mardi 16 septembre 2014

Long Way To Go

Ça y est. Le processus de création a bel et bien commencé. Cela fait deux nuits que mon corps se renverse, se retourne, "dérive et chavire", emmené par des bouffées de chaleur puis de froid, des vagues de mots, des éclats de voix, des fragments de paroles débordant de mon cœur, en boucle, en vers, à l'endroit, à l'envers, comme un flot de bouillantes larmes rouge sang sortirait de mon lit.

Je vous le dis de but en fer blanc... Croix de bois, croix de fer forgé, si je mens, je m'en vais, Roger. Toi qui me lis, marque donc mes mots au fer rouge : dans ma tête écervelée se dessine l'album que j'aimerais écrire. Sa langue. Son style. Ses influences. Son titre. Ses sons. Ses musiciens. Son studio. Ses images. Ses clips. Ses visuels. Son photographe. Sa vidéaste. Son dossier de presse. Son communiqué. Son label. Sa date de sortie. Sa promotion. Sa distribution. Son showcase. Ou presque. J'ai toute la vie pour m'y essayer.

Je verserai ciel et terre dans mes rêves, pardonnerai père et mère dans mon verre, pour mettre en musique mélodramatique mes amères pensées.
Olivier, ces mots sont pour toi...



Chorus, Chorale, Chœurs, Cœur



Chorus, Chorale, Chœurs, Cœur



To-do list, Done, To be done

Étapes 2 à 7 : pré-rentrée

1) Le dossier "remise des clés" d'Ixelles ? Check. 

2) L'emménagement chez Mamita ? Check.

3) Les retrouvailles avec mon roi Albert ? Check, avec une bonne nouvelle en prime : pas de diagnostic de bipolarité ni de médocs pour l'instant. Je suis encore en phase d'observation, me dit-il, à ma grande joie et non moins grande surprise. 

4) Ma première soirée chez grand-mère, my new Home Sweet Home ? Check and great. Le peu d'alcool que j'y ai bu m'a vidée de mes émotions. Et c'est tant mieux, fallait que ça sorte un bon coup avant l'opération de ma vie. 

5) Le grand nettoyage de fin de saison triste ? Check ou presque. Je range, trie, vends, donne, jette (le moins possible) mon monde matériel (je vois le bout), je classe, renomme, mets à la corbeille, mon monde virtuel (j'suis loin du compte, mais j'avance). M'organiser de la sorte me change d'habitude. J'y prends goût car j'y vois vraiment plus clair. Ma tête s'allège, truc de ouf. 

6) L'opération de mes Noodles sur mes cordes ? Check. J'avais la pétoche ! Première anesthésie générale. Fiou ! Au réveil, dans mon demi-sommeil, j'ai parlé. Merde.

7) Le voeu de silence post-opératoire ? Check ou presque (demain, ça fera 9 jours). J'ai quand même fait des exceptions à la règle d'or. Non intentionnelles, bien sûr. Comme cet énorme "YES !" après une cover du groupe belge Jazz Up, au Toots Jazz Festival à La Hulpe ou le "Non, Harry, il souffre !" au chat de mon frère qui bouffait un joli papillon qui jouait près de lui.

Étapes à venir :

8) L'événement de samedi, le festif "vide-tout" en l'honneur d'Olivier, organisé afin de se serrer les coudes en famille, entre amis et en musique, se débarrasser du futile, superflu et superficiel et se charger mutuellement d'ondes positives pour une rentrée, une première année sans lui qui s'annonce très difficile.

9) L'arrivée pour de vrai chez Mamita.

Une fois ces neuf étapes accomplies, je pourrai remettre les compteurs à zéro et m'en fixer de nouvelles ! Ouf ! Je progresse, yes, yes ! En fait, ce que j'applique ici relève du concept de l'imagerie mentale. Une technique très efficace pour regarder en avant, atteindre ses objectifs et aller au bout de ses projets. Merci David, mon coach mental durant ces 7 dernières années, et celui surtout du réseau international des clubs de football de notre bon vieux Roland.

W.A.W.

Wonderfully Awesomely Wonderful ! Toots Thielemans avec son âge, son talent et ses amis, lors de la première édition de son festival de Jazz à La Hulpe, m'a maintenue sans voix, bouche bée, religieusement silencieuse... Je dirais même plus, Toots retournée (hohohihoho) ! Samedi, le baron de l'harmonica, du haut de ses 92 ans, sur un ton espiègle et mélodieux, au devant de la scène du grand chapiteau, à Philip Catherine : "Ce soir, c'est autre chose que l'atmosphère bouillante de Thomas Dutronc d'hier. Une autre grammaire". Un échange de mots, de regards, de complicité qui amena avec humour, humilité et malice, le morceau de clôture du concert - je vous le donne en mille, Emile - "My Funny Valentine" dont aucun mot ne pourrait traduire la majestueuse beauté. Émotions.

Vive La Hulpe, vive Toots, vive le jazz, vive la musique, vive la vie sur la musique de Toots à La Hulpe. Signé Funny Valentine, celle qui était en cul d'affiche ce week-end (yihaaaaa)

jeudi 11 septembre 2014

Bye Bye, Noodles !

Coucou Typh, 

Comment vas-tu ? 

Hier, je me suis dit à moi-même (je n'ai pas d'autres choix) que j'suis trop contente de t'avoir dans mes amies proches. Tes conseils représentent une cuillère en argent pleine de lune de miel et d’or non plaqué dans ma bouche en feu. S'ils ne percutent pas tout de suite, à l'instant même où tu me les offres sur un plateau télé, par téléphone ou en face to face, sois sûre qu'au moment où j'en ai besoin, ils me reviennent à l'esprit au galop ! Tu as déjà franchi tellement d'étapes, toi ! Waw ! J'ai l'impression d'être dans tes pas, d'une certaine manière... Ça soulage mes maux de le penser, du moins. Je me sens moins seule... 

Lundi, l'opération s'est bien déroulée. Rien à signaler. À un petit détail près que j'étais over-angoissée (tels parents, telle fille), ce qui se traduit - chez moi - par une logorrhée carabinée sur le lit de l'hosto, en attendant de passer à la casserole, couplée d'une bronchite de stress toute pas mimi mignonne, chopée la veille au soir. Mais je suis convaincue, un peu Candide sûrement, que toux va bien dans le meilleur des mondes et que ce conte de fées 3.0 se soldera d'une Happy End ! Je m'y attendais tellement (il faut croire que je commence à me (re)connaitre, LA bonne nouvelle) que je ne m'inquiète pas... 

Il n'empêche que, aussi fort soit mon mental pour le moment (je n'ai pas d'autres choix), ce genre de complications n'est pas à prendre à la légère. Du coup, j'ai pris le taureau par ses cornes et ses couilles (tant qu'à faire) : avec l'aide de la belle Marianne (aka ma porte-parole naturopathe d'essence), je me suis concoctéééél (concocktail ? Roooo, cet accent belge, je ne le comprendrai décidément jamais !) une sacrée routine sacrée de médocs de Dieu le Père Noël, entre médecine douce et traditionnelle, un tralalala certes lourd et pesant à suivre au quotidien (enfin surtout les antibio, pas top pour mon organisme), mais bon. J'exécute comme un soldat (aux pieds) de plomb, parce qu'un grand président américain m'a susurré à l'oreille, un soir que j'allais me lever : « A situation exceptionnelle, solutions exceptionnelles » (entre nous, je ne sais plus du tout qui a cité ces belles « par-olé, par-olé, par-oooolé ») 

J'ai pris le pli de m’amuser avec tous ces produits. Une vraie p'tite chimiste verte qui fait sa popote moléculaire, aussi disciplinée que son p'tit papa durant son service militaire à la marine ! Parce que je le vaux bien... Quant au vœu de silence (et, par défaut, de chasteté), il durera (minimum) dix jours au lieu des cinq habituellement administrés, car mes nodules se faisaient vieux (ils datent d'au moins 2002, année du diagnostic et de ma participation à l’émission « Pour La Gloire » où déjà, tu me soutenais dans le public). 

Par contre, plus je me détends, plus mon cerveau se relâche, plus mes anciens réflexes (bons ou mauvais) se (re)manifestent. Il m'arrive dès lors de rompre le pacte et de sortir un mot du style « oui » à la question « Tu veux de la soupe ? » ou de muser sur une mélodie que j'apprécie...Aïe aïe aïe ! Hier soir, j'ai donc demandé à papa et Marianne de mettre un doigt devant leur bouche respective (et pas ailleurs, s'il vous plaît) avant de me donner leur parole, car je n'ai plus la douleur dans la gorge pour me rappeler que je dois me taire (chose qui arrange tout le monde ici, hihihihi)... 

Le bon côté, c'est que, du peu que j'en ai entendu, je constate déjà la différence dans le son de ma voix. Je sais que je peux parler (c'est déjà ça), que l'option de présentatrice radio ou télé avec une voix toute agaçante, dégueulasse et nasillarde n'est pas à considérer, et que, surtout, « ça va d'aller », comme dirait mon p'tit papa (encooore lui !), avec qui je passe des moments privilégiés depuis l'opération. Finalement, ma voix est assez fidèle à celle d'avant mes frasques familiales de février 2013 à aujourd'hui. C'est-à-dire du temps où je pensais être en contrôle de mes humeurs et pas encore trop en « méforme » physique et émotionnelle (alors qu'en fait, je portais le masque, l'étiquette affreuse avec marqué à l'indélébile effaçable « complètement-à-côté-de-la-plaque » sur le front, dans mes yeux et mon demi-sourire jaunâtre...). 

Bref, trois jours après l'ablation de ces f****** noodles sur mes cordes sensibles, ma voix, ce baromètre de mon moral, m'indique que je suis déjà plus pure, moins écorchée vive, moins abîmée de l'intérieur (oui, car à l'extérieur, mes boutons et cicatrices d'acné, ils sont toujours bien là, pas de souci - je les compte pour m'endormir - mais patieeeeence ! Fouettons un chat à la fois, à commencer par celui qui se loge « in m'n keel »). 


Sinon, en journée, je m'occupe. Ça faisait longtemps que je n'avais plus bénéficié d'une bulle aussi confortable (symboliquement et non matériellement « parlant ») pour réfléchir, écrire, prendre les bonnes décisions, jouer au piano, travailler dans le jardin de ma maman (oui, oui ! Je ramasse les pommes, les noix, les noisettes, les feuilles... Ça me fait un bien fou). Mais ce que je préfère dans cette belle expérience, c'est que la famille est présente mais pas trop, et quand elle me prodigue de précieux conseils « contre (ma) nature », je peux les envoyer bouler d'un seul geste ! Plus intelligible communication, tu meurs ! 

Je suis si heureuse ! Ce que j'ai dû me battre pour en arriver là ! Ma maman préférait que je ne subisse pas l'opération, tout comme mon frère ne voulait pas que je parte en voyage au pays du Soleil Levant... Pour mon bien, sûr ! Et pourtant... (nous chante si joliment Vanessa, dans son petit Paradis :). Eh oui. Tout comme un autre président (devine lequel !) : « J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre ». 

Et toi, raconte-moi un peu ? J'aimerais tellement te voir plus souvent, apprendre de toi, de ton vécu, de ta musique !!! Je suis prête à (t')écouter... Enfin ! 

Je t'aime, 

Valentine

mardi 9 septembre 2014

(RE)BELLE

Je vois, je vois... le blog comme un outil thérapeutique efficace, peu cher et user-friendly à la disposition de celles et ceux, jeunes et moins jeunes, cons et moins cons (tout est dans la tête), qui se sentiraient dépassés par les événements, submergés, envahis, perdus, en chute libre, en perte de repères... mais qui voudraient tout de même s'en sortir, partager à la communauté (é)Toilée leur désarroi, le comprendre et tenter de s'en guérir et s'en aguerrir, avant que cela ne vire et dérive à la catastrophe climatique dans leur humeur globale.

A l'heure où les ressources premières tarissent à vue de nez tandis que les sources de désinformation ne cessent de sortir leurs deux grands chevaux de leur petit lit...

A l'ère des technologies tellement pointues qu'elles tuent, de la culture du fast, bankable and not reliable, ou encore de la conquête de la planète Marcinelle...

Dans un contexte aussi nébuleux que le monde est fabuleux, où la question du "trop-souvent-hors-de-question-de-se-remettre-en-question" ne pose pas encore assez question, il ne semble pas évident de ne pas perdre pied, mains liées, de ne pas tomber dans l'eau/de haut, d'admettre qu'on ne surfe plus sur la vague, ou de ne pas succomber à l'illusion qu'on surfe toujours quand en fait, on boit sa tasse (de thé), on (se la) coule (douce)... à se noyer ou presque...

... L'extra-surhumain-terrestre-idéal, en pleine forme et ultra-performant-sinon-par-ici-la-sortie que ma video-game de société déglinguée exige, pour trouver l'objet de sa quête identitaire (but du jeu), doit s'appeler Sangoku s'il espère déjouer les pièges de son environnement primaire, secondaire, tertiaire... (niveau 1), se dépatouiller à (over)dose de "Kaaaamehaaaaamehaaaaa-Sutra" de l'immense fouillis d'influences médiatiques plus ou moins néfastes qui tapent sur son système nerveux, hormonal, digestif et j'en passe (niveau 2), s'il ne veut pas finir aux oubliettes du Père Fouras, frappé par un dérèglement total d'avoir fait une course contre sa montre biologique (niveau -1). Et maintenant, je lance mon appel à témoins de "G.O, Va" : si toi aussi, tu trouves que c'est injuste d'avoir une peau d'orange mécanique, parce que tu fais de la rétention d'eau à force de te ronger les ongles jusqu'à l'os, alors n'attends plus et fais de ton sang, l'encre de ton blog !

D-li(v)(r)e-nous du mal

Il faut souffrir pour être belle, devenir "je", être BEL-GE.

8 septembre 2014, opération des cordes vocales, 1er jour de silence. Maladie imaginaire. Symptôme : bronchite. Source : angoisse. On sort les grands moyens et on y croit !

Ainsi pondent, pondent, pondent... les petites marionnettes

21 décembre 2012, je quitte mon job à Paris, rentre en Belgique et appelle à l'aide. Fin d'un monde. Début d'un nouveau. Mon ancien régime (1988 - 2006) est chamboulé par le divorce de mes parents... C'est la crise, le chaos, le déséquilibre (2007 - 2013). 

En 2014, un nouveau testament se dessine sur ma Toile d'Atomic Woman quand soudain, brutalement, une gigantesque tache d'encre noire coule de mes yeux d'araignée sur mon joli dessein de conte de fée. La mort brutale de mon frère tant aimé, tant recherché, ne m'arrêtera pas sur ma lancée. Elle me renforcera. Il le veut, je le veux, nous le voulons, vous le voulez, qu'ils le veuillent ou non. 

Le plus dur reste à faire, à venir. Lentement, trèèèès doucement, pierre par pierre, pas à pas, mais sûrement, je délaisse le fast pour revenir au slow. Celui que je rêvais de danser avec le prince charmant, aux boums de l'école buissonnière. Quand je doute, je me rassure : « Rome ne s'est pas construite en un jour » et « tous les chemins mènent à Rome ». Je me relèverai, marcherai droit et me battrai pour la vie, jusqu’à ce que ma mort nous sépare. Un long pèlerinage au nom de mon père, son fils et mon sain esprit. 

Je veux et j'ai besoin de transmettre ce que j'ai appris dans ma courte existence. Un quelque chose, pas grand-chose, une histoire de famille banale. Mais cette histoire, c'est la mienne. Il me faut me (vous) la (ra)conter, me (vous) la (re)jouer. Avec les notes, les nuances, les mots ou le feu. Du plus profond de mon âme, mon être et mon corps tout entiers, mis à nu. Aussi vulnérables soient-ils. 

Tous les matins au coucher, tous les soirs au réveil, je me rappellerai... 

...que ma vie ne tient qu'à un cheveu, une corde (vocale) sensible, un fil rouge et noir conducteur sur lequel je déambule en équilibre fragile. 

...qu'une étoile naît, qu'on peut choisir de voir avec les yeux la lumière de sa mort ou avec le cœur, celle de sa vie éternelle. Mon étoile est éternelle. Elle possède cinq branches d'arbre généalogique. Dans chacune d'elles, je grave, une fleur bleue à la main, un brin de blé à la bouche, une rose dans les cheveux, un mot, un prénom. A jamais dans ma mémoire et celle de l'arbre millénaire. "Maman", "Papa", "Olivier", "Caro" et moi. Mon étoile est filante. Comme la vie. 

...que c'est pour tout cela qu'il me faut urgemment vous le dire, vous l'écrire, vous l'hurler, mais bientôt j'espère, vous le chanter, avant qu'il ne soit trop tard : Je vous aime, chère famille. Je vous aime, chers amis. De tout mon petit cœur meurtri. 

May the force be with me, you and them. 

Signé la poulette aux (y)oeufs d'or



samedi 6 septembre 2014

Next !

Bon...  

Petit coup d’œil sur ma liste des étapes à franchir... 

vers la L-I-B-E-R-T-É (à ne pas confondre avec la P-U-L-S-I-O-N-N-A-L-I-T-É) ! 

Past : 

1) 29-30-31 août : déménagement d'Ixelles. 

2) Du 1er au 6 septembre : emménagement chez grand-mère feuillage, nettoyage, dépoussiérage, aménagement du garage, etc. 

3) 5 septembre : reprise du rendez-vous avec et vers moi-même chez mon (psy) de roi Albert ! Yes ! Il re-veut bien de moi ! Il m’avait tant manqué ! 

4) 5 septembre (soir) : anniversaire de ma cousine chez mamie. Première soirée dans mon nouveau chez moi. Une sorte de pendaison de crémaillère aussi, finalement, haha. Sans nul besoin d'organiser quoi que ce soit. Pratique ;) 

5) 6 septembre : tri de mes affaires (surtout de mes fringues) en vue du Vide-Dressing du 20 septembre et de la braderie du 27 septembre. 

To come : 

6) 8 septembre : opération des cordes vocales. 

7) Du 8 au 16 septembre : Vœu de silence imposé pour permettre la cicatrisation des cordes vocales. Semaine de repos chez les parents. 

8) 20 septembre : vide-dressing, vide-grenier, vide-tête, vide-tout. Passage de l'été à l'automne. Du soleil aux feuilles mortes. De la période des sports d'extérieur aquatiques à la saison des romantiques... 

Etape 1 : Déménagement d'Ixelles 

Ça, c'est fait. Ce ne fut point facile. Heureusement que mes parents étaient là pour m'aider (qu'est-ce que je ferais sans la famille ? Je vous le demande. J'ai de la chance d'en avoir une). J'étais dans un piteux état de découragement la semaine qui précédait le déménagement. Jamais je n'aurais pu nettoyer l'appart' de fond en comble et déplacer des trucs toute seule. Autant vous dire que papa, maman et belle-maman ont été extra et super efficaces !!! Waw ! Ils ont même réussi à me faire passer un bon moment ! Ce qui n'était pas gagné au vu de cette étape franchement douloureuse qui concrétise plein de choses, dont ma rupture. Le plus dur finalement, ce fut de donner les clés aux nouveaux locataires et de faire la lecture de l'état des lieux, pièce par pièce. 

Gros pincement voire chaudes larmes au cœur car... 

...Je me suis revue il y a un an tout pile, le 1er septembre 2013, à la veille de mon cours passage chez Sony Music Belgium à Evere (et moins attendu, en tant que patiente d'une semaine à l'hôpital psychiatrique). J'emménageais au numéro 13, en face du super bistro Emile qui rouvrait tout juste ses portes avec un nouveau concept trendy et branché. 

...Je me suis souvenue de mes premiers invités, alors que mon ex-prince charmant était encore à Paris, en train de terminer sa thèse. Mon frère parti trop tôt et sa copine (qui est aussi une de mes meilleures amies, depuis notre colocation, en 2007, au Kapodastre, le kot-à-projet qui organise les Lundis de la Guitare à Louvain-La-Neuve, scène ouverte pour et par les étudiants). 

...Je me suis rappelée du « Rallye d’apparts » sens dessus dessous, organisé avec les voisins du dessus et du dessous, pour faire connaissance. La découverte de l'univers de chaque couple à travers la déco (ou comment un même appart peut se décliner de trois façons totalement différentes), les bons petits mets concoctés avec amour ou plutôt future amitié (mmm... ce cake chocolat-banane), les jeux crétins du style « dessiner un poisson, le découper et faire la course par terre à l’aide d’une paille », le réveil vers 4h du matin dans le canapé de l'étage du dessous. Les quelques marches à gravir à pas de souris imbibée d'alcool pour rejoindre mon lit. La porte blindée laissée ouverte pour moi. 


Ooooh oui. Mes chers voisins vont me manquer. Je les aime tellement ! La Roumaine-Allemande du dessus est celle qui m'a poussée à déverser les larmes de mon corps sur papier virtuel, en ouvrant avec moi ce compte Blogspot, le 23 avril dernier, tandis que l'ex-collègue de ma cousine et de mon frère du dessous est celle qui m'a écrit (à la main, s'il vous plait) le premier mot, la première lettre de soutien déposée au pas de ma porte, suite au décès de mon frère Olivier, le 18 mai dernier. Un des plus beaux messages que j'aie pu recevoir à ce jour. Le lendemain de sa réception, cette même belle personne m'annonçait qu'elle était enceinte. Émotions. Une vie s'éteint. Une autre s'allume. 

... J'ai revécu la soirée de mes 25 ans, auprès de mes amis, mes cousins, mon grand frère, ma petite sœur. J'avais si peur que personne ne vienne, que la petite fête ne soit pas à la hauteur de mes attentes et de celles des autres ! Peurs injustifiées. Comme d'habitude. 

...J'ai refait le tour de mes instants « salle-de-bain du matin » après mes cours de Pilates en bas de ma rue ou en vitesse, avant mes quelques heures de travail en semaine, en tant que serveuse à l'emporter et en salle, plongeuse et gestionnaire des stocks chez Poivre et Sel, ZE sandwicherie huppée de la Place Stéphanie où j’ai pu rouler ma boss dans l’HORECA. 

...Je me suis remémoré les bons moments passés avec mon complice, mon compagnon de route et d'avenue. : 

En musique, les répètes pour nos trois concerts (en octobre, au Rideau Rouge à Lasne, en novembre à la remise des diplômes COMU à Louvain-La-Neuve - où j'ai pu récupérer le mien que j'avais « je-m'en-foutistement » abandonné au secrétariat de ma faculté, deux ans plus tôt -, en décembre, au Club Clandestin à Bruxelles). Prestations qui allaient être les dernières avant longtemps. 

En cuisine, les premiers jus de légumes et plats d'alimentation vivante. 

Devant la télé (la BBC surtout), les émissions « Sing While You Work » - ce concours de chorales d'amateurs, montées et dirigées sur leur lieu de travail, par le génialissime Gareth Malone -, suivi d'un « Never Mind The Buzzcocks » avec un Noel Fielding dont la simple apparition même silencieuse me fait vibrer à chaque fois. Mais aussi « Later with Jools Holland » - le « Taratata version anglaise » (boarf, un peu faible la comparaison) dont m'avait tant parlé Jessie Ware ou encore Lianne La Havas, du temps où j'interviewais des artistes à Paris. 

Au lit, le... et les... et puis la... 

Enfin voilà. Lundi dernier, à la vue des nouveaux occupants, j'ai vu mon année à Ixelles défiler.