mercredi 23 septembre 2015

A fleur de peau

Roooh... Après le film sur Amy Winehouse, celui sur Marguerite Dumont. Deux grosses claques qui m'ont quelque peu paniquée parce qu'elles me renvoient à une certaine réalité, loin de celle idéalisée que mon imaginaire façonne et que j'appelle ma disney-réalité. Ce conte de fées où tout le monde est gentil et dans lequel je peux m'accomplir et m'épanouir, sans obstacles, selon mes envies profondes, aux côtés des personnes que j'aime. J'ai tellement mal, à chaque fois qu'une rencontre, une relation, une expérience, un film... confronte ma version édulcorée du réel et me rappelle qu'on n'est pas dans un Walt Disney. Ca me rend triste et en colère de constater ce décalage et là, tout ce qui peut m'apaiser, temporairement, dans ces moments de fragilité (avant d'agir en sens inverse, bien sûr), ce sont des câlins et le frigo. Pfff... Nul !

La source de mes problèmes, le point de départ du cercle vicieux dans lequel je me suis retrouvée si longtemps, il est là. La clé, la solution est donc là aussi : y a plus qu'à regarder la réalité en fa(r)ce, avec ses bémols, l'accepter et faire avec. Au mieux. C'est probablement ce que tentait de m'expliquer mon frère quand il m'assénait d'arrêter de rêver les yeux ouverts. C'est ce que me répète mon roi Albert, inlassablement. Il me faut du temps pour percuter. Bien plus que je n'aurais jamais imaginé.

Donc, si je cesse de la fuir, cette réalité qui a tout de même mille bons côtés pour peu que je m'aventure aux bons endroits et prenne le temps de les chercher, il est plus que probable que je sois plus heureuse sur la durée, car je n'aurai pas le choix que de revoir mon idéal à la baisse et avec lui, mes frustrations... Et du coup, il y aura moins matière à compenser par la bouffe ou les mecs. Et donc moins de souffrance intérieure, aussi. Non négligeable. Ce qui devrait m'amener à gaspiller moins d'énergie dans ce qui n'en vaut pas la peine et à l'économiser pour ce qui me fait sens, à savoir la famille, les amis, les rencontres, la musique et les voyages. 

Je sens qu'après plus de deux ans de travail sur moi-même, je commence seulement à renforcer la fleur bleue au coeur d'artichaut que je suis. Je n'ai pas encore tout à fait atterri de mon voyage dans la lune, mais ça y est, j'aperçois la terre, elle se rapproche. Je terminerais cette réflexion nocturne par une citation (non mot pour mot) du prof de chant de Marguerite : "Deux options s'offrent à toi. Soit tu rêves ta vie, soit tu l'accomplis". Moi, je voudrais juste tenter d'accomplir mes rêves dans cette vie. Tout en restant réaliste, pardi !

dimanche 13 septembre 2015

Ambi-Valentine

Je ferais mieux de déballer plutôt que de m'emballer, parfois. Le blog m'avait manqué. J'aime ces rendez-vous avec moi-même et avec vous. Je sais que vous êtes là et ça me fait du bien dans mes grands moments de solitude. Et ce qu'il est bon d'écrire, j'avais presque oublié !

Cela faisait un peu plus de deux semaines que je surfais dans le creux du creux de la vague de mon âme, touchée-coulée par le flot de lames de mes larmes. Puis, aujourd'hui, je me suis dit : "Assez ! On se relève, petite Val. Oui, la vie est un combat. Non, ne lâche pas, bats-toi, sors tes armes, tes outils et pratique-les !" 

Cela me ramène à l'essentiel de la mission que je me suis donnée dans l'avion de retour d'Asie, en mai, à la veille des 20km de Bruxelles : "Marche ou crève ! Sur ta voie et dans ton axe. Recentre-toi, perds pas le nord ni le moral, bon sang ! Te laisse pas distraire par des futilités, c'est pas possible de se laisser emporter, aller, faire... comme ça ! Pas si fastoche d'être fantoche, Gavroche. Et puis ça sonne cloche. Cesse de louper le coche, pauvre mioche qui s'effiloche à force d'avoir toujours les pétoches de se prendre des roches !"

Or, ma voie lactée vers ma lune qui semble à des années-lumière de moi, c'est le travail de ma voix, baromètre de mon humeur. Plus je l'exerce, mieux elle se porte et moi aussi. Mais c'est super difficile car, depuis l'opération de mes cordes vocales, il y a un an tout juste, je dois tout réapprendre. Il y a plein de notes, d'intentions que je ne parviens plus à faire. Ce qui m'amène à douter de moi et de ce que je fais et forcément, ma voix en est fragilisée. Trop souvent, je remets en question ce chemin que je tente d'emprunter. 

Ici, je me le répète, une bonne fois pour toute : "Ca suffit, maintenant. A la poubelle, cette ambivalence paralysante. Si tu veux chanter seule ou en chorale, faire des featurings sympas, donner des cours de chant, passer des castings, faire des voix-off ou que sais-je encore... Y a rien à faire, faut que tu croies en toi et que tu le bosses cet outil que tu voudrais professionnel ! ASSUME, VAL ! Tout le reste, c'est du bonus. Une chose à la fois, punaise !"

Je pense que je vais m'imprimer en énorme pour mon mur un truc du genre : "CV, comme Croughs Valentine et son Curriculum Vitae autour de ses Cordes Vocales". Voilà les amis. Telle est ma résolution pour cette année 2015-2016 : (m')investir pour reconstruire ma voix. Pour le reste... on verra.

En orbite

Chère Etoile, montre-moi ta lune que je juge si t'es bonne. Mais approche-toi, parce que je n'y vois rien ! Cet été, j'ai fait une rencontre qui m'en a mis plein les yeux, des étoiles. Sur le moment, qu'elles étaient bonnes... à croquer, avec leurs lunes de miel pleines... à craquer. Mais il m'a fallu du temps pour comprendre qu'elles étaient filantes et aveuglantes, ces étoiles.

Voici mes symptômes, jolie môme : ma vision n'a jamais été aussi floue, aussi trouble. J'ai le regard vide depuis une semaine. Et puis je vois trop grand et en double bouchée. Mon ventre est plus petit que mes yeux, apparemment. Alors voilà. J'ai décidé de réagir. Sache que dès demain, je regarderai la vie d'un autre angle. Un nouveau jour se lève. J'en ai la larme à l'oeil. En effet, je me confie à Monsieur Compas-Dans-l'Oeil-De-Boeuf qui, après avoir jeté un coup d'oeil, non du coin de l'oeil, à mes yeux bigleux auxquels je tiens comme à leur prunelle, m'a dit pouvoir me soigner en un clin d'oeil, de son major laser de super docteur ! 

Y en a marre de ne pas avoir les yeux en face des trous. Ca va me coûter les yeux de la tête. Une opération délicate et exorbitante, mais bon, faut ce qu'il faut. Ceci étant dit, ce qu'il faut surtout, là, c'est que je ferme l'oeil de la nuit si je ne veux pas tourner de l'oeil. Vivement voir d'un très bon oeil ce qui m'était invisible à l'oeil nu. Vivement me relever... du bon pied, bon oeil. Vivement boire à l'oeil... à ma santé !