mercredi 30 juillet 2014

Lalala By Naughty girl

Aujourd'hui est un grand jour pour moi. Toute la famille (ou presque) se retrouve à l'Hôpital St-Luc, en cellule de crise pour extrême urgence, afin de discuter de mon cas. Et je suis super contente. Je pense que j'attends ce jour depuis... belle lurette ! Je me sens fin prête à témoigner de mon histoire, depuis le 21 décembre 2012. Quoique... Je ressens qu'il me faut l'écrire d'abord, pour m'assurer de ne pas être déstabilisée une fois là-bas, à 15h30 ! Je ne dois pas non plus oublier de rappeler mon Roi Albert avec qui la séance s'est mal terminée, hier. Et puis, je me fais une joie de voir mon ostéopathe à 19h. Elle me fait un bien fou. Et maintenant, place au récit.

21 décembre 2012 : Je quitte mon boulot de rédactrice en chef pour le magazine culturel Openmag et journaliste pour le magazine Modzik, à Paris. Je déménage également de ma colocation à Belleville qui était loin de me convenir à l'époque.

1 janvier 2013 : J'emménage à Goncourt avec un colocataire fort sympathique, mais me retrouve déstabilisée par ses problèmes de motricité (il est handicapé).

27 janvier 2013 : J'annonce à mon petit ami que je l'ai trompé il y a deux ans et que je ne supporte plus de garder ce lourd secret au fond de moi, à la veille de rentrer en Belgique, pour une semaine de vacances. Je lui fais aussi savoir qu'il faudra probablement que je passe par la case « hôpital psychiatrique », que j’ai besoin d’une aide et d’une écoute professionnelles.

3 février 2013 : Je suis figurante sur le plateau de l’émission culturelle belge « 50° nord » et je fonds en chaudes larmes. Burn out on the way.

4 février 2013 : Première crise. Je me mets toute nue dans le hall de l'hôpital St-Luc. Mon cœur bat la chamade et me fait mal. Il me faut respirer. Allongez-moi, prenez soin de moi, je ne contrôle plus rien. L'appel à l'aide a commencé, au bout d’une semaine extra auprès de mes amis de Bruxelles. Je reste la nuit en observation.

5 février 2013 : Je me retrouve totalement déconnectée du réel, neurasthénique, hypomaniaque, dans mon imaginaire... en face du Dr. Bogaerts, le psy qui tenta, deux ans plus tôt, de remettre Olivier d'aplomb suite à son accident de voiture dans lequel son meilleur ami, Max, a perdu la vie.

Du 6 février au 2 septembre 2013 : Je suis en dépression profonde à La Hulpe, dans la maison de ma maman et son compagnon. De longs mois durant lesquels j’ingurgite de lourds médicaments. Je n’ai plus aucun élan vital. La seule sortie de ma semaine est mon rendez-vous chez le psychiatre.

2 septembre 2013 : Je me sens de mieux en mieux grâce à la thérapie et décide de retenter ma chance dans le milieu du travail. Je décroche un stage chez Sony Music Belgium, à Evere, en promotion d’artistes, tandis que j'emménage la veille à Ixelles, dans un bel appartement géré par l'agence immobilière de mon papa. Mon petit ami termine sa thèse à Paris. Son retour à Bruxelles est prévu dans deux semaines. Mon psychiatre est en vacances. Ma maman et son compagnon aussi.

Du 2 au 16 septembre 2013 : Sony Music Belgium me plait. Sa culture, l'ambiance, les collègues, ma tutrice de stage, mes fonctions... me comblent. Seul hic, le changement de vie radical, après 8 mois au repos à la maison. Je ne connais pas bien Bruxelles, je dois trouver mes marques, seule, dans un nouvel appartement, et entamer un stage, avec son lot d’informations à enregistrer.

17 septembre 2013 : Je me sens perdre le contrôle, une nouvelle fois. Trop de données dans ma petite tête qui se remet à bouillir. Plutôt que de me rendre à mon stage, je pars chercher mon frère, sur son lieu de travail, à la Rédaction du Soir, rue Royale, afin qu'il me conduise à l'hôpital psychiatrique le plus proche.

Du 18 au 25 septembre 2013 : Je passe une semaine à l'hôpital psychiatrique César de Paepe. Une expérience incroyable. Déstabilisée et interdite de sortie les deux premiers jours, je cherche à comprendre le fonctionnement, la routine du lieu. Une séance de questions-réponses avec les autres résidents et le staff, le lundi suivant, m’éclaire et me soulage. J'accroche au principe, rencontre plein de personnes dont je me sens vite proche. Je sors une semaine plus tard.

Du 25 septembre au 1 octobre 2013 : Je retourne chez Sony Music Belgium, quand mes collègues et moi-même, fin de semaine, concluons que le stage n’est sans doute pas ce qu’il me faut pour l’instant. De fait, je ne tiens pas en place, sur ma chaise de bureau.

Mi-octobre : Bernard Carbonez, le directeur artistique d’Avenue., le projet musical de David et moi, tire subitement sa révérence.

24 octobre 2013 : Je redonne mon premier concert depuis longtemps au Rideau Rouge, à Lasne. Avenue. fait la première partie de Pale Grey. Olivier est dans la salle, je suis heureuse qu'il soit venu, à la veille de ses 27 ans. Je décide de dédicacer « No Added Sugar » à Bernard Carbonez, à la fin de ladite chanson. J’ai pleuré d’émotion sur les trois morceaux qui ont suivi et oublié de chanter le dernier. Ce jour-là, j'ai aussi eu mes règles. Pour la première fois, naturellement. Champagne.

25 octobre 2013 : C’est l’anniversaire d’Olivier et mon jour d'essai à la sandwicherie Poivre et Sel, place Stéphanie. Je suis engagée pour un CDD de six mois, à mi-temps. La formule me convient. Horaires adaptés à mes besoins du moment (11h - 15h, du lundi au vendredi), bel établissement, collègues avenants, clientèle agréable (majoritairement des avocats), carte sympathique, sandwiches sophistiqués (mon met préféré, le wrap Manzo Tonato : roastbeef, thon, roquette, tomates séchées, tomates fraiches, vinaigre balsamique, aubergines grillées, parmesan).

30 décembre 2013 : J'achète un aller-retour, Bruxelles - Singapour, du 3 mai au 22 juillet 2014, afin de concrétiser mon envie de partir en voyage initiatique, de m’ouvrir l’esprit, de changer d’air.

4 avril 2014 : Je ne tiens plus le coup avec ma boss qui m'en fait voir de toutes les couleurs. Je me retire en arrêt maladie, avec le soutien de mon psychiatre, que je continue de voir une fois par semaine. Mais nerveusement, c'est déjà bien mieux que lorsque j'ai quitté mon boss à Paris.

19 avril 2014 : Soirée de départ au Belga, un bar de la Place E. Flagey. Plein de gens sont venus. J'en suis agréablement surprise. Même mon frère, avec qui j'ai dû échanger deux mots à tout casser, ce soir-là.

24 avril 2014 : Fiou. Je suis furieuse et peu apaisée avant de partir en Asie. Ma voisine du dessus m'invite à commencer un blog, pour me soulager la tête de mes angoisses de pré-départ.

30 avril 2014 : Premier concert de ma petite sœur en guitare-voix, à la Véraison. Je décide de me mettre sur mon 31. Une robe bleu électrique, achetée d’occasion (2,50 euros) qui fera partie de mon déguisement années 20 pour la deuxième partie de soirée, les 30 ans de ma voisine du dessous.

2 mai 2014 : Départ à Singapour.

5 mai 2014 : Je m’inscris à un workshop « Comment faire un blog professionnel », donné par Gala Darling, à Berlin.

18 mai 2014 : Décès d'Olivier.

21 mai 2014 : Rapatriement de Bangkok, au moment des émeutes.

23 mai 2014 : Enterrement d'Olivier.

24 juin 2014 : Rendez-vous chez le Dr. Remacle, à St-Luc, pour faire le point sur mes cordes vocales. L’opération aura lieu le 11 août 2014.

26 juin 2014 : J'achète mon aller-retour Bruxelles-Berlin.

Du 28 juin au 21 juillet 2014 : Je pars en vacances en France.

22 juillet 2014 : Je m'inscris sur Air Bnb, réserve une chambre à Kreuzberg, chez un Turc.

Du 23 au 27 juillet 2014 : Je m’éclate à Berlin. Deux erreurs : j'ai oublié d'annuler le rendez-vous du 25 juillet avec mon Roi Albert et j'ai donné un coup de fil à ma maman vers 5h du matin, le 26 juillet, au sujet d’Andreas Maan, l’Australien rencontré la veille et égaré suite à une baston près du bar où l’on buvait un verre.

28 juillet 2014 : Je rentre le cœur léger, voire presque amoureux à la maison. Je ne me fais pas une joie de revoir la famille. A peine dans la voiture qu'une énorme crise d'adulescence s'enclenche. Mes nerfs sont à vif, je ne dors pas beaucoup depuis trois semaines. J'ai à peine le temps de déballer mes valises que je me retrouve face à ma petite sœur, ma maman et leurs compagnons respectifs. Je ne gère pas. Douleurs. Cris. Bol jeté par terre. Insoutenable.

29 juillet 2014 : Je prends rendez-vous chez mon ostéopathe et chez mon Roi Albert. Urgent.

30 juillet 2014 : Mon ostéopathe me dénoue deux énormes tensions. J'en hurle de douleur. Effet d'un poignard. L'une au niveau du gros intestin, l'autre au niveau de la cheville droite, une zone associée à la protection de soi contre la pression extérieure. Aïe, ouch, ouch ! Je pleure, je ris, je me libère de la rage contenue en moi. Quant au rendez-vous chez mon psy, une catastrophe. Il me dit que je suis complètement à côté de la plaque, en pleine phase « haute », qu'il faut que je dorme, et que je prenne les médicaments qu'il me prescrit. Ce que je refuse de faire tant que je n’ai pas atterri et essayé des méthodes douces pour retrouver mon calme. Mon Roi Albert trouve que je lui manque de respect et me met à la porte. Au sortir de la séance, j'appelle ma maman pour lui faire part de mon désarroi et en retour, elle m'apprend que ça y est, pour la première fois, le diagnostic tombe. Je suis bipolaire.

mardi 29 juillet 2014

PS I L.O.V.E YOU !

Mam, je t'aime, j'espère que tu n'en doutes plus. Mais je ne suis pas là pour t'aider. Je suis là pour m'aider. Et quand je serai guérie, je pourrai te venir en aide. Take care of you. I want you to be with me in this world. Don't follow the path of your son. It's a dark one for yourself, Mum. Life suits you better. Trust me.

Veuve Clicquot

Voilà, je suis toute propre, toute belle. J'ai remis ma robe fétiche, la bleu électrique. Celle que je portais ce magnifique soir du 30 avril où toute la famille était réunie (les pièces rapportées y compris, si ce n’est la mienne), quelques jours avant mon départ vers l'Asie du Sud-Est, à l'occasion du premier concert en guitare-voix de ma sœur à la Véraison, un bon restaurant à Boitsfort. J'avais tenu à offrir un verre de bulles aux jeunes autour de la table, tant l’enthousiasme et la bonne humeur m’avaient gagnée. Mais au fond, je pense que je voulais surtout, par ce geste, parler à mon frère, derrière qui j'ai longtemps couru, en quête d'une relation équilibrée. Or, il me semble que c'est le conflit qui a dominé nos rapports, ces dernières années. A y repenser, il y a eu tant de maladresse et d'incompréhension, malgré nos points communs ! Cette coupe de mousseux disait donc, mieux que les mots, que je l'aimais du fond du cœur, sans équivoque. Il a accepté le verre que je lui tendais. On a trinqué ensemble, les yeux dans les yeux, superstitieux que nous sommes. Cet instant volé allait être le dernier avec lui.

A la douche !

Encore une dernière petite chose (pour cette heure-ci)

Pour vivre pleinement, assumer son identité propre, rencontrer son Moi Véritable, les ingrédients de la potion magique (qui ne l'est pas vraiment, en fait) sont : 

1) L'Authenticité
2) Le Courage
3) L'Intelligence

Il vous manque un des trois, 'z êtes foutus. Et si 'z êtes foutus, sachez que ce n'est pas une fatalité. Tout s'apprend.

#ThankYouKingAlbert




Scoop !

Vous savez quoi ?

Dans ma tête, j'avais prédit que le jour où j'irais mieux, mon frère et ma sœur iraient moins bien.

#Biologic #Physic #Magnetic #Psychic

Allô la Terre, allô le Soleil, ici la Lune ou Mars. J'aime ma mère la Terre, j'aime le Soleil qu'est mon frère. Mais moi, je suis née pour vivre sur la Lune ou sur Mars.

#EnvieEtBesoinDeVoyager


lundi 28 juillet 2014

Be your Self Radical Love

Dédicace à Gala Darling, la blogueuse géniale, dont j'ai plus ou moins suivi le workshop à Berlin. 
Je m'aime comme je suis. J'essaye, du moins. Quelle que soit l'étiquette choisie par les autres (bipolaire, dépressive, malade mentale, godiche, égoïste, narcissique, intello, etc.). Moi, je choisis de m'étiqueter Valentine. Voire Atomic, ici en l’occurrence. As simple as that. Et vous ?



Dreamin'

J'aimerais être journaliste, blogueuse, chanteuse. J'aimerais dire à ma famille combien je les aime et qu'elle parvienne à l'entendre. J'aimerais un monde meilleur, avec moins de violence. J'aimerais une vie agréable, sereine, saine, joyeuse. Je n’aimerais pas qu’on me retire mon blog. S'il doit partir de la Toile, c'est que je l'aurai décidé. Parce que j'ai 25 ans. Je suis majeure et vaccinée. Lots of Love. Valentine.


Allô le monde ?

Sœur. Si je t'énerve tant que ça, dis-toi que c'est temporaire. Le temps pour moi d'apprendre à gérer mes handicaps. De la tête, du coeur, de la voix, des pieds, des yeux.




Mon (Mode d') Emploi

J'ai un grand rêve.
Depuis que je suis toute petite. 
Communiquer. 
Avec ceux que j'aime.



Auto-diagnostic

A 25 ans, je reconnais que j'ai quelques problèmes de communication et qu'il me faut y remédier. Ce que je cherche à faire (pro)activement depuis février 2013, mon burn out.


Sister Act

Ma soeur, deux secondes plus tôt : "On veut communiquer, tu refuses tout, y a plus que ton blog. C'est bien simple. J'ai plus une sœur, j'ai un blog".


Ps : remarque de mon Roi Albert : le conflit est structurant.


FUCK YOU !

Chère famille. Je préfère ne plus communiquer avec vous plutôt que mal communiquer avec vous. En ce moment, me retrouver face à vous, à tenter d'exprimer quelque chose, me fatigue. Extrêmement. Or je suis déjà extrêmement fatiguée. Depuis longtemps. Laissez-moi partir. En Asie, à Berlin, n'importe. Ma voix est naze. Aujourd'hui, je vais chez l’anesthésiste. Pour me faire opérer de ces cordes vocales trop mal utilisées jusqu'ici. Marre d'hurler. Envie de chanter. Et please. Si vous ne voulez pas lire mon blog, alors ne le lisez pas. Faites ce qui vous plait. On ne vit qu'une fois. Help, I'm in the middle of my adulescent crisis, here.

Back to hell


A l’aéroport de Bruxelles. Ma maman n’est pas contente. Plus tard, moi à ma maman que j'aime, qui est parfaite à mes yeux : 

« Je préfère ne pas être mère que d'être une mère angoissée. (...) Tu n'écoutes pas ce que je dis, tu écoutes ce que je ne dis pas. »

What should I do ? Go back to Berlin, your new home. ASAP !!!

Peut-être vaudrait-il mieux que ma maman ne lise plus mes publications Facebook ? Pour son bien-être, je vais l’enlever de mes contacts.

dimanche 27 juillet 2014

Ouf !

IL EST 13H ET ANDREAS MAAN VIENT DE SE CONNECTER SUR FACEBOOK !
#HyperHyperHappy

Last call

Bon voilà. Après 8h de recherche non-stop, mon email à Das Erste signe mon dernier effort, le point d’orgue de cette enquête à trois sous baptisée « Mais où est donc Andreas Maan ? ». Sachant pertinemment que si ça se trouve, il est juste dans son lit. 

Haha, vous imaginez tout le tintouin que j'aurais fait pour rien, si tel est le cas ? Mais vous, vous auriez fait quoi à ma place ? 

Voici ce que je me suis dit dans ma petite tête fatiguée, décalquée : il y a une probabilité (même infime) qu'il soit arrivé quelque chose à Mister Maan. Je ne peux tout de même pas rester là sans rien faire, si ? Enfin et surtout, j'ai énormément besoin de dormir. Or là, je ne suis pas tranquille. Ce qui m'empêche de dormir. 

Après que la police m’a envoyée paitre, je me suis donc dirigée vers l’appartement. En repassant à pied devant le bar queer de mon début de soirée - toujours aussi rempli de gens (le visage toutefois un peu plus défait que lorsqu’on l’avait quitté) – j’ai eu l’envie de m’arrêter pour un dernier verre… d’eau du robinet. Juste pour voir. 

Finalement rentrée à bon port, j'ai publié ma déposition, avant de ressortir contre le gré de ma maman, pour me procurer une recharge téléphonique, une grande bouteille d’eau et le tuyau de la chaine nationale allemande, à la terrasse d’un café. 

Sur la chaise à nouveau, devant mon petit bureau, le doigt sur l'écran tactile de l'iPad de mon frère (le mien étant resté à Singapour, dérobé deux jours avant mon retour inopiné en Belgique, suite à l'arrêt cardiaque d'Olivier), j'envoie, comme téléguidée, mon message à Das Erste : 

Hello, 

I'm Valentine, 25 years old, Belgian. I'm in Berlin since wednesday because of a workshop about blogging (that's happening this weekend). I wanted to discover Berlin for the first time, how the city lives by day and by night, that's why I booked a room with Air Bnb, for 5 days here and not just for the weekend of the workshop. 

Last night, I was with a new friend, having a drink in a bar that I don't recall the name, when a fight started just in front of us, at about 4 am, near Alexanderpl., Kreuzberg, Berlin. 

He decided to call the police while I decided to run away from there. To protect myself (my mom has already lost her son, 2 months ago, I didn't want to worry her again). 

And when I tried to find him, after the police arrived, I just couldn't !! And I'm looking for him since then because I'm worried ! And when I'm worried, I cannot sleep. But I need to sleep (I'm insomniac, hard to handle). That's why I'm writing an email to you. Just in case you could do something. Because the police here doesn't want to listen to me... 

I just want to know if he's alright. He may be in his bed, bud he may also be dead. In the doubt, I prefer doing what it takes, as a citizen of the world. 

You'll find my deposition on my blog here : 

http://atomecrochu.blogspot.be/2014/07/as-crazy-as-fucking-facts-merde.html 

Thank you for your help... 

V.C. 

N’importe quoi, n’est-ce pas ? C’est comme si une force incontrôlable, surhumaine, m’avait pilotée ces dernières heures, afin que j’aille au bout de mon raisonnement farfelu. Ce mail, c’est le bouton « off » de la machine infernale, qui met fin à ce périple sans queue ni tête. Dodo maintenant. J'espère qu'Andreas va bien. Et tant pis pour mon workshop.

C.R.A.Z.Y

Ma déposition (que la police aurait dû enregistrer, je trouve) : 

Dans la soirée du 27 juillet, vers 22h, j'ai décidé de me faire belle pour sortir. J'ai mis ma petite robe bleu électrique (la dernière tenue qu'Olivier a vue de son vivant), mon nouveau pull jaune cocu (reçu la veille d'Elle, une nouvelle amie américaine), je me suis légèrement maquillée (eyeliner, mascara, fond de teint pour cacher mes quelques boutons et une touche de gloss bien rouge), j'ai pris mon sac tout moche startups.be (en toile blanche, bref, ZE sac nickel quand tu ne veux pas attirer l'attention des voyous) avec ma carte d'identité, un peu d'argent liquide, ma carte de banque, mes clés et mes plumes blanche (celles que j’ai récupérées après l’enterrement d’Olivier et que je distribue, en souvenir de lui, aux gentilles personnes qui croisent mon chemin), j'ai chaussé mes sandales brunes (belles et plates mais horriblement inconfortables pour courir), j'ai brossé une dernière fois mes cheveux que je venais de laver pour la première fois au miel/bicarbonate/vinaigre de cidre (après 26 jours d'abstinence, une recette qui fonctionne bien), à l'aide de ma brosse en poils de sanglier (pas bien, je m'en procurerai une en poils synthétiques, bientôt), j'ai fermé la porte d'entrée à double tour et je suis sortie. A la recherche d'un petit bar sympa avec de la musique live. Sachant que je suis dans un bon quartier, qui vit, qui bouge, je me dis que ce ne doit pas être bien compliqué à trouver. Et puis les habitants de Berlin sont tellement sympas qu'a priori, il ne devrait pas y avoir de problème. 

Je fais ma balade jusqu'à ce que je tombe sur un cycliste qui habite à Berlin depuis 2-3 ans, me dit que je ne trouverai pas ce que je cherche, mais que si je veux passer une bonne soirée, il me recommande le SO36. Dans ma rue. Nickel ! Moi qui ne voulais ni prendre le U1, U8, le vélo ou le taxi, ni rentrer plus tard que 3h du matin chez moi (histoire d’avoir un peu plus la pêche que la veille, au second et dernier jour de ma formation sur le blogging, donné par Gala Darling et ses copines, la raison d’être de ma venue à Berlin, quand même), eh bien c'était juste ce dont j'avais besoin ! 

Et c'est en arrivant devant l'endroit que je fais la connaissance d'un petit groupe de personnes. Deux Polonais et un Australien. Très vite, j'apprends que le groupe se compose d'une fille blonde en robe sexy, son petit ami, un barbu rencontré par le troisième, l'Australien - celui qui me tape dans l'oeil assez rapidement - dans le cadre du mastering de la musique de son meilleur ami... Le couple venait faire la fête quelques jours, auprès du joli brun, au teint hâlé, cheveux foncés, de taille moyenne et de grand sourire. 

On papote, on papote, on papote, sur les marches devant l'entrée du SO36, encore fermé vers 23h quand soudain, le staff ouvre les portes de sa caverne de Platon. C'est plus ou moins à ce moment-là que j'apprends (et retiens surtout) que l'Australien porte les nom et prénom d’Andreas Maan. Je sors mon téléphone non connecté à l'internet et note son contact dans mon bloc-notes. 

Ensuite, on en arrive à un point où le groupe décide de bouger (ils n'avaient pas l'intention d'aller se changer les idées avec Platon, de toute façon). Ils se dirigent plutôt vers un bar queer du quartier que me recommande chaleureusement Andreas, à Berlin depuis 3 ans. Ni une ni deux, je les suis... Rapidement, on se retrouve juste à deux, Andreas et moi. Et on papote, on papote, on papote... Super discussions, le type hyper intéressant, drôle et vif. Bref, ma soirée se passe bien. Je me dis que finalement, je suis contente de m’être botté le cul pour sortir de chez moi, alors que j’étais raplapla, suite à mes appels à boire un verre avec mes amis d’ici, laissés sans réponse positive. 

A la fin de notre verre de champagne allemand à 3 euros, tout naturellement, on se met en tête de faire la tournée des endroits branchés du quartier. Notre route croise donc celle d'un autre bar, puis encore un autre, dans Oranienstr. Et là, les choses ont basculé. Alors qu'on buvait sagement un verre d'eau du robinet, à la lueur d'une bougie, v'là t'y pas qu'une petite bande se bastonne à quelque pas de notre table. La bagarre prend de l’ampleur. « Oh non, hein, dis, pas de ça près de moi. S'il m'arrive quoi que ce soit, ma maman va perdre son autre sein, et ça, je ne veux pas !!! », que je me dis. Du coup, je fais savoir à Andreas qu'on ferait bien de s'éloigner. Tant pis pour nos verres d'eau entamés et non payés (puisque gratuits). 

On se poste 150 mètres plus loin, à l'abri, quand je lui dis, voyeuriste et curieuse que je suis : « attends, regardons un peu, je me demande comment ça va tourner ! ». Et là, il me répond, en bon ex-étudiant du Barreau qui se respecte : « Mais attends, faudrait quand même que j'appelle la police, tu ne crois pas ? ». Moi : « Oui, d'office, trop, parce que là, ça n'a pas l'air de se calmer ! ». Lui : « Le problème, c'est que je ne parle pas allemand, ils ne vont pas être contents au bout du fil ». Ceci échangé, le voilà en train d'expliquer la situation aux flics qui débarquent quelques instants après. Mais dans le même moment, prise d’une subite panique, je prends mes jambes à mon cou, jusqu'à le perdre de vue... Il est alors environ 4h du matin.

Any news ?

Toujours rien. Aucune nouvelle. Ma maman s'inquiète tellement pour moi qu'elle m'a demandé de rester à l'appart (trouvé via Air Bnb, avec ma soeur, dans le quartier Kreuzberg, très sympa) où je loge pendant mon séjour. 

J'ai péché mon Dieu. En effet, j'ai (encore) désobéi à maman que j'aime tant. Car je suis sortie m'acheter 1,5l d'eau et une recharge prepaid de 5 euros, que je mettrai sur la carte Sim allemande que mon hôte d'Air Bnb m'a si gentiment offerte, il y a deux jours de cela. 

Sur le retour de mon échappée belle, je me suis arrêtée pour demander à un petit monsieur qui lisait son journal du jour, à la terrasse ensoleillée d'un café, la principale chaîne d'information allemande. RÉPONSE: Das Erste, au nom évocateur. Sait-on jamais que la police ne fasse toujours rien malgré mes vaines tentatives d’expliquer la situation dans laquelle je me trouve, depuis qu'on s'est perdu de vue vers 4h ce matin, au moment de la bagarre qui prenait de l'ampleur sous nos yeux, notre nez. Mon anglais devait déplaire, sans doute. Mais de là à me jeter dehors comme une malpropre et m'ordonner de rentrer chez moi... Ils vont loin, ces Germains. Pourvu qu’ils n’arrivent pas à Rome. 

Bref, là, j'attends sagement mon hôte Air Bnb à qui j'ai demandé un peu d’aide. En attendant, je vais faire ma déposition. Bonne idée, non ? Comme ça je pourrai l'envoyer à Das Erste ! À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. C'est comme ça. 

Signé la citoyenne du monde qui a besoin de dormir sur ses deux oreilles

samedi 26 juillet 2014

Looking for answers

Is He alive ? At the police ? In His bed (of death) ?
Est-Il vivant ? Au commissariat ? Dans Son lit (de mort) ?
#StillWorriedAt8am

Coup de coeur

I'm fed up with people who judge me badly, get me wrong. I'D LIKE TO REST IN PEACE BEFORE DYING, THX !

Eurêka ?

Mon très cher roi Albert. Est-ce possible que ma communication avec moi-même soit parfaite ?

Gala Darling & Co

Pink is definitely the theme colour of my special week-end in Berlin... Lost my pink sweater, had a first day at my pink workshop about blogging and still seeing life in pink. Even more than yesterday in my Berline ;)

vendredi 25 juillet 2014

Piaf(fe) en rose !

Piaffer = trépigner, piétiner.

Énigme, question, devinette: que cherche-je à dire, je vous le demande...

Indices: titre, image, texte

Victoire non secrète

In L.O.V.E

MARS ATTAQUE !


Do you have plans for tonight ? 
No. But I have plans for my life.

#SUPERHAPPY

Victoire secrète

J'ai quelque(s) chose(s) à raconter à propos de ma soirée d'hier/aujourd'hui, mais pas je ne le ferai pas car ça risque de faire... BOUM !

Haaaaa

Comme Hyper Aaaaactive.

You're ready ? Go !

Catcall song.

GDS 1

First Good Day Sleep (after party), since my brother died. Need my first SAP*, now. #HAPPY !
*Shower After Party

mercredi 23 juillet 2014

Le retour

Harry me fait tellement penser à son papa que j'en ai de chaudes larmes aux yeux. Intelligent, vif, sensible, beau mais aussi angoissé par la solitude des nuits blanches, des nuits noires. Il m'a réveillé de mon sommeil léger et de mes doux rêves avec un coup de tête qui disait « des caresses, je veux de l'affection ». On dirait presque un chien, tant il parle, ce chat-là. Je me souviens avoir été chercher Harry avec Olivier, à Anderlecht quand il n’était encore qu’une toute petite boule de poils roux. J'avais demandé à Olivier si je pouvais être sa marraine. Il avait accepté. Voilà pour la petite histoire. Retour de vacances dans le plus ou moins sud de la France difficile. Olivier aurait dû être là.

Sous la plume d'Olivier

Alors...

Qu'en est-il de mon tatouage de plume serve mais de parole libre ? 

Eh bien j'ai trouvé le tatoueur. Un ancien dessinateur converti, très doué apparemment, situé à Bruxelles. En plus, je suis contente, car c'est une ex-collègue à mon frère qui me l'a recommandé (merci ;).

Et puis, le beau-père de mon frère, grand dessinateur également, m'a dit qu'il valait mieux faire appel à un professionnel du T.A.T.U. Ce qui est logique, finalement, le support étant quand même bien différent du papier (re-merci ;).

J'ai hâte en tout cas, même s'il parait que ça fait mal de se faire cacheter. Enfin. C'est pour la bonne cause. Mais tout de même, j'espère ne pas y laisser mes plumes... Et puis, ça me rappellera les fois où mon frère et moi, on se volait dans les plumes ! 

Mais bon, les dessins de plumes sont bienvenus quand même, hein, parce que : 

1) J'adore recevoir des dessins. Quand j'étais petite et qu'on m'en offrait un, en classe, j'étais la plus heureuse. Du coup, je les ai gardés précieusement. Tous. D'ailleurs, j'organiserais bien une expo dans ma chambre ou salle de jeu (aujourd'hui devenue ma salle d'expression en tout genre), avec les copines responsables de mon sourire de l'époque !

2) Votre plume me permettra de mieux cerner l'artiste que vous êtes. Or, j'adore rencontrer des artistes. Comme quand j'étais à Paris (sujet d'un article à venir). 

Et donc... Façonneriez-vous une plume métallique, filiforme, tachetée, effilée ou ocellée ? Etes-vous plutôt autruche, paon, oie ou aigle ? Oiseau ou volaille ? Avez-vous la plume - d'écrivain, de dessinateur ou d'électroencéphalographe - facile ? Etes-vous un homme ou une femme de plume ? Vivez-vous de votre plume ? Est-elle belle, bonne, petite ou grande (la plume, hein) ? Avez-vous la plume à la main ? Est-ce qu'elle gratte, crache ou accroche ? Est-ce qu'elle se dresse, s'hérisse, erre, court aisément ou non sur le papier ? Garniriez-vous un beau chapeau de cette plume ? A-t-elle un poids plume ? Et vous, êtes-vous léger comme une plume ? 

Haha ! Allez, à vos encriers ! Et si ça ne vient pas, laissez tomber. Faudrait pas s'arracher les plumes, non plus !

Bon je vous laisse, je vais aller m'en tailler une petite...

United Colors of B...ELGIUM !

Je profite du voyeurisme inhérent à Facebook, pour en faire voir... de toutes les couleurs, des vertes et des pas mûres.

mardi 22 juillet 2014

Une plume s'est envolée

APPEL A PROJETS ! 

Je voudrais me faire tatouer une plume en hommage à mon frère. Quelqu'un pour m'en dessiner une ? 

Voici ce que je recherche : 

1) Belle, très simple, stylisée (de l'ordre du symbole), "efficace", peu de détails;

2) Petite et discrète (à l'horizontale dans le bas de mon dos);

3) Dessin délicat "à la japonaise";

3) Symboles : l'écrivain d'antan, la légèreté de la plume, la liberté de l'oiseau, l'aigle majestueux, la plume des ailes dans le dos de l'ange (Angelini)...;

4) On pourrait dès lors imaginer un "entre-deux" plumes (aigle/écrivain). Ce pourrait aussi être deux plumes qui forment le V de la victoire, de Venus et de la féminité. Mais dans ce cas, il faudra éviter la symétrie à tout prix;

5) Elle sera blanche ou aura les couleurs de l'arc-en-ciel. 

Of course, je ne mettrai pas le crédit sur mon corps, mais je partagerai le dessin voire le résultat final, accompagné d'un portrait de l'artiste, sur mon Blog et sur les réseaux sociaux. D'avance merci pour vos idées et propositions, à m'envoyer en MP :)


PS : j'en profite pour remercier l'équipe du Soir du sublime hommage qui a été fait à mon frère.

vendredi 18 juillet 2014

Lettre de motivation (2)

"M". Comme motivée.
J'm M...
Et vous, très cher employeur potentiel ?
Vivement l'entretien d'embauche que je décide si vous me convenez ou non !
(à l'entretien)
Mon principal atout ? Repérer les pervers narcissiques.
Ma principale faiblesse ? J'en ai deux. Je prends trop de temps pour les repérer, et puis, souvent, je crois qu'on peut les changer si on travaille bien. Absurde, haha, on parle quand même de pervers narcissiques !
Mais bon, j'apprends de mes erreurs, très cher employeur potentiel.
Et même si on dit "jamais deux sans trois", j'ose espérer que cette fois, je ne tomberai plus dans le piège d'un énième pervers narcissique.
Si j'ai une question ? Êtes-vous un pervers narcissique ?

What's on my mind

Au nom de mon Père, 
Son fils et mon Sain esprit. 
Amen.

mardi 1 juillet 2014

C'est pas du jeu !

Je ne me fais toujours pas à l'idée que je suis dans l'incapacité la plus totale de regarder le "peut-être-dernier-mais-j'espère-pas" match des Belges au Mondial, ce soir. Pourquoi ? Parce que je suis en France. Et qu'apparemment, diffuser la coupe, par ici, ce n'est pas une évidence. Honteux ! Scandaleux ! Je me vois privée de soutenir mon équipe alors que je loge dans le pays voisin et qu'en ce 1er juillet, il doit y en avoir, des p'tits Belges qui traînent dans le coin, pardi ! Seule possibilité, regarder un Streaming de gros pixels saccadés car connexion toute pourrie, que t'as l'impression d'être devant un jeu vidéo de très mauvaise qualité et encore ! Or ça, désolée, mais non. Je ne suis pas fan de foot au point de supporter les diables dans de telles conditions pendant 90 minutes. AAAAAAAAAAAAAAAARGH ! Déçue. La France, moins 1000 points dans mon estime.