dimanche 28 juin 2015

Nostalgie

Je fais le tour du jardin, je sens l'herbe fraîche sous mes pieds, la rosée du matin. Je repense à tous les bons moments passés ensemble, en famille. Les parties de football, les grands feux avec Papito. Les passages secrets, les trouvailles entre cousins. Les gâteaux d'anniversaire. Les cache-cache. Les courses avec la brouette. C'était si bon, c'était si doux.

vendredi 26 juin 2015

Poussières d'étoile !

Moi, énerg-omène banal, phén-humaine sociétal, j'entre dans une ère phallo-vagino-géni(t)ale ! Me voilà d'humeur festive, Val ! Qui pour célébrer ce passage crucial ? Au bal populaire, je serai une jolie fleur, femme de caractère, déguisée à toute heure, un brin de beauté au nombril, un grain de douleur dans mon cœur, un franc lourdement tombé dans ma tête de débile, une malade mental-imaginaire, ce dont je ne suis plus peu fière, Emile. Quoi de plus (a)normal, que de vouloir fêter Carnaval, un réveil brutal mais tout de même matinal, dans un pays souffrant d'un dialogue bancal, animal voire bestial, quand il suffirait d'assumer notre identité royale, notre force fédérale. Ma musique idéale en cette belle journée d'homme fatal, est (en)chantée par les All Saints, mes deux seins, mon général. Ces légu-lumineuses oubliées, de vraies Space Girls, de jolies fées. Ever ever ! Forever, yeah ! Enfin, je pense pouvoir souffler... les bougies de mon non-anniversaire, une tasse de thé, ça casse les vers, quelques vannes lâchées autour de théières, des amis avec qui m'envoyer, m'envoyer dans les airs, droit devant, loin derrière, mais toujours entre le ciel et la terre avec au milieu, la mer, sa majesté ma (grand) mère.

mercredi 24 juin 2015

Coming out

Après ma plus grande crise d'anxiété depuis que je suis née, voici mon message à toutes les femmes comme moi, half ladies, men inside, women outside, qui souhaitent se libérer. N'ayons pas peur de nous, ni des mots, respectons-nous, telles que nous sommes, un peu barjos. Apprenons à nous assumer comme des femmes avec deux grands F, celui de la féminité et de la fertilité. C'est un long chemin qui vaut la peine d'être suivi et qui demande courage, intelligence et authenticité, trois qualités que nous possédons toutes. Si une angoisse profonde fait surface, il y a toujours de belles musiques pour nous apaiser. J-S Bach, Mozart, Michael Jackson, Amy Winehouse ou encore Christine & The Queens, en ce qui me concerne. Tout ce qui sonne juste à nos oreilles. 

Dansons, dansons, la danse de notre vie, défoulons-nous, laissons parler notre intuition, car elle est belle et bonne, saine et hors normes, dièses et bémols, mais surtout une question d'hormones. Je m'aime, j'ai une famille en or et quelques très bons amis, c'est le principal, tout ce qui compte vraiment dans ma petite mais longue vie. Prenons bien bien soin de nous dès à présent. Tout en sachant que les choses importantes prennent du temps. Soyons patientes et accrochons-nous, le jeu en vaut la chandelle, même si sa lueur vit dans la peine, brille dans le flou.

Je voudrais remercier celles et ceux qui m'ont soutenu(e) et lourdement épaulé(e), dans cette épreuve très difficile, et faire part de mes plates excuses aux personnes (dont je suis la première) que j'ai pu blesser, mettre en colère ou apeurer (in)consciemment, dans cette longue et périlleuse quête identitaire, essentielle et existentielle, et enfin, d'avance merci aux belles personnes que je croiserai sur ma nouvelle voie de femme délibérément éclairée, un p'tit grain d'homme un brin timbré.

Show must go on and on and on, et ça, moi, je compte bien me le chanter à plein poumons, de ma voix de petite ratte d'opéra qui fera son ballet de femme fatale au plus joli des bals, un petit balai de gros minet dans mon culululu ori-marginal ! 

:)

Valentine

lundi 22 juin 2015

CQFD : JE SUIS MOI.

Il est grand temps de vomir et remettre nuances et couleurs au rythmo-tempo du battement de nos cœurs, dans l'harmonie ultra-dynamico-sonique, meli-melo, melodie dramatique, dramaturge diabolo, libido bien merdique, un récit télépathétique, histoire de bugs et de hics, de clics et de claques, bien claquée, moi je tique, transgénitalement-génialo-généra-solennellement-génétique. Eurêka, guéris-moi, guéris-toi, guéris vite ! Ma vérité félicitée, ma victoire organique. Le franc tombe, la tombée de sang sur mon lit de mort tragique, le cercueil, je m'y vois, allez encore un petit effort digitANALogique...

Transformons nos systèmes, le binaire, c'est magique ! 1 à 0, match nul, 0 à 1, tu fais moins le comique. Les maths, l'art, la science, les rêves et la logique, de l'infiniment petit, je vois la méga-nique en HD+++, Cortex, Golum, Léo, Min(o)us... Linguistique, psychiatrique, cerveaux biaisés, psychédéliques ?

Bipolaire et lunaire, je sens l'univers à l'endroit, merci merci, roi Albert, tais-toi, tais-toi, mille petites voix. Étoilée de cratères, le critère de mes choix, ma nature un mystère, non non, du tout, je ne crois pas ! Pourquoi verrais-je la lumière, faible lueur ici-bas. Myope, bigleuse, louche à la cuiller, en argent jusque dans mon estomac. Un rien d'espoir tellement noir que je me fais du tracas pour moi.

Mais voilà, Dieu le Père, contrariée, j'fonctionne pas. Abracadabra, connarde, ô miroir, j'suis qui, moi ? Pourquoi n'm'acceptes-tu pas avec mes néo-dégâts, mes méga défauts, mes maux, un poignard que je me foutrais bien en toi, le langage attardé, détraqué, dépassé, apaisée, je serai, ainsi en ai-je décidé. Mes 27 ans, je les passerai auprès de mes amis, les 7 nez. Flocon, un piège, mon flacon à moi, la perfection ?

Disque dur, saturé, disque vierge, j'suis paumée, je reprogramme, à toute vitesse, je perds des grammes, je me fais blesse, mes gammes, madame, des vibrations, le A, le do, le E, le 2-E-ton, triple T, triple con, tonton, triton, téton, je fonds. Ma carte mémoire interne, c'est nouveau, mais très chaud, la communication externe, c'est présent et pour bientôt. Le précieux anneau, le trésor retrouvé, dans mon vagin tout bloqué, plein d'hormones, il émet, à la poubelle, dans le bidet, je le jette, je le recrée !

VC, vertuous circle ou cercle vicieux, Val croûte dans les yeux, Val crotte d'anus fait son bal ? 

M... Hâchine de guerre, enterrée-née, pour ma troisième guerre mondiale, je joue la carte du langage verbal codé. En noir et jaune, je ris déjà, en rouge et noir, chacal, je suis l'oie ! Le lion de Bruxelles, la toute petite Valentine, l'ange de Waterloo, le clito, une aube, une épine, qui rugit fort, ouvre la gueule, le loup est mort, Pinocchio est en deuil, à l'automne je marcherai, aux couleurs des feuilles mortes, la plaie, je paie, Pop Eye, je vais, Wideyed, je braie. Coucou c'est moi, caca c'est nous, j'assume d'être vue tel le Quasi Mots Doux. 

Attention Conne Séquence, mon épée est bien aiguisée, ma baguette psychédélique, je l'ai léchée, je vais me percer. Elle est juste et musique, elle est fine et pratique. Ave Eva, blabla, olé olé oyé oyé, réponds p'tit con, plus fort que moi, oh oui, j'aime ça, et ça tu l'sais, mais je garde ça pour moi, ben oui, pourquoi je te, je me reconnaîtrais ? Je baisse le ton, petit biberon de morpions, scorpion sous mes sabots, mortal combat de nichons, violent duel dual, issue fatale, que faire, Colère, chère paperasse de glace, statue décorée de pierres ? La question en boucle et toujours, tu te l'es déjà posée, Connasse, j'y réponds un peu Schizo, mais j'y réponds, gros bébé. 

Sur mon ring, je t'attends, mon régime, régiment, la puissance des médias, la virtualité de mes sentiments. Du rentre-dedans, des galipettes, des pirouettes et des cacahuètes, arbalète, amulette, chaînette, bichette, c'est le diabète sous la couette, Poucelina, poucinette. 

Narcisse revient, s'il te plait, redescends, t'es pas loin, je le sais, reflète-moi, montre mes dents, les pervers, les vers pairs, ces êtres abîmés, ces salauds sans frontière, la honte refoulée. O femmes battues, ô femmes violées, nos violons nous devrions au plus vite accorder, la Nature elle est mûre et le mur il est de papier, je refuse mon héritage, la trique, un grain, le soldat fou, ma câââge.

Enfants de la patrie, d'une nouvelle dynastie, on s'entend, je vous entends, je crie, pleure, parfois je m'écris, je souffre, je meurs, la douleur, c'est mon nid, mots dits, ma vie, le gouffre est-il un leurre, à l'heure de la technologie ? 

Je suis sans abri, j'ai des frayeurs, je n'ai presque plus d'appétit. Mes amis, faites-moi peur, histoire qu'ensemble, genre I. Sensations, sensations, mon énergie s'affaiblit, je m'aime, je m'aime, je m'aime, même si je ne suis qu'une fille. 

J'angoisse le jour, j'angoisse la nuit, je veux faire l'amour, l'ami, mais je n'ai pas de tour, ni de zizi. Je dors à Singapour, me soigne en Malaisie, aborde les troubadours, j'y goûte un peu, me dégoûte, me dégourdis, j'ai les boules, 9 ou 2, aNatomique, ma petite Belgique, j'me fais la nique en public. Suicide socio-professionnel, ça c'est très fort, mademoiselle, c'est bien réel, non virtuel, roulage de pelles et de gamelles. 

Un camp de concentration, ma clé de tournesol, la musique, mon corbeau, ma fleur, mon rossignol, une thérapie, je suis folle, folle de moi, n'est-ce pas, n'est-ce pas ? Aigrie, vieillie, Hello Kitty, voici donc mon école, seul bémol, je me came, m'isole. Je décolle vers le Ciel, je m'envole ras-du-sol, ras-le-bol, désolée petite Luciole, pas de place, pas de bol. Hitler, je blaire, Baudelaire, je flaire. Ma fleur, mon mal, au revoir petite Val. 

D'une voix avec toi, en un maux, en un clic, je m'expose et j'explose, telle la bombe atomique, je suggère, je propose. J'appelle à l'aide, à l'entraide, mon arrêt maladie, contre-intuitive, contrariée, 100% mon repli, tel est le fil de ma page, mon image, mon sondage, qu'ai-je donc fait Nicolas, n'ai-je pas été sage ? 

Si nature est bien faite, pourquoi donc je survis ? SOS, le martien, la Terre est en détresse, sa mer la pu-tintin, notre maire, ta père, le pair, la chair, les vers-G, merde, crotte de bique, tutu, turlututu, je suis en rûte et je pue ! Pierres précieuses en pleine face, épines de rose dans ma chatte, j'ai mal, j'ai mal, continue ça me gratte, que faire, que faire, le dilemme est si clair, automate !

Smile, Emo, t'y con et moi fière, la Veuve Cliquot fait péter le goulot en un éclair, du chocolat, j'en veux plus, c'est pour toi. Une bouteille à la mer en or plaqué, en or dur dur, en or amer. 

In, Chalalalalala de ma désormais seule et unique voie,

Signé Atomic ou plutôt Eva W. Stratega

Now, retour à Laure alitée, ma néo-réalistico-réalité de pay day dans laquelle je susurre à la queue de Darth Vador le timbré : "Hey, veux-tu bien être juste mon allié ?"

Et maintenant, vais-je enfin prendre mon pouvoir de femme éclairée, vais-je pouvoir prendre congé, congé, pour l'éternité, esprits malsains, démons écervelés, cette torture invisible que vous m'infligez, j'en peux plus, j'en veux plus, promis juré, juré, vous qui n'arrêtez jamais, jamais de me parler ? Satiricocococo-cynique réalité ???

Haine Bée : je suis une exception qui confirme mes nouvelles règles. 

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

vendredi 19 juin 2015

Psych-étriquement moi

Note : Punaise. Je viens de réaliser quelque chose de très profond aujourd'hui. Dans mon inconscient, je pense qu'en fait, je me suis considérée, perçue/j'ai ressenti (?), probablement à la naissance voire avant, comme morte-née. Et ça fait deux ans que je travaille profondément et très dur à accoucher de moi-même, à me donner les outils et les bons médecins pour ne plus répéter cette fausse couche, cet avortement, cette arrivée manquée. Voilà l'idée du jour avec laquelle je vais évoluer pour mes écrits futurs. C'est du lourd, ça me fait peur, je dois absolument en parler à mon psy, mais c'est tout tout bon, ma recherche continue, encore et encore et ça, ben c'est très fort ! A bientôt, angelo ! A développer. Absolument. Urgent. Ou pas. Prendre le temps. C'est mieux. Or, le mieux est l'ennemi du bien. Bon alors quoi, urgent ou pas urgent, finalement ? Tout un questionnement... tout un cheminement. La réponse viendra à heure et à temps ;)

mercredi 17 juin 2015

The Power of Love and Now. Now... L.O.V.E ! Go, go, go, hurry slowly !

Il était une fois... CACA SUR NOS DOIGTS !

Salut les cauuuuupins ! Ca va biéééééén ?

J'existe, je prouve que je résiste ! Comme disait pas mot pour mot France au Pays de Galles. aux côtés de son Michel, le berger des brebis égarées qui ont la gale et régalent les vieux loups, les vieux fous, les vieux gnous genre Miou Miou. Youhou. Pompompidou... WAAAAAAAAAA ! Affichait Marylin Morose. Abracadabra et tralalalala, magie blanche, magie noire, tant qu'y a de la vie, y a de l'espoir, chante ma voix en éclat qui me laisse sans toi sur ma voie ! MOI + MOI + MOI + TOUS CEUX QUI ME VEULENT ET MA GRANDE GUEULE... Cassééééééééééééééééééée, et bientôt réparée, la voix de la sirène, Nolwenn. Et si je faisais la comique, en musique ? (rires et pleurs à la mer, avec ma mère)

Et si je jouais du piano assise, en attendant ? C'est mieux debout. Ou je pourrais tapoter sur mon clavier de touches grises ? Et pourquoi pas vous, jolies crevettes roses, bavardes poules mouillées, en décolleté ? Moi j'ai décidé d'en faire qu'à ma guise et ça, c'est un truc qui s'aiguise, un procédé qui est définitivement de mise. Ou je peux faire un énième Solitaire, Guibert ? Boarf, ça fait vieille mégère. Pardon, grand-mère. Feuillage, surmenage. Tournons la page. Wink ;) J'ai donné. Non, marre de jouer à ce petit dernier, là, c'est pas cool, c'est pas gay, c'est pas fun, c'est pas vrai, je réussis jamais. Décourageant voire déprimant, ce plan plan-plan en arrière-plan. Ha, au fait, tant que j'y pense, Constance, question à  la Une des Tribunes : "Qui veeeeeeeeut se maaaaaarier sous le Guy des amants diaboliiiiiiqueeeeeuh, sous la lune de miel des abeilles de Belgiiiiiiiiiiiiiiique ? En Français ou en Anglais, un Claude François, une Angelina ?" Joliiiiiiii, Val ! Attention de pas finir dans le Canal (+++, je t'avais dis, Angus), Space Girl anormale murmurant sous mon propre toit, chantant bientôt sur toi, pour moi :  "Une jolie fleur dans une peau de.... VAAAAAAAACHE ! Hahahaha !" Ma réponse à cette épineuse question fâcheuse qui fait que bientôt, je me prendrai une Gueuze, sur ma fragile armure d'or dur : "Pas moiiiiiiiiii !" Voilà, ça c'est placé. Alors, dramatique, la panique, chère Véronique ? Dans ton anus, tendre Belfius, mes deux pieds joints, plein d'allus valgux (rires, mais les pires).

Belgium, here I come, Roma, sono qua ! Amor, si senior, por favor, Victor ! A-mo-re, s'il vous plait, Gladiatorèèèè", poils aux nainais (chuuuut, le dites pas qu'j'en ai, hein, mon plan-cul de sac avec Zak en pâtirait, gros minet !). (risotto, hohoho)

Et si je proposais un jeu de cartes avec des gens, mais où tout le monde il est gagnant parce que l'important, petits chenapans, c'est de participer, vive le Fair Play, n'est-ce pas Enrique, c'est qui l'As, Iglesias ? Oui, pourquoi pas, lequel, Merkel ? "Tas de merde" ou "Mémoire" ? Je suis vieille de mille ans, c'est mal barre. Non, moi je vais tirer les cartes en ne laissant rien au hasard, et sortir l'épingle du jeu, la couronne d'épines de mes pieds pour mieux remettre des talons d'Achille.. Ha non non non non... Cendrillon. Chouette, voilà un jeu qui en vaut la chandelle, laquelle chantait à Belle. Parce que je veux un trèfle à quatre feuilles, sur mon cercueil ou une coccinelle, dit l'hirondelle. Et pour ça, ben je vais transgresser les règles du hasard et regarder les cartes. Je choisis, c'est bien plus drôle. Je réinvente les règles d'or et le décor... Voyons, voyons.... En premier, le roi de son cœur, en deuxième, le Valet puant et en troisième, la reine de Caro. (Rigoletto ? Rigolo !)

"Qui suis-je ?" (z'y va, "Qui est-ce", c'est vieux jeu, euh, euh, euh...)

Réponse : le (pré)nom de mon jeu de cartes, Valentine. Et toi ? Comment tu t'appelles ? Vas-tu chez Pêle-Mêle ? Tu devrais passer, à l'occasion ;) C'est des vieux trucs, et c'est de bon ton. Mais parfois, amis chinois, je rêverais de m'appeler Alice au pays des merdes qui veille(nt) et pisse(nt), du thé vert, blanc, rouge, un vrai délice ! Mmm... Me rebaptiser, pépé ? JA-MAIS, tête de paix ! Une fois mais pas deux... Gros neu, neu ! Baby cadomeuh. (rire + rire = Sommeuh)

Un fragment de chanson, peut-être ? Une ode à l'amour pour moi, en tout cas. Parce qu'enfin, je commence à m'aimer, profondément. Et donc je vais pouvoir aimer en retour, profondément. Et donc, trop cool, je vois la vie en rose et donc la vie est belle, profondément. Ce que je voulais déjà me prouver par A+B il y a plus de deux ans. Ce que je me suis prouvée, à ce jour, ce que je voudrais vous prouver dès aujourd'hui, à partir de maintenant. (rire, c'est rire, c'est évident)

Mais ça va prendre beaucoup de temps. Soyez indulgents avec moi-même, Mademoiselle. Et le temps. C'est de l'argent. Je n'aime pas l'argent. Son odeur. Ça pue. Ça fait peur. Ça rend aveugle. Bien plus que l'amour avec les yeux, quand il devrait venir du cœur, à son plus grand malheur, à mon plus grand bonheur. Je t'en bouche des coins, p'tite sœur ? Tu me bouffes, c'est rien, brother. (rire d'amour, rire de bon cœur)

Et le talent, là-dedans ? Ha ! Y a-t-il une place pour lui, dans cette équation (im)possible à résoudre ? On dit que oui, ai-je lu ou entendu, un jour, il y a longtemps. Heureusement, les choses évoluent, toujours et la recherche avance, du moins, ma recherche avance. Ouf, constamment, Anicca, c'est dans la nature des choses, petite rose. Comme le palais de Jasmine, les goûts et les couleurs, ça se discute, si on veut. Le vin, je n'y connais rien. Et le génie d'Aladdin, c'est mon copain. Une petite traduction, en latin ? In Vino Veritas, pétasse. La vérité ? Quelle vérité ? Ma vérité ? La réalité ? Quelle réalité ? Ma réalité ? Je me pose la question, qui me posent d'autres questions, puis remets en question la question, jusqu'à en oublier la question. Les questions ? Existentielles. Les réponses ? Existent dans le ciel. Les sens ? Mon essentiel. (rire réel, rire virtuel)

Et à l'heure actuelle, j'aimerais répondre, par un billet d'humeur joviale, un gros coup de gueule de loup à mon info coup de cœur et de poing, l'"info-intox-détox-oxo-xoxo-gossip-girl" suivante : "pour percer (les cœurs), il faut de la chance, des rencontres, du hasard, des coïncidences et genre autant de % de talent qu'il y a de bipolaires sur terre" (2, selon le magazine 7extra, petite parenthèse dans la parenthèse). Qui pour en rire en rouge et noir, voire jaune ? Moi ! (rire et chanson, pauvre con !)

Et je m'écrie haut et fort, écrivant depuis mon château que d'abord, ce genre de trucs, ça ne se chiffre pas. Parce que quand on aime, on ne compte pas. Or, aujourd'hui, mon g(r)ain de folie, ce cadeau jadis empoisonné, tombé du ciel, du camion, je commence à l'aimer, à l'apprivoiser, ce satané, satanique petit renard roussi. Mon ode à l'amour, c'est ici : "VALENTIIIIINE, JE M'AIIIIIIME, COMME T'Y ES BELLE". A la folie. Passionnément. Marguerite de maman, Magritte de mon temps. Et je m'engage, sur cette terre, sur ce blog où je déblog, à lui donner beaucoup de plaaaaaaaaaaaaace au Prince Ali pour s'exprimer, jusqu'à dans mon lit de mort et au-delà, mon amour. Parce que je le vaux bien. L'or et Val. L'Oréal. L'Orval. Val de Mort. Eau de vie. Vital. (rire, banal ou trivial ou anal ou chacal ? Ze Quête du Graal, Arthur et les enfants de la Télé)

Secondo, la chance, les rencontres, le hasard, les coïncidences, ça ne se contrôle pas. Alors franchement, c'te phrase qui a hanté mes nuits, bouffé mes jours, je me la fous là où je pense. Dans la cuvette du VC où je vais chier ma merde, même si je suis une fille. Ok ? Et vous savez quoi ? My new medication is meditation. SCOOOOOOOOOP ! Ca fait vingt-siècle siècles que la technique Vis pas, Sana existe ! Punaise, comme dirait l'autre ! Et VC, vous savez ce qu'elle vous dit ? Que ses CV, et autres Caprices et Vices, elle les met bien profond avec. A la merde ! (rire.. nerd ?)

Par contre, vive le CD&V (Céline Dion, Compact Disc, Christine en de Guine... C'est Difficile de D-C-D & Virgin ou Venus ou Valentine ou bref, on Verra...), rétromania, hourra, retour aux sources, vieil ours ! Disque de platine de DJ, d'or plaqué ou d'argent sale ? Bon, disque vierge, surtout, pour l'instant, mais disque dur et sans plus de virus, Minus. Next, Cortex ! Nananinanèèèèère, la bombe atomique va exploser, attention, reculez. Mais rassurez-vous, la radiation n'est pas nocive, ni radioactive, elle est juste postive ! Vives les bonnes ondes et énergies que je vais enfin pouvoir commencer à partager au monde entier ou demi-écrémé. Bah oui, merci Mark, Jeanne Dark, Stark et mes amis du parc. (rire de shark)

Du pain sur la planche pour mon calepin qui me (dé)mange pas de pain et n'est en rien un gagne-pain. Je crois. Ou non, je ne crois pas, je ne crois plus, je ne veux plus croire. Je m'en fous. Je veux faire. Je fais. Instant présent. Connexion. Déconnexion. Réalité. Virtualité. 1. 0. Binary digits. On. Off. Pause. Twix. Crotte. Caca. Proute. Merde. Diarrhée... verbale, logorrhée. (rire d'onomatopées, ho hi ho hé, ohé Noé !)

La folie, c'est doux. Doux comme un agneau qui ne fera plus silence, si ce n'est sur la portée. Et ça, c'est à ma portée et plus à l'emporter, ni sur place, d'ailleurs. J'en ai ma claque de la porte "Stagner", moi j'veux écouter du Wagner. Je suis prête à me prendre des claques. Je suis plus forte que Tic ou Tac (rire d'attaque)

Moi je veux rêver en rose, et Piaf, une grosse baffe, vivre en bleu, et tcheu, je vois ta queue, boire du rouge, et vlan, c'est du sang, faire la foire aux noirs, et bam, y a des cafards... Bon quand même, j'ai un tout petit peu besoin d'amour aussi, hein, faut pas croire, comme tout le monde, Joconde, mais surtout comme ma meilleure amie Lorie, mais au pire, je me laisse portée par le vent d'Alizée, me prend un vent, une giflée, une giclée, une raclée, je m'en fais pas, je peux trouver, je peux essuyer, je peux avaler, j'ai d'jà tout testé, des p'tits, des grands, des mous, des chiants, héhé. Hein, René ? I will survive, scoubidou, scooba dive ! Zaz(i)e, en zozotte, du zizi, des capotes. Oh ouiiiiiiiii ! Moi, V.A.L.E.N.T.I.N.E.

Allez, tous avec moi :

V... A... L
L... O... V

O-LI-VIAAAAA
O-LI-VIEEEEER

Ben quoi, on ne chante plus ? Moi, si. Et c'est comme ça. Je ne m'en voudrai pas.

La folie, c'est libre. Comme l'oiseau, l'aigle noir, le jalak blanc. Celui qui chante et jouait du piano debout. Heureux d'être là, malgré tout. Libre comme Max, parce qu'il y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler. Voler dans les airs de musique, sur une aire de repos, dans l'air du temps, le bon, le mauvais.

Oui, mes amis. Chantons tous ensemble, c'est tout, sous la pluie de flèches de l'amour et sur le rythme de la chanson, d'une chanson, voire, qui sait, de mes chansons qui parlent d'amour avec humour noir, noir sur blanc, avec un peu de rouge sang. Et sous les plumes qui se sont envolées, brûlées les ailes et dont Cupidon s'est fait un coussin. Dans les raisins, y a des pépins. Alors cessons de boire trop de vin. Ces plumes qui ont troué mon cœur immense, hier de pierre, aujourd'hui de verre, si fragile, si vulnérable, au goût trop sucré du sirop d'érable, dont je bois la sève, tels Adam et Ève, le sang, encore trop souvent. Dans mes veines, coulent la musique de ce bel arbre généalogique bourré de génies très logiques parfois bourrés... de talent gâché. 

Je suis tentée de croquer la pomme de la vie. Mais à pleines dents ou à moitié ? Faut-il attendre qu'elle soit tombée ? Qu'elle soit toute noire ou plutôt verte, l'experte, pas mûre ni mature ? Telle est la question pour un Champion. Aux Diables, les (chaperons) rouch' ! Faut que ça nique, faut qu'ça bouch' !

O toi, l'Olive, grand fruit de l'Olivier, petite goutte d'eau dans cet océan, noir de monde, foule de gens qui ont le feu au cul, les jambes à ton cou. Le coup du lapin crétin, tu t'en souviens ? "En retard, en retard, il est toujours en retard, à en oublier d'voir et d'boire... de l'eau, il boit du noiiiiiiiiiir !" Doux Jésus, Dieu soit loué, tu es amour et créativité. Pour la Gloire, Grâce et Beauté. Attention où tu mets les pieds, gros bébé, dans mes rêves ou ta réalité ? Attention à la marche ou crève les cœurs, petite sœur, toute toute petite sœur, à ton poste d'observateur. T'es dans ma ligne de mire, filou, martyr. (rira bien qui verra le premier, puisque les derniers seront les... pédés ! Hihihi, naaaaan, elle a pas osé, ben si José !)

Et v'là t'y pas que je regarde par la fenêtre de mes ancêtres, vers le ciel en tirant la langue de vipère qui blesse et fait la fière. Confession intime. Mon blog amer, mon livre ouvert, comme mon livret vert sur mon compte bancaire, aussi vide qu'il y a du chaos sur cette terre, aussi plein que ma tête qui danse et qui danse comme un rat d'opéra ou un rat dégoûté, c'est selon. Vilain morpion qui rime avec Scorpion. Quand Sagittaire rime avec derrière. Qui chante et qui chante. Aux abois. Ta gueule, Val. Ta gueule, toi-même, Ol que j'aime, mon frère qui soigne les cœurs de ses soeurs, la double paire de paires. Pépères, mon Père. Dieu le veut, mon neveu. Même s'il ne reste plus qu'un cheveu sur la tête à Mathieu, le pieu. (rire, un voeu, un rêve à deux)

Main sur le.... sein, je m'engage à réciter par coeur ce bla bla bla qui est le premier pas dun coeur... Qui bat. Lentement mais sûrement. Mille merci, merci, merci, grand frère. Tu as ouvert les portes, mes portes. Tu es l'aîné, enchaîné, déchainé. C'est sensé. Je te promets de ne plus jamais aller plus vite que la musique parce que maintenant, je connais la chanson. (hihoooon, hihooooo, fait la vache qui rit avec l'âne érudit)

Muscialement vôtre, radicalement, moi. (parlons peu, parlons caca)

FIOUUUUUUUUUUUU, CA FAIT DU BIEN ! JE ME SENS LIBRE ! ET C'EST TOUT CE QUI COMPTE, A LA FIN !

CAPITO, LE GIGOLO ? IL FAUT POUVOIR RIRE DE TOUT, LES P'TITS BOUTS !

PS : Les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Et je compte bien en rire.
PS2 : Je bous donc je sue. Faut que j'aille prendre une douche. Une nuit blanche dans le noir, ça fait travailler les méninges du vieux singe Raffiki, le mari qui n'a pas d'ami !
PS3 : La perfection réside dans l'imperfection. Donc stop à la recherche de perfection, parce que ça tue. C'est pas un scoop, c'est du vu et vécu à la loupe.
PS4 : la Play Station et les jeux vidéos, c'est pas mieux que le piano, c'est pas moins bien non plus, faut juste pas faire les malins sinon tu tombes dans le ravin.

Remerciements à ma famille et mes parents que j'aime tant. FYI  : Fuck Yeah I'm back on track,

Faon faon la tulipe qui file au casse-pipe. Vive Magritte et les frites ! Inconditionnellement et Assurément ! Alias Sainte Valentine qui attend son (Maurice) Chevalier sur le palier de son salon de beauté.

Notes de bas de page à la discrétion de l'auteure autiste, acteure, artiste : "Génial, Val. Un chef d'hors-d'oeuvre de la pieuvre. Te voilà la voix de Médusa qui médira de son encre noire sur sa toile d'araignée médusée. La panacée, quelle belle corvée, N'est-ce pas Olivier ? Magnifique, Atomic. Yeah ;) "Moooooon walking on my milky way, babe", faisait la cochonne avec Michael Jackson (my laugh, mu sun, my weapon)

Me voilà paisible voire même apaisée, face à l'impossible, j'ai ressuscité, mission accomplie, je peux me lâcher, merci Jésus, crie : "T'es qu'un en-cul-é ! 

Boucle-la !

"Vous me suivez ?"
"Suivez-moi".
"Qui m'aime, me suive".

etc.

La suite ?

A faire, à suivre.

Liste à faire

- Faire des listes à faire.
- ...
- ...
- ...
- ...

...

- ...

On va bien rigoler.

mardi 16 juin 2015

Moonwalk

J'ai des frissons de joie, quelques larmes d'émotion. Le premier pas a été franchi. Hier, j'ai revu mon roi Albert et je lui ai timidement confié que je voulais écrire. Il m'a répondu qu'avec ce par quoi j'étais passée, il y avait effectivement des choses à dire et qu'il pouvait être bon de témoigner, pour moi, pour les autres. Je lui ai fait part de mes doutes par rapport à ma fâcheuse tendance à vouloir attirer l'attention, ce besoin de reconnaissance, etc. : "N'est-ce pas encore une vaine et pathétique manière de crier au monde que j'existe ?" Il m'a dit que c'était à moi d'être vigilante par rapport à mon récit, dans le ton, la manière et la forme, notamment. Que ce pouvait être un très bel exercice. Que c'était très probablement une étape nécessaire à ce stade si je voulais avancer. Que le projet, pour une fois, n'allait pas dans tous les sens, seulement dans le mien. Qu'il allait requérir discipline, concentration, méthode de travail et une certaine hygiène de vie. Que toute chose importante prend du temps et qu'il allait être nécessaire que j'apprenne à m'en donner, pour changer. Et surtout, qu'on s'en fout du résultat. Qu'il ne peut rien m'arriver de mal en m'y essayant et que le pire qui pouvait se produire est que j'arrête et ne termine pas mon livre. Et même ça, "on s'en fout", m'a-t-il répété. Et bien voilà. Un peu chaque jour. Pas de pression. C'est parti. On respire. Profondément. L'accouchement va être long, pénible et difficile. Ma plume est aussi légère qu'une enclume, mais le jeu en vaut la chandelle. Hier, j'ai écrit ma première ligne. La ligne de départ d'une longue marche. La marche de ma vie.  

jeudi 11 juin 2015

Âme sœur de sang et de cœur

Bon et bien c'est décidé ! Je chanterai mon deuxième titre "Sister", avec... ma sœur ! Y a plus qu'à lui demander si elle est d'accord ;) "Caro ? T'es d'accord ?" ... "Oui, oui, top moumouth !", voilà, ça c'est fait. Du coup, y a plus qu'à la bosser, l'enregistrer, faire un petit clip et hop, elle sortira fin octobre au plus tard :) Comme dirait mon petit Bouddha local (alias mon beau-père, le roucoulant Ricouloulou) : "Ca suffit de parler, il faut agir, maintenant !" et moi de répondre "You can count on me, I won't get out" (extrait de "Sister"). Bisous d'Amour et d'Amitié à la Céline.

Little mermaid on a flying carpet

J'arrive pas à décrocher de l'écran de mon nouveau/vieux PC... Mais c'est parce que je viens tout juste de retrouver un ordi d'occasion, le mien étant resté à la douane, en Thaïlande. Hum. Et du coup, je suis contente de pouvoir réécrire, réécouter des trucs sur Youtube, chatter sur Facebook, tout ça, quoi... 

Mais surtout, tendre attentivement l'oreille, avec admiration et toute frissonnante, à la meilleure sœur que j'ai jamais eue, sur l'Acrobate du Cirque Hamilteau, une chanson BBB (= bien-belgo-belge) de notre talentueux Matt Bioul. Ça me fait penser que j'ai vraiment hâte de réparer ma voix, pour chanter en solo, en duo avec Caro ou encore en chœur, avec cœur et par cœur, l'amour, dans la bonne humeur et l'humour, comme promis, les pieds sur terre, la tête sur les épaules, dans la lune, les étoiles et les nuages, afin de réaliser mon rêve bleu, comme le bleu de ses yeux :)

Signé la fiancée du Petit Prince (bon, il n'est pas au courant que je suis sa future femme, mais je le vois en juillet, donc ça va... On s'est donné rendez-vous au cinéma ;)

I'm back, Packer !

Yopladi, yopladou !

Voilà maintenant deux semaines que je suis rentrée dans mes contrées... Pas facile ! En une semaine, j'ai pris trois kilos, tant j'étais anxieuse. Ben zut, alors, Val, t'as vraiment rien appris durant ces cinq mois ou quoi ? Mais voilà, on allait dire que c'est normal, oui ? Oui !

Et aujourd'hui, et bien j'ai envie de dire : I'M BACK ON TRACK ! Je suis trop heureuse ! J'ai posé mon sac à dos chez ma grand-mère, j'ai retrouvé ma petite chambre et mon garage d'artiste. Et puis, j'ai salué le soleil qui m'a suivie jusqu'ici ! Vive la Belgique :)

Après avoir marché les 20km le 31 mai, je me sens fin prête à (re)découvrir Bruxelles la vibrante et la savourer, avec un nouveau regard, tout frais ! Tout en prenant mon temps, cela dit... Rien ne presse plus :) :) :)

Et puis, je suis super fière de moi ! Jusqu'à présent, malgré mon down et mon petit pic de démotivation, je maintiens ma "routine-santé-mentale-et-physique" apprise en Asie puisque chaque jour, je médite, fais un peu de yoga et de pranayama (exercices de respiration), tout confondu pendant environ une heure, avec une prédominance de méditation, ma priorité sur le reste. Et entre nous, ça me fait un bien fou !!! J'aimerais m'y consacrer plus longtemps à l'avenir !

Aussi, j'ai repris le sport (l'était temps), recontacté ma logopède pour reprendre ma rééducation vocale où je l'avais laissée, mon psy pour l'une ou l'autre séance de renforcement et stabilisation, my free coach de la Fondation Benoît pour mon projet artistique et enfin, je revois petit à petit famille et amis... Tout tout bon ! Et là, je suis re-excitée comme un coucou parce que demain, ma p'tite mam(mouth) vient me chercher en caravane pour aller à la mer, dans sa maison en travaux en France, chez les Ch'tits ! Maillot, crème solaire, lunettes, moleskine, bouquin et en avant que je vais me refaire du bien ! Bon, comme j'ai clairement trop d'énergie à l'instant où je me/vous parle alors que j'ai prévu une soirée grand-mère, pijama, tisane, dodo, ben je crois que je vais me faire une petite session bonus de méditation et pranayama du soir... et surtout... me décoller de l'ordinateur ! 

Bonne nuit, les petits :)

samedi 6 juin 2015

V comme... Vipassana

A vivre, plus qu'à lire, mais bon... Aujourd'hui, je voudrais partager mon expérience spirituelle ou mes dix jours dans ce centre de méditation en Malaisie. Les règles de conduite à suivre ? No talking, no smoking, no drinking, no drugs, no sex, no sport, no internet connection, no reading, no writing, no music, no human contact... De la méditation et rien que de la méditation, jusqu'à dix heures par jour. 

Concrètement, les trois premiers jours, on fixe toute son attention sur sa respiration, sur l'air qui entre et sort de ses narines. On se focalise sur les sensations dans la zone de contact située juste au-dessus de la lèvre supérieure. Cette observation sur un périmètre aussi restreint du corps a pour but d'aiguiser l'esprit, de le maîtriser un tant soit peu. Un exercice de préparation, d'échauffement, indispensable si l'on veut pratiquer Vipassana correctement par la suite. 

C'est très difficile car au début du stage, les pensées fusent dans tous les sens, un joyeux bordel qui nous distrait constamment de notre tâche. Et pour ne rien arranger, il faut aussi compter sur les douleurs qui parcourent le corps non habitué à tenir aussi longtemps dans les quelques positions assises qui s'offrent à nous pour méditer et que l'on est en droit de tester dans cette première phase d'apprentissage. Le dos, la nuque, les cuisses, les genoux, les chevilles, les pieds... tout fait mal. On s'étire, on se masse durant les pauses et on applique un peu de baume du tigre par-ci par-là, mais rien n'y fait, ce n'est décidément pas confortable du tout. On se demande comment on va faire pour tenir les dix jours. Le doute s'installe et le mental s'emballe, amplifiant l'inconfort.

Mais dès le quatrième jour, l'esprit se calme et se concentre, on est prêt à commencer Vipassana. Une nouvelle règle s'ajoute à la routine. Pendant les trois heures dites de "strong determination", réparties dans la journée, il est interdit d'ouvrir les yeux, de bouger les bras ou de déplier les jambes. Et là, c'est parti, on entre dans le vif du sujet. On observe les sensations à travers le corps tout entier - des pieds à la tête et de la tête aux pieds, en s'efforçant de n'omettre aucune zone -, afin de comprendre leur nature, et développer l'équanimité en apprenant à ne pas y réagir : ne pas vouloir que les sensations agréables continuent, ni que les sensations désagréables cessent. 

D'abord, on ne ressent que des sensations grossières, solides, qui font franchement souffrir. Mais au fur et à mesure, le mental bien entraîné repère des sensations de plus en plus subtiles, jusqu'à parfois expérimenter un flux continu de sensations dans tout le corps. Il finit par ne plus s'attarder sur les douleurs qui ne nous atteignent plus ! Victoire. Rester assise une heure non-stop en mode statue sans que ce ne soit une véritable torture ? Check ! 

C'est génial, cette occasion de se rendre compte de la puissance de l'interconnexion corps-esprit. Chaque partie du corps est traversée par des sensations (de chaud, de froid, de picotements, de palpitations, d'engourdissement, de lourdeur, de légèreté, de contraction, de détente ...), et ce, à tout instant. Elles sont autant de manifestations directes et observables de la loi universelle de la nature qu'est l'impermanence des choses, auquel notre corps, cet amas de particules subatomiques, ne fait pas exception.

Dès lors que l'on expérimente sur nous, et donc au plus près, cette loi de l'impermanence, par le biais de nos sensations, la question suivante est posée : à quoi bon ruminer, s'arrêter sur ce qui nous fait mal ou s'attacher à ce qui nous procure du plaisir, puisque là aussi, le changement constant est de mise ? Si rien ne dure, pourquoi s'épuiser ? En effet, plus on réagit à l'aversion ou au désir, plus on déséquilibre notre esprit et plus on souffre, in fine. 

Les bienfaits de la méditation en général sont multiples. Sa pratique régulière diminue le stress, éloigne la dépression, augmente la concentration, favorise la créativité, etc. Mais Vipassana est bien plus qu'un simple moyen de soulager ses peines et vagues à l'âme en surface.

La présente technique vise d'une part, à mettre en lumière les zones d'ombre et d'ignorance de l'esprit, qui regorgent de pensées anciennes, refoulées, logées dans l'inconscient et qui parasitent nos vies de tous les jours. Un processus qui sera accéléré au cours du stage, puisqu'on ne parle pas et qu'on n'est pas sollicité. Les pensées émergent ainsi naturellement à un moment donné, suite à une sensation ressentie qui sera la clé d'un des tiroirs de la boite noire. Toute partie du corps est susceptible d'être traversée par des sensations plus ou moins fortes qui feront remonter tel ou tel souvenir, plus ou moins lointain. S'en suivent de vives réactions d'aversion si les pensées sont désagréables ou de désir si elles sont agréables. Mais d'heure en heure de travail, l'intensité de nos réactions s'atténue. Ce qui donne, au bout des dix jours, un sentiment de grand apaisement. Il suffit de voir le visage des gens, leur sourire, à la fin du cours, pour comprendre que l'effort a porté ses fruits. Bien sûr, la quantité d'impuretés mentales à déraciner variera d'une personne à l'autre, en fonction de paramètres multiples et divers tels que le karma passé, le vécu, l'éducation, l'environnement, la personnalité de chacun, etc. Mais quel que soit le poids dont on veut s'alléger, c'est à force de persévérance, continuité et discipline que l'on peut y parvenir. D'autre part, Vipassana forme à s'armer contre les nouvelles négativités du quotidien qui, à leur tour, pourraient rejoindre les couches profondes de l'esprit si l'on n'y fait pas face et par conséquent, causer de nouveaux tourments.

Ce qu'enseigne Vipassana est donc cette faculté à s'explorer mentalement et à rester équanime, neutre, face aux sensations agréables ou non qui surgissent sur le corps pendant les sessions méditatives. On se drille à se contenter de les observer objectivement avec un esprit alerte, calme et tranquille, avec en tête le principe de base que tout est voué à changer, qu'une sensation apparaît pour disparaître, encore et toujours.

Après le stage, il s'agit d'appliquer l'outil dans la vie courante, ce qui se traduit par l'aptitude à maintenir une stabilité d'esprit, une paisibilité de plus en plus grande, face aux situations cocasses de la vie. Prenons l'exemple de quelqu'un qui vous insulte. Plutôt que de réagir, il faut se recentrer sur les répercussions bio-chimiques que provoque l'insulte sur vous : un changement de rythme respiratoire, un bouillonnement à la tête, une crampe au ventre, le cœur qui bat plus vite... Ressentir son corps de la sorte et se répéter que "cela aussi va changer" ("anicca") évitent que la souffrance due à la négativité parte en escalade et s'empire jusqu'à monopoliser l'esprit pendant des heures voire des jours. Plus facile à dire qu'à faire, dans le feu de l'action. Cependant, petit à petit, à force de s'exercer, on met de moins en moins de temps à retrouver un équilibre mental après un événement fâcheux. Mais pour obtenir des résultats, il faut pratiquer Vipassana tous les jours, dans l'idéal, matin et soir, à raison d'une heure en moyenne par session.

Enfin, le dernier jour, on apprend la méditation dite de l'amour bienveillant vis-à-vis de tous, une technique à utiliser en clôture de session de méditation Vipassana où l'on se répète, pendant l'une ou l'autre minute : "may I be happy and free from suffering, anger and hatred, may I live in harmony and generate pure, infinite and compassionate love" puis, si l'humeur est à la bonté et nous y invite : "may all beings be happy, share my merits, my love, my peace, my good will..." Et pour que le retour à la réalité ne soit pas trop brutal, on est à nouveau autorisé à parler aux autres méditants.

Et voilà ! Tous à vos coussins !

vendredi 5 juin 2015

Anicca

J'ai l'impression que ça fait une éternité depuis mon dernier article. Je ne me sentais pas très bien, d'ailleurs, quand je l'ai écrit... Le premier anniversaire du décès d'Olivier approchait à grand pas. J'appréhendais fortement cette journée que j'allais passer loin de la famille et des amis, en Asie, comme lors de l'accident, le 18 mai dernier. J'avais peur de me laisser envahir par mes émotions et de ne pas bien gérer nerveusement. Et puis, les choses allaient s'enchaîner : une dernière semaine à Bali, le retour à Bangkok, l'avion pour Bruxelles, les 20km... Et je doutais et m'en faisais...

Je me suis dit qu'un stage de méditation intensif, en Malaisie, du 6 au 17 mai ne pouvait que m'aider face à ces craintes. Faire silence pendant dix jours, déconnectée, coupée du monde extérieur et de toute activité, en position assise des heures durant, seule avec mon esprit quelque peu agité, constituait probablement le plus grand challenge du voyage, mais à ce stade, il m'apparaissait plus que nécessaire de passer par là. Je voyais ces dix journées comme une occasion rêvée de faire le vide, le point voire revenir en Belgique avec une technique précise et efficace de méditation à intégrer dans ma routine, pour mon plus grand bien-être.

J'ai entendu parler de la méditation Vipassana pour la première fois au Laos, en janvier, via Caroline et Laure, une belge et une française fort sympathiques et, comme beaucoup des backpackers rencontrés tout au long de mon périple, en route sur un chemin d'ouverture spirituelle très inspirant.

Il y a une trentaine de centres à travers le monde (dont un en Belgique) et des cours tous les mois. J'ai hésité à participer à l'un d'entre eux, en Thaïlande, juste après ma semaine de jeûne à Koh Samui, en février. Mais je me suis dégonflée. Je ne l'ai pas senti. Trop tôt. Pas prête. Or, c'est le genre de décisions à ne pas prendre à la légère. Il faut être déterminé et sûr de vouloir participer à cette aventure exigeante. Surtout qu'une fois là-bas, il n'est pas envisageable de quitter les lieux avant la fin.

Le programme ? Lever à 4h30 et extinction des feux à 22h. Petit déjeuner à 6h30, lunch à 11h30 et fruits à 17h. Le tout est végétarien. Les hommes et les femmes sont séparés. Le contact, même visuel, avec les autres n'est pas permis. Et l'on se doit de limiter la communication avec le staff bénévole au strict minimum, si l'on veut profiter au maximum des effets du cours. Si l'on additionne toutes les plages horaires disponibles à la méditation sur une journée, cela fait un total de dix heures. J'ai travaillé un jour à ce rythme. Le premier. Après, je me suis tenue à une moyenne de cinq à six heures par jour. Siestant, le reste du temps, à défaut de pouvoir faire autre chose. Nous sommes guidés dans la pratique par les instructions de S.N. Goenka, pré-enregistrées et rediffusées dans le grand hall où l'on se retrouve à environ deux cents participants, face aux trois professeurs du lieu. Et chaque soir, de 19h à 20h15, nous est dispensée la théorie qui récapitule ce qui a été appris et ressenti au cours de la journée et donne de nouvelles consignes pour évoluer dans la technique dès le lendemain.

Intense. Hard core. Franchement pas évident, d'autant qu'il faisait très chaud et humide, que je dormais mal et que je me suis fait bouffée par des bêtes que rien ne repoussait. Mais voilà, je l'ai fait et j'en suis très contente. D'ailleurs, je recommande vivement cette expérience (que je vais tenter de raconter, dans l'article qui va suivre). En sortant, je me suis sentie bien plus légère qu'à l'arrivée et si apaisée ! 

Et puis, de retour à Kuala Lumpur, à l'auberge "Le Village", j'ai rencontré trois de mes camarades de stage, Gwen, Hayden et Max. France, Nouvelle-Zélande, USA. Le courant est très vite bien passé. Du coup, j'ai senti de partager avec eux ma chanson pour Olivier et mon histoire. Ça m'a soulagée de pouvoir en parler. Après une nuit blanche à converser, faire du yoga et méditer sur la terrasse du rooftop (normal, haha), on a passé le 18 mai dans la joie et la bonne humeur, à flâner de stand de street food en stand de street food, dans Chinatown. Ils m'ont épaulée dans mon épreuve et à mon plus grand bonheur, m'ont accompagnée à Bali, la semaine qui a suivi. Je ne pouvais pas espérer mieux que cette belle amitié de voyage pour terminer en douceur mon périple. Fiou !