mardi 23 février 2016

Il était une soif...

J'ai soif d'explorer le monde, de voyager quand je rencontre un chevalier, sensible et sensé, un conteur de belles histoires comme j'aime à les écouter... Lors du seul et unique périple que l'on ne fera jamais ensemble dans cette vie, le chevalier me désigne, de sa voix douce et réconfortante, le chemin vers la lune, brillante, scintillante. Moi, fascinée, je décide, main dans la sienne, de grimper jusqu'à elle, à vitesse constante et d'une force tranquille. Là-haut, en silence, je contemple la vue, comme étreinte par le ciel et ses étoiles, hypnotisée par la beauté de la simplicité du moment, de l'instant présent.

dimanche 21 février 2016

Minuit, ma nuit m'ennuie


La lune est belle, 
La lune gèle, 
La lune est frêle, 
Elle fait du zèle, 
Elles sont de miel, 
Ses étincelles 
Qui me rappellent 
Que face au ciel, 
à l’éternel, 
Je suis pucelle, 
Je suis mortelle.






A toi, l'âme de l'Angèle 
Qui a touché mon coeur rebelle 
Qui bat, vivant, qui bat de l'aile, 
L'aile d'une petite hirondelle 
Qui siffle au loin sa ritournelle, 
Malgré les vents, malgré la grêle,
En cette nuit si intemporelle...

mercredi 10 février 2016

On se tient au jus ?

Aaaah ! Le jeûne se rapproche, quelle histoire ! Depuis lundi 1er février, j'ai commencé à me préparer à cette semaine de randonnée en Drôme Provençale où mes seuls repas seront... de l'eau. Quelle folle, je suis, me direz-vous... Non, non, d'en avoir ressenti tous les bienfaits, l'an passé en Thaïlande, c'est avec grand'joie que je réitère l'aventure cette année... Plus je lis et me renseigne à ce sujet, plus je suis convaincue par l'approche. Il faut dire qu'elle me convient à moi et que je la sens bien. Si ce n'est pas votre cas, surtout n'essayez même pas ! A chacun sa méthode, dépendant de son style de vie, son parcours, etc.

Comme la fois précédente, il s'agit de diminuer peu à peu sa consommation de merdes, d'ici le premier jour de jeûne. La semaine passée, j'ai donc enlevé les crasses (chocolat, biscuits, gâteaux, chips), le café et l'alcool. Cette semaine, j'ai enlevé les laitages, la viande et les féculents. Hormis les flocons d'avoine et le lait de soja du matin, ainsi que les galettes de riz et de maïs, je n'ai mangé que des fruits et des légumes, sous forme de jus, tapenades, boulettes... 

Il a donc fallu que je ressorte de ma cave mon attirail de naturopathe (cuit-vapeur, extracteur, blender...). Et franchement, jusqu'à présent, mon corps le vit très bien. Pas de manque, ni de déprime et un meilleur état de santé (j'ai commencé limite grippée, ganglions enflammés, aphone, me voilà guillerette et bien en forme). Il faut dire que je me suis également inscrite à un stage d'acro-yoga-dynamique, à l'Espace Catastrophe,  de 19 à 22h depuis ce lundi et jusque vendredi. Or, la pratique est vivement conseillée en période de détoxination. Car cela demande beaucoup d'énergie, laquelle circule plus librement avec le yoga et la respiration profonde. Par ailleurs, pour réussir mon challenge au mieux, j'ai choisi de me focaliser sur ma remise en forme en ne prévoyant rien d'autre à l'agenda.

Ce soir, c'est le grand soir, puisque je passe à l'étape suivant : je m'enfile une bouteille de jus de pruneaux, à la veille de mon irrigation du côlon, réservée chez une spécialiste, dans le centre de Bruxelles (recommandé avant et après le jeûne. Moi j'en fais un avant et j'utiliserai un bock à lavement de la pharmacie après). Et dès demain, je ne mange plus que liquide (soupe et jus de fruits et légumes) jusque samedi où le jeune hydraulique démarre !

Forcément, le plan est de changer petit à petit mon alimentation sur le long terme (ce que je n'étais pas prête à faire avant ce jour), à savoir cuisiner plus et mieux, en mettant les légumes à l'honneur, tout en maintenant de faire une detox à chaque changement de saison, quatre fois par an, mais probablement pas aussi complète que celle que je m'apprête à faire cette fois-ci (de fait, après le jeûne, je m'attaque à la cure de foie et de l'intestin, affaire à suivre dans un prochain article. J'aurai terminé tout mon petit programme le 6 mars et vous tiendrai au courant de mon état). 

Bien sûr, je ne renoncerai pas, du jour au lendemain, à toutes les choses bonnes au goût mais pas bonnes pour moi, qui ont fait le chemin de mon tube digestif dans le passé, mais clairement, je compte manger de façon plus ponctuelle et occasionnelle ce genre de mets adipeux ou sucrés. J'ai déjà hâte de me réintéresser, comme il y a deux ans, à l'alimentation vivante, il y a tellement de possibilités ! Je suis très contente, car j'ai rencontré, à l'Espace Catastrophe, d'autres filles avec qui on risque de s'organiser de temps en temps des soirées-cuisine de la sorte, histoire d'échanger tous nos trucs, astuces et recettes ! Si ce n'est pas encourageant, tout ça ? 

lundi 8 février 2016

Mushroom cloud

Atomic, comme l’amour que je porte en moi et cherche à partager au plus grand nombre, à travers mes mots, ma musique, mes images, à une époque où trop de haine et de colère gangrènent nos veines, polluent notre ère. L’amour, cette magnifique arme de construction massive, je cherche à l’utiliser au mieux afin d’émettre une radioactivité d’ondes positives maximale, avec l’aide des puissants moyens actuels que sont les réseaux sociaux.

Depuis longtemps, je tente de dire les choses simplement - et c'est compliqué -, de traduire ce que je vis, traverse, ressens dans des messages que j'aimerais, à terme, rendre les plus universels possibles, pour parler à l’âme des gens, et non pas à leur intellect, et ce, quelles que soient leur culture, leur origine, leur profession… Car ce sont bien les vibrations qui importent quand on écoute une musique, plus que la forme, la langue, les instruments utilisés pour réaliser ce qui la compose, me semble-t-il.

Atomic, comme l’atome, à la base de la communication, de la matière, symbolisé par notre monument national, l’Atomium, qui s'élève à Bruxelles, le coeur de l'Europe. Je revendique ma belgitude, je suis fière de mon petit pays plein de ressources, de potentiel et riche par sa diversité culturelle. C’est un défi de représenter ce pays à un niveau international, dans le domaine artistique, car nous n’avons pas forcément les structures ni la reconnaissance dont bénéficient nos pays voisins mais nous avons certainement le coeur, l’humour et l’autodérision. Une Belgique créative, pleine de belles personnes. Telles sont nos forces et je voudrais vraiment les utiliser dans mon projet.

Atomic, la virtuelle, est née sur internet, sous forme de blog, en avril 2014, d’une volonté et d’un besoin vital de me libérer de mes mots, de mes maux, d’apprendre à entrer en contact, plus que jamais avec moi-même et avec l’Autre, à commencer par les membres de ma famille. Il a vu le jour dans un sentiment de grande solitude et d’angoisse, à la veille de mon premier départ en Asie, après deux années de dépression et de suivi thérapeutique intensif. Il s’agissait d’extérioriser ce que j’avais tant inhibé et qui pesait trop lourd dans ma tête. Via cette écriture cathartique, au fil des articles, j’espérais comprendre, guérir et prendre du recul par rapport à tout ce qui avait pu me freiner, me bloquer dans mon épanouissement et mon développement personnels, seule, en famille et ailleurs, loin d’être à l’écoute de ma nature humaine, de mon coeur, desquels j’étais totalement désolidarisée. Comme disloquée. Le but ultime et urgent : faire de la place à la couleur, la joie et la créativité, enfouies sous une couche de noeuds mentaux à n’en plus finir. Qui pouvait prédire qu'un mois plus tard, mon frère courrait vers le ciel ? Les écrits ont naturellement pris une autre tournure. Mais il était trop tard, j'avais déjà goûté aux bienfaits de ma méthode, impossible de m'arrêter dans ma lancée, je galopais sur mon clavier, mors aux dents, encore plus déterminée à ne plus garder ma langue en poche.

Ce blog constituait une tentative de plus de relativisation de mon passé, afin de l’accepter et d’aller de l’avant, petit à petit, avec l’aide du temps et de mes proches. Les mots ont d’abord été durs et maladroits, baignés de colère, derrière laquelle il y avait une énorme tristesse et une grand peur, les choses dites et décrites de façon parfois crue, brute et brutale. Je m'excuse, d'ailleurs, auprès des personnes que j'ai pu blesser, telle n'a jamais été mon intention. Mais toujours, j'ai mis un point d'honneur à rester vraie, sincère et honnête avec moi-même, consciente du difficile processus de reconstruction dans lequel j’avais décidé de m’embarquer, sur le long terme, quitte à choquer à court terme. Beaucoup de personnes ont eu peur que je me fasse du mal en écrivant, que je me brûle aux yeux du monde, des internautes, d'autres m'ont encouragée à enlever mon blog de la toile et écrire pour moi. Mais c’était plus fort que moi, une étape nécessaire, qui me faisait sens, pour me sortir du trou noir dans lequel je m’étais retrouvée, m’affranchir du regard de l’autre et me reconnaitre. Aussi, je voulais témoigner en direct de mon combat au quotidien depuis mon "global burn out", sachant pertinemment que ce phénomène était loin d'être unique, voire de plus en plus tendance, autour de moi. S'il y avait le moindre espoir de m'en sortir, peut-être allais-je pouvoir en aider d'autres, en racontant mon histoire.

Aujourd’hui moins dans l’émotionnel, plus à l’écoute de mes émotions et plus en contrôle, je renais, je revis, même si le travail n’est jamais vraiment terminé. Ce qui compte, c’est qu’à l’heure actuelle, je me sens prête à me lancer plus concrètement dans la poursuite de ma mission existentielle qu’est la communication de mon message positif et optimiste qui invite à apprendre à se connaitre, à aller à sa propre rencontre, à s’écouter, s’aimer afin de vivre sa vie, avec ses hauts et ses bas, ses épreuves, ses combats mais aussi tous ses petits bonheurs, dans le respect de soi et des autres, qu’on ne peut aimer si l’on se refuse soi-même.

Je remuerai ciel et terre, père et mère, soeurs et frères, pour accomplir ma mission planétaire d’atteindre des vers issus de ma chair, la lune, la terre, voire tout l’univers. Le chemin sera loin d’être facile, semé de nouvelles embuches et frustrations, il me faudra énormément travailler et apprendre, sans me reposer sur mes lauriers, mais il sera aussi riche de belles rencontres et nouvelles expériences, éléments qui sont, finalement, bien plus importants que n’importe quel résultat et qui représentent les seuls réels fruits que je voudrais cueillir et savourer, les deux pieds dans l’instant présent.

Cher moi, chers lecteurs, je m’engage solennellement à aller au bout de mes rêves, pour que le jour où je serai appelée là-haut à mon tour, je puisse me murmurer : « au moins, tu ne pourras pas dire que tu n’auras pas essayé ».

Voilà l'état d'esprit dans lequel j'ai écrit Sister, il y a un an et demi maintenant, alors que je venais tout juste de me faire opérer des cordes vocales, réfugiée chez ma grand-mère pour une période indéterminée. Cette lettre céleste que m'envoie mon frère et que je me lis à moi-même et partage avec vous aujourd'hui, dans sa version pré-produite et loin d'être parfaite, me donne le ton et me guidera tout au long de cette année 2016 et de celles qui suivront...

L.O.V.E,

Atomic

mercredi 3 février 2016

Le bilan, les plans

Trois jours que le catering pour Burkland est terminé. Quelle expérience ! Plein de belles rencontres et surtout un challenge socio-professionnel qu'il m'était important de relever. Done ! Je peux vraiment être contente de moi, pour le coup. Par la suite, je m'attendais à sombrer dans une déprime pas possible, après un mois de vie active, entourée de la sorte, et bien pas du tout. Au contraire, je suis motivée, là. Fatiguée, un brin malade, mais prête à retrouver la forme pour poursuivre mes projets artistiques. 

Depuis lundi, j'ai jeûné un jour (une première en Belgique, yes !), beaucoup dormi, je me suis fait une matinée au Riad Hammam de Schaerbeek pour un soin complet du corps (manque plus que le massage chez l'ostéopathe) et avec mon papa, je me suis baladée au Château de La Hulpe 1h20, dans mes toutes nouvelles chaussures de marche achetées la veille avant de nettoyer à fond la voiture (qui a vu passer soupes, frites, poubelles et j'en passe...). J'ai aussi eu mon cours de chant, booké un cours de Logic Pro avec Konoba pour samedi et mis à jour ma paperasse et mes comptes, entre mes lessives et un grand rangement de ma chambre. Et puis j'ai repris contact avec mon psy. Ce que ça fait du bien de barrer tous ces trucs de ma liste de choses à faire ! 

Demain, j'ai rendez-vous avec la Sabam, la Smart et Loonastar, une agence people, en vue de faire des figurations ou plus, qui sait. Et enfin, j'ai organisé des rencontres avec mes amis, parce qu'il était temps et que je le sens bien, pour une fois : une petite bouffe à Châtelain ce soir, un verre à Flagey demain, un concert au Bota (dans le cadre du festival Propulse) vendredi, le concert d'Angèle dans le centre, dimanche... Wouhou, des trucs de jeunes, quoi ! J'aime bien jouer au Scrabble, regarder mes portraits d'artistes à la télé et lire mes livres psychos, mais là, je vais péter un câble si je ne me sors pas un peu !

Je me fais une joie de tout ce petit programme et ça, c'est très bon signe. Je sens que la dépression et le vide identitaire se résorbent, que je commence à m'ancrer dans le réel après être restée longtemps bloquée dans mon imaginaire. Qu'au fond de moi, quelque chose de plus stable, équilibré et solide se construit petit à petit. Je suis loin de l'autonomie fonctionnelle (je suis toujours chez grand mère, avec des allocations) et affective (avec les mecs, c'est pas encore ça), mais je mets les bases pour y parvenir... Les doutes et les downs sont toujours bien là, mais ils sont suivis des jours plus lumineux, alors on s'y fait, on accepte, on laisse couler, on attend que ça passe, car ça passe...

Sinon, j'ai décidé de faire attention à mon alimentation et augmenter mon confort intérieur, dans les semaines qui viennent. Au menu : jus de légumes, 15h de yoga à l'Espace Catastrophe, en soirée, pendant les vacances de Carnaval et puis, du 13 au 20 février, je me prends des petites vacances "jeûne et randonnée" en Drôme Provençale (sous les conseils de l'actrice de Burkland). Grand nettoyage de printemps. J'aimerais retrouver toute mon énergie pour me remettre à ma musique et à celles du spectacle pour enfants qui ne finira pas dans les écoles, mais dans les théâtres et centres culturels, finalement... La bonne nouvelle !

Pour les manqués du mois de janvier, je citerai mon casting pour la comédie musicale Evita où j'ai vraiment fait n'importe quoi devant le jury, en danse. Je suis partie en freestyle, c'était fun mais pas très convaincant. Bon. Autre échec, je n'ai pas passé le casting chant. Trop fatiguée par le catering. Fallait pas insister. C'était clairement pas le bon timing, pour moi. Dommage. Puis y a eu l'annulation en dernière minute de ma participation à la scène ouverte "Rimes féminines", samedi dernier. Je pense que ça m'aurait bien plus, mais physiquement, je me sentais juste incapable. Au lieu de ça, j'ai composé un début de chanson et regardé The Voice France. Quel niveau, merde, waw, dingue ! J'ai aussi postulé pour le concours "Du F. dans le texte" duquel j'ai été recalée. Je m'y attendais, mais fallait que j'essaye, quand même. 

Tout ça pour dire qu'il y a encore beaucoup de travail. Je suis déjà bien contente d'avoir sorti le morceau "Sister" sur Youtube et Soundcloud, même si, entre nous, j'ai l'impression qu'il est passé à la trappe, mais voilà, les réseaux sociaux, c'est ça aussi et c'est pas bien grave. A nouveau, je ne m'en fais pas. Grâce à ce morceau, j'ai trouvé la personne avec qui je voulais bosser sur ma maquette piano-voix d'abord, puis sur ma maquette pro, avec arrangements (pour ne pas parler d'EP ou d'album, encore) que j'aimerais prête d'ici fin 2016, afin de l'envoyer aux contacts que j'ai en tête. L'autre objectif est mon retour sur scène avec mon premier concert depuis longtemps à la mi-mars et celui de septembre, au Toots Jazz Festival, à La Hulpe. Pour ce faire, je cherche activement un(e) guitariste. A bon entendeur. Et parallèlement, j'ai trois compos sur le feu que je veux terminer !!!

No pressure... Only pleasure !