi, le baron de l'harmonica, du haut de ses 92 ans, sur un ton espiègle et mélodieux, au devant de la scène du grand chapiteau, à Philip Catherine : "Ce soir, c'est autre chose que l'atmosphère bouillante de Thomas Dutronc d'hier. Une autre grammaire". Un échange de mots, de regards, de complicité qui amena avec humour, humilité et malice, le morceau de clôture du concert - je vous le donne en mille, Emile - "My Funny Valentine" dont aucun mot ne pourrait traduire la majestueuse beauté. Émotions.

Vive La Hulpe, vive Toots, vive le jazz, vive la musique, vive la vie sur la musique de Toots à La Hulpe. Signé Funny Valentine, celle qui était en cul d'affiche ce week-end (yihaaaaa)

jeudi 11 septembre 2014

Bye Bye, Noodles !

Coucou Typh, 

Comment vas-tu ? 

Hier, je me suis dit à moi-même (je n'ai pas d'autres choix) que j'suis trop contente de t'avoir dans mes amies proches. Tes conseils représentent une cuillère en argent pleine de lune de miel et d’or non plaqué dans ma bouche en feu. S'ils ne percutent pas tout de suite, à l'instant même où tu me les offres sur un plateau télé, par téléphone ou en face to face, sois sûre qu'au moment où j'en ai besoin, ils me reviennent à l'esprit au galop ! Tu as déjà franchi tellement d'étapes, toi ! Waw ! J'ai l'impression d'être dans tes pas, d'une certaine manière... Ça soulage mes maux de le penser, du moins. Je me sens moins seule... 

Lundi, l'opération s'est bien déroulée. Rien à signaler. À un petit détail près que j'étais over-angoissée (tels parents, telle fille), ce qui se traduit - chez moi - par une logorrhée carabinée sur le lit de l'hosto, en attendant de passer à la casserole, couplée d'une bronchite de stress toute pas mimi mignonne, chopée la veille au soir. Mais je suis convaincue, un peu Candide sûrement, que toux va bien dans le meilleur des mondes et que ce conte de fées 3.0 se soldera d'une Happy End ! Je m'y attendais tellement (il faut croire que je commence à me (re)connaitre, LA bonne nouvelle) que je ne m'inquiète pas... 

Il n'empêche que, aussi fort soit mon mental pour le moment (je n'ai pas d'autres choix), ce genre de complications n'est pas à prendre à la légère. Du coup, j'ai pris le taureau par ses cornes et ses couilles (tant qu'à faire) : avec l'aide de la belle Marianne (aka ma porte-parole naturopathe d'essence), je me suis concoctéééél (concocktail ? Roooo, cet accent belge, je ne le comprendrai décidément jamais !) une sacrée routine sacrée de médocs de Dieu le Père Noël, entre médecine douce et traditionnelle, un tralalala certes lourd et pesant à suivre au quotidien (enfin surtout les antibio, pas top pour mon organisme), mais bon. J'exécute comme un soldat (aux pieds) de plomb, parce qu'un grand président américain m'a susurré à l'oreille, un soir que j'allais me lever : « A situation exceptionnelle, solutions exceptionnelles » (entre nous, je ne sais plus du tout qui a cité ces belles « par-olé, par-olé, par-oooolé ») 

J'ai pris le pli de m’amuser avec tous ces produits. Une vraie p'tite chimiste verte qui fait sa popote moléculaire, aussi disciplinée que son p'tit papa durant son service militaire à la marine ! Parce que je le vaux bien... Quant au vœu de silence (et, par défaut, de chasteté), il durera (minimum) dix jours au lieu des cinq habituellement administrés, car mes nodules se faisaient vieux (ils datent d'au moins 2002, année du diagnostic et de ma participation à l’émission « Pour La Gloire » où déjà, tu me soutenais dans le public). 

Par contre, plus je me détends, plus mon cerveau se relâche, plus mes anciens réflexes (bons ou mauvais) se (re)manifestent. Il m'arrive dès lors de rompre le pacte et de sortir un mot du style « oui » à la question « Tu veux de la soupe ? » ou de muser sur une mélodie que j'apprécie...Aïe aïe aïe ! Hier soir, j'ai donc demandé à papa et Marianne de mettre un doigt devant leur bouche respective (et pas ailleurs, s'il vous plaît) avant de me donner leur parole, car je n'ai plus la douleur dans la gorge pour me rappeler que je dois me taire (chose qui arrange tout le monde ici, hihihihi)... 

Le bon côté, c'est que, du peu que j'en ai entendu, je constate déjà la différence dans le son de ma voix. Je sais que je peux parler (c'est déjà ça), que l'option de présentatrice radio ou télé avec une voix toute agaçante, dégueulasse et nasillarde n'est pas à considérer, et que, surtout, « ça va d'aller », comme dirait mon p'tit papa (encooore lui !), avec qui je passe des moments privilégiés depuis l'opération. Finalement, ma voix est assez fidèle à celle d'avant mes frasques familiales de février 2013 à aujourd'hui. C'est-à-dire du temps où je pensais être en contrôle de mes humeurs et pas encore trop en « méforme » physique et émotionnelle (alors qu'en fait, je portais le masque, l'étiquette affreuse avec marqué à l'indélébile effaçable « complètement-à-côté-de-la-plaque » sur le front, dans mes yeux et mon demi-sourire jaunâtre...). 

Bref, trois jours après l'ablation de ces f****** noodles sur mes cordes sensibles, ma voix, ce baromètre de mon moral, m'indique que je suis déjà plus pure, moins écorchée vive, moins abîmée de l'intérieur (oui, car à l'extérieur, mes boutons et cicatrices d'acné, ils sont toujours bien là, pas de souci - je les compte pour m'endormir - mais patieeeeence ! Fouettons un chat à la fois, à commencer par celui qui se loge « in m'n keel »). 


Sinon, en journée, je m'occupe. Ça faisait longtemps que je n'avais plus bénéficié d'une bulle aussi confortable (symboliquement et non matériellement « parlant ») pour réfléchir, écrire, prendre les bonnes décisions, jouer au piano, travailler dans le jardin de ma maman (oui, oui ! Je ramasse les pommes, les noix, les noisettes, les feuilles... Ça me fait un bien fou). Mais ce que je préfère dans cette belle expérience, c'est que la famille est présente mais pas trop, et quand elle me prodigue de précieux conseils « contre (ma) nature », je peux les envoyer bouler d'un seul geste ! Plus intelligible communication, tu meurs ! 

Je suis si heureuse ! Ce que j'ai dû me battre pour en arriver là ! Ma maman préférait que je ne subisse pas l'opération, tout comme mon frère ne voulait pas que je parte en voyage au pays du Soleil Levant... Pour mon bien, sûr ! Et pourtant... (nous chante si joliment Vanessa, dans son petit Paradis :). Eh oui. Tout comme un autre président (devine lequel !) : « J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre ». 

Et toi, raconte-moi un peu ? J'aimerais tellement te voir plus souvent, apprendre de toi, de ton vécu, de ta musique !!! Je suis prête à (t')écouter... Enfin ! 

Je t'aime, 

Valentine

mardi 9 septembre 2014

(RE)BELLE

Je vois, je vois... le blog comme un outil thérapeutique efficace, peu cher et user-friendly à la disposition de celles et ceux, jeunes et moins jeunes, cons et moins cons (tout est dans la tête), qui se sentiraient dépassés par les événements, submergés, envahis, perdus, en chute libre, en perte de repères... mais qui voudraient tout de même s'en sortir, partager à la communauté (é)Toilée leur désarroi, le comprendre et tenter de s'en guérir et s'en aguerrir, avant que cela ne vire et dérive à la catastrophe climatique dans leur humeur globale.

A l'heure où les ressources premières tarissent à vue de nez tandis que les sources de désinformation ne cessent de sortir leurs deux grands chevaux de leur petit lit...

A l'ère des technologies tellement pointues qu'elles tuent, de la culture du fast, bankable and not reliable, ou encore de la conquête de la planète Marcinelle...

Dans un contexte aussi nébuleux que le monde est fabuleux, où la question du "trop-souvent-hors-de-question-de-se-remettre-en-question" ne pose pas encore assez question, il ne semble pas évident de ne pas perdre pied, mains liées, de ne pas tomber dans l'eau/de haut, d'admettre qu'on ne surfe plus sur la vague, ou de ne pas succomber à l'illusion qu'on surfe toujours quand en fait, on boit sa tasse (de thé), on (se la) coule (douce)... à se noyer ou presque...

... L'extra-surhumain-terrestre-idéal, en pleine forme et ultra-performant-sinon-par-ici-la-sortie que ma video-game de société déglinguée exige, pour trouver l'objet de sa quête identitaire (but du jeu), doit s'appeler Sangoku s'il espère déjouer les pièges de son environnement primaire, secondaire, tertiaire... (niveau 1), se dépatouiller à (over)dose de "Kaaaamehaaaaamehaaaaa-Sutra" de l'immense fouillis d'influences médiatiques plus ou moins néfastes qui tapent sur son système nerveux, hormonal, digestif et j'en passe (niveau 2), s'il ne veut pas finir aux oubliettes du Père Fouras, frappé par un dérèglement total d'avoir fait une course contre sa montre biologique (niveau -1). Et maintenant, je lance mon appel à témoins de "G.O, Va" : si toi aussi, tu trouves que c'est injuste d'avoir une peau d'orange mécanique, parce que tu fais de la rétention d'eau à force de te ronger les ongles jusqu'à l'os, alors n'attends plus et fais de ton sang, l'encre de ton blog !

D-li(v)(r)e-nous du mal

Il faut souffrir pour être belle, devenir "je", être BEL-GE.

8 septembre 2014, opération des cordes vocales, 1er jour de silence. Maladie imaginaire. Symptôme : bronchite. Source : angoisse. On sort les grands moyens et on y croit !

Ainsi pondent, pondent, pondent... les petites marionnettes

21 décembre 2012, je quitte mon job à Paris, rentre en Belgique et appelle à l'aide. Fin d'un monde. Début d'un nouveau. Mon ancien régime (1988 - 2006) est chamboulé par le divorce de mes parents... C'est la crise, le chaos, le déséquilibre (2007 - 2013). 

En 2014, un nouveau testament se dessine sur ma Toile d'Atomic Woman quand soudain, brutalement, une gigantesque tache d'encre noire coule de mes yeux d'araignée sur mon joli dessein de conte de fée. La mort brutale de mon frère tant aimé, tant recherché, ne m'arrêtera pas sur ma lancée. Elle me renforcera. Il le veut, je le veux, nous le voulons, vous le voulez, qu'ils le veuillent ou non. 

Le plus dur reste à faire, à venir. Lentement, trèèèès doucement, pierre par pierre, pas à pas, mais sûrement, je délaisse le fast pour revenir au slow. Celui que je rêvais de danser avec le prince charmant, aux boums de l'école buissonnière. Quand je doute, je me rassure : « Rome ne s'est pas construite en un jour » et « tous les chemins mènent à Rome ». Je me relèverai, marcherai droit et me battrai pour la vie, jusqu’à ce que ma mort nous sépare. Un long pèlerinage au nom de mon père, son fils et mon sain esprit. 

Je veux et j'ai besoin de transmettre ce que j'ai appris dans ma courte existence. Un quelque chose, pas grand-chose, une histoire de famille banale. Mais cette histoire, c'est la mienne. Il me faut me (vous) la (ra)conter, me (vous) la (re)jouer. Avec les notes, les nuances, les mots ou le feu. Du plus profond de mon âme, mon être et mon corps tout entiers, mis à nu. Aussi vulnérables soient-ils. 

Tous les matins au coucher, tous les soirs au réveil, je me rappellerai... 

...que ma vie ne tient qu'à un cheveu, une corde (vocale) sensible, un fil rouge et noir conducteur sur lequel je déambule en équilibre fragile. 

...qu'une étoile naît, qu'on peut choisir de voir avec les yeux la lumière de sa mort ou avec le cœur, celle de sa vie éternelle. Mon étoile est éternelle. Elle possède cinq branches d'arbre généalogique. Dans chacune d'elles, je grave, une fleur bleue à la main, un brin de blé à la bouche, une rose dans les cheveux, un mot, un prénom. A jamais dans ma mémoire et celle de l'arbre millénaire. "Maman", "Papa", "Olivier", "Caro" et moi. Mon étoile est filante. Comme la vie. 

...que c'est pour tout cela qu'il me faut urgemment vous le dire, vous l'écrire, vous l'hurler, mais bientôt j'espère, vous le chanter, avant qu'il ne soit trop tard : Je vous aime, chère famille. Je vous aime, chers amis. De tout mon petit cœur meurtri. 

May the force be with me, you and them. 

Signé la poulette aux (y)oeufs d'or



samedi 6 septembre 2014

Next !

Bon...  

Petit coup d’œil sur ma liste des étapes à franchir... 

vers la L-I-B-E-R-T-É (à ne pas confondre avec la P-U-L-S-I-O-N-N-A-L-I-T-É) ! 

Past : 

1) 29-30-31 août : déménagement d'Ixelles. 

2) Du 1er au 6 septembre : emménagement chez grand-mère feuillage, nettoyage, dépoussiérage, aménagement du garage, etc. 

3) 5 septembre : reprise du rendez-vous avec et vers moi-même chez mon (psy) de roi Albert ! Yes ! Il re-veut bien de moi ! Il m’avait tant manqué ! 

4) 5 septembre (soir) : anniversaire de ma cousine chez mamie. Première soirée dans mon nouveau chez moi. Une sorte de pendaison de crémaillère aussi, finalement, haha. Sans nul besoin d'organiser quoi que ce soit. Pratique ;) 

5) 6 septembre : tri de mes affaires (surtout de mes fringues) en vue du Vide-Dressing du 20 septembre et de la braderie du 27 septembre. 

To come : 

6) 8 septembre : opération des cordes vocales. 

7) Du 8 au 16 septembre : Vœu de silence imposé pour permettre la cicatrisation des cordes vocales. Semaine de repos chez les parents. 

8) 20 septembre : vide-dressing, vide-grenier, vide-tête, vide-tout. Passage de l'été à l'automne. Du soleil aux feuilles mortes. De la période des sports d'extérieur aquatiques à la saison des romantiques... 

Etape 1 : Déménagement d'Ixelles 

Ça, c'est fait. Ce ne fut point facile. Heureusement que mes parents étaient là pour m'aider (qu'est-ce que je ferais sans la famille ? Je vous le demande. J'ai de la chance d'en avoir une). J'étais dans un piteux état de découragement la semaine qui précédait le déménagement. Jamais je n'aurais pu nettoyer l'appart' de fond en comble et déplacer des trucs toute seule. Autant vous dire que papa, maman et belle-maman ont été extra et super efficaces !!! Waw ! Ils ont même réussi à me faire passer un bon moment ! Ce qui n'était pas gagné au vu de cette étape franchement douloureuse qui concrétise plein de choses, dont ma rupture. Le plus dur finalement, ce fut de donner les clés aux nouveaux locataires et de faire la lecture de l'état des lieux, pièce par pièce. 

Gros pincement voire chaudes larmes au cœur car... 

...Je me suis revue il y a un an tout pile, le 1er septembre 2013, à la veille de mon cours passage chez Sony Music Belgium à Evere (et moins attendu, en tant que patiente d'une semaine à l'hôpital psychiatrique). J'emménageais au numéro 13, en face du super bistro Emile qui rouvrait tout juste ses portes avec un nouveau concept trendy et branché. 

...Je me suis souvenue de mes premiers invités, alors que mon ex-prince charmant était encore à Paris, en train de terminer sa thèse. Mon frère parti trop tôt et sa copine (qui est aussi une de mes meilleures amies, depuis notre colocation, en 2007, au Kapodastre, le kot-à-projet qui organise les Lundis de la Guitare à Louvain-La-Neuve, scène ouverte pour et par les étudiants). 

...Je me suis rappelée du « Rallye d’apparts » sens dessus dessous, organisé avec les voisins du dessus et du dessous, pour faire connaissance. La découverte de l'univers de chaque couple à travers la déco (ou comment un même appart peut se décliner de trois façons totalement différentes), les bons petits mets concoctés avec amour ou plutôt future amitié (mmm... ce cake chocolat-banane), les jeux crétins du style « dessiner un poisson, le découper et faire la course par terre à l’aide d’une paille », le réveil vers 4h du matin dans le canapé de l'étage du dessous. Les quelques marches à gravir à pas de souris imbibée d'alcool pour rejoindre mon lit. La porte blindée laissée ouverte pour moi. 


Ooooh oui. Mes chers voisins vont me manquer. Je les aime tellement ! La Roumaine-Allemande du dessus est celle qui m'a poussée à déverser les larmes de mon corps sur papier virtuel, en ouvrant avec moi ce compte Blogspot, le 23 avril dernier, tandis que l'ex-collègue de ma cousine et de mon frère du dessous est celle qui m'a écrit (à la main, s'il vous plait) le premier mot, la première lettre de soutien déposée au pas de ma porte, suite au décès de mon frère Olivier, le 18 mai dernier. Un des plus beaux messages que j'aie pu recevoir à ce jour. Le lendemain de sa réception, cette même belle personne m'annonçait qu'elle était enceinte. Émotions. Une vie s'éteint. Une autre s'allume. 

... J'ai revécu la soirée de mes 25 ans, auprès de mes amis, mes cousins, mon grand frère, ma petite sœur. J'avais si peur que personne ne vienne, que la petite fête ne soit pas à la hauteur de mes attentes et de celles des autres ! Peurs injustifiées. Comme d'habitude. 

...J'ai refait le tour de mes instants « salle-de-bain du matin » après mes cours de Pilates en bas de ma rue ou en vitesse, avant mes quelques heures de travail en semaine, en tant que serveuse à l'emporter et en salle, plongeuse et gestionnaire des stocks chez Poivre et Sel, ZE sandwicherie huppée de la Place Stéphanie où j’ai pu rouler ma boss dans l’HORECA. 

...Je me suis remémoré les bons moments passés avec mon complice, mon compagnon de route et d'avenue. : 

En musique, les répètes pour nos trois concerts (en octobre, au Rideau Rouge à Lasne, en novembre à la remise des diplômes COMU à Louvain-La-Neuve - où j'ai pu récupérer le mien que j'avais « je-m'en-foutistement » abandonné au secrétariat de ma faculté, deux ans plus tôt -, en décembre, au Club Clandestin à Bruxelles). Prestations qui allaient être les dernières avant longtemps. 

En cuisine, les premiers jus de légumes et plats d'alimentation vivante. 

Devant la télé (la BBC surtout), les émissions « Sing While You Work » - ce concours de chorales d'amateurs, montées et dirigées sur leur lieu de travail, par le génialissime Gareth Malone -, suivi d'un « Never Mind The Buzzcocks » avec un Noel Fielding dont la simple apparition même silencieuse me fait vibrer à chaque fois. Mais aussi « Later with Jools Holland » - le « Taratata version anglaise » (boarf, un peu faible la comparaison) dont m'avait tant parlé Jessie Ware ou encore Lianne La Havas, du temps où j'interviewais des artistes à Paris. 

Au lit, le... et les... et puis la... 

Enfin voilà. Lundi dernier, à la vue des nouveaux occupants, j'ai vu mon année à Ixelles défiler.