samedi 30 avril 2016

Parade, Paris, Paradis

Ma semaine à Paris s'est achevée aujourd'hui, sur un bon rendez-vous musical avec un des artistes rencontrés à Astaffort, mi-avril, juste avant l'exotique covoiturage qui me ramena à Bruxelles en soirée, dans une ambiance camerounaise très conviviale !

A la base, je devais venir à Paname pour un stage au Cours Florent, mais celui-ci a été annulé faute d'assez de participants. J'ai quand même tenu à y faire un saut, car depuis janvier 2013 - et mon retour express à Bruxelles pour burn out après treize mois de journalisme culturel -, je n'y avais encore jamais remis les pieds,  réticente à me replonger dans la ville qui m'a vue plonger.

Au final, je ne regrette pas mes quelques jours ici, au contraire. J'ai revu beaucoup de mes amis et je me suis remémorée les bons moments que j'avais enfouis et cachés derrière une couche de ressentis négatifs. C'est comme si ce retour dans un état d'esprit de loin plus serein que la dernière fois, signait l'acceptation de cette période difficile de ma vie. Le chemin parcouru en trois ans m'a clairement aidée à prendre de la distance par rapport à cette première épreuve. Il est bon que je m'en rende compte, que je m'en félicite aussi, pour me rappeler que je n'ai pas fait du surplace, comme j'ai tendance à m'en convaincre dans les bas.

Mon bilan ? J'aime Paris autant que je la déteste. Ca grouille, ça se bouscule, ça respire mal... Et en même temps, ça bouge, ça vit, ça danse... Une capitale complexe dans laquelle, selon moi, tu gagnes à savoir ce que tu es venu chercher si tu ne veux pas t'y perdre ni couler.

lundi 25 avril 2016

Back (on) stage

Hier, Atomic a eu deux ans ! Quoi de mieux qu'un concert à Belge une Fois pour célébrer cet anniversaire ? Qui plus est le premier depuis décembre 2013, avec mon ami Alex, devenu officiellement le nouveau guitariste d'avenue. Il s'est bouffé douze morceaux en une semaine et franchement, après seulement trois répétitions, le résultat fut plus que satisfaisant ! Chapeau, l'artiste ! Il est super motivé par le projet (à suivre ici) et ça me fait trop plaisir. Je ne me lasse pas d'interpréter ce répertoire en anglais (écrit et composé par David, mon ex-compagnon), dont certaines chansons ont plus de huit ans... Je compte bien leur donner un nouveau souffle et les travailler sérieusement, dans les moindres détails (y a du boulot) parce qu'elles le valent bien ! Quelques personnes qui me sont chères sont venues nous écouter, en plus de celles de passage, en cet après-midi entre grosses pluies et timides rayons de soleil. Dans ce concept store aussi sympathique et accueillant que ses propriétaires, les gens avaient le sourire et moi aussi. Je m'étais donné comme objectifs de ne pas me stresser inutilement, d'être à l'aise et de passer un bon moment en musique et en belle compagnie. Ca, c'est fait ! Je ne voulais pas qu'il en soit autrement pour ce retour concret dans le vif du sujet.

lundi 18 avril 2016

Les joyeux laborantins de la chanson

Me voilà rentrée de mon séjour à Astaffort, dans le cadre de la 14ème édition du Labo Chansons, un workshop signé par Voix du Sud et développé suite à l’envie de Francis Cabrel, il y a 22 ans, de réunir sous un même toit des auteurs, compositeurs et interprètes désireux d’une part, d’apprendre, de se dépasser, et d’évoluer par le biais de l’échange et du travail en collectif, et d’autre part, de se rencontrer pour favoriser d’éventuelles collaborations par la suite. Concrètement, cela se traduit par une expérience unique, intense et complète, sur deux jours, qui met au défi quinze passionnés de musique de tous styles de créer des morceaux ensemble et dans l’urgence, guidés par des intervenants professionnels, accessibles et sympathiques !

Le premier soir, on débarque, on s’installe dans nos chambres, on boit un verre, on mange un bout, on papote tranquillement, on se détend... Jusqu’à ce que le président de l’association nous invite à nous diriger dans la pièce d’à côté pour un tour de table surprise où chacun doit évoquer son parcours, ses attentes et illustrer son univers par une petite démonstration. Boum ! Tout de suite, on fait moins les malins, le stress monte en flèche, avec son lot de plaques et de palpitations. Les visages se crispent et font la grimace. J’entends quelques rictus nerveux par-ci, capte quelques regards inquiets par-là. La tension est palpable et il semble qu’un sentiment de grande solitude gagne les participants. Mais bon, tout le monde a passé l’épreuve et personne n’en est mort. Seule la glace a été brisée.

Dès le lendemain, on attaque la formation en tant que telle avec, au menu, bien répartis sur les deux journées : un cours interactif sur la chanson française (lequel m’a foutu une bonne claque par rapport à mes premières chansons qui vont très probablement subir de profondes modifications) ; un atelier d’interprétation décalé sur le thème de la « racine vocale » ; l’écriture de deux titres avec deux groupes différents de trois personnes - dont « Une histoire à la con » que je compte bien intégrer à mon répertoire -, joués à chaud devant le reste du groupe et quelques invités extérieurs.

Ce programme bien chargé a fait vivre à nos cerveaux une bonne poignée d’heures de haute concentration, contrebalancées par les moments de détente tels que le concert acoustique des membres du staff et les jams. Le tout dans une bonne ambiance qui doit sans doute pas mal aux apéros au Floc de Gascogne, délicieux repas et quelques verres de vin rouge ;)

Bref, autant vous dire qu’à l’heure où je vous écris, j’ai encore la tête immergée dans ce cocktail détonant d’instants forts, de belles rencontres, de nouveaux outils, de pistes à explorer, d’enseignements à décanter, digérer et intégrer. Il est clair que j'en ressors grandie et inspirée, des images, des idées, des sons et des mots plein la tête. Mais surtout, piquée par le brûlant désir de continuer sur cette voie et d’avancer avec d’autres !

dimanche 3 avril 2016

Atomic power !

J'avance, les amis, j'avance. Doucement mais sûrement... Cela fait deux semaines que je me discipline à travailler 2h par jour, seule dans ma chambre, ma voix, mon piano, les deux ensemble, que ce soit pour Atomic (en français), Avenue. (en anglais) ou pour la chanson de mariage de mon amie, "Quand on n'a que l'amour", à interpréter à la messe. Les progrès sont là et je n'en suis pas peu fière. Je commence à pouvoir m'amuser vocalement, à chanter de façon plus libre, quand je suis bien échauffée. Je dois beaucoup à mon super prof de chant Fabrice Pillet, qui me donne cours 1h30 par semaine depuis octobre dernier (un ingénieur du son vocal, le type). 

Le reste de la journée, je me mets comme je peux en condition pour atteindre mes objectifs de travail  : je marche, je médite, je fais mes exos de respiration, je lis, je regarde des portraits d'artistes inspirants (récemment Johnny, Lara Fabian et Françoise Hardy) et... je bouffe, bah oui, ça, malheureusement, j'ai vraiment du mal à contrôler les quantités que j'ingurgite ! Enfin... Le moral est là -  j'ai la niaque, ouais - et je suis persuadée que lorsque je sortirai ma tête, sur des petites scènes, jams et autres, mes troubles alimentaires s'évanouiront progressivement. J'ai décidé de ne plus lutter contre mes crises de boulimie et d'accepter qu'elles font temporairement partie de ma vie, tout comme ce corps que je ne reconnais pas. 

Côté potes, amours et soirées, tout est bien calme et ça me convient. Je ne sors pas beaucoup, je vois quelques amis, en toute simplicité, par-ci, par-là, et savoure de faire de longues nuits de mamie qui me permettent d'être efficace le jour ! Il y a un temps pour tout. Les distractions en tout genre bien que nécessaires et très agréables, sont pour moi secondaires, actuellement. Enfin, avec le soleil qui arrive, cela pourrait bien basculer :)

Chanter face au public me manque tellement ! Mais je ne voudrais surtout pas brusquer les choses, j'ai encore énormément de boulot : quatre nouveaux textes à mettre en musique, des cours de piano à prendre pour pimper et colorer mon jeu, chanson par chanson,  des arrangements à tester et surtout... mon interprétation à bosser ! Jusqu'ici, j'ai récité des textes sur de la musique. J'ai fait mon job, comme on dit. Aujourd'hui, c'est différent, je veux vivre mes paroles, être mes paroles, transcender mes paroles. Envoyer du lourd, sans en faire trop, pas évident ! Patience, courage, persévérance et indulgence et tout ira bien... 

Du coup, j'ai décidé de suivre quelques formations prochainement : fin avril, je me rends à une semaine de stage pour auteurs, compositeurs, interprètes, à Paris, au cours Florent, en plus de mes deux jours de workshop dans la même veine, à Astaffort, avec l'équipe de Francis Cabrel, mi-avril. J'ai également en tête de faire un deuxième stage du cours Florent, fin de l'été, sur le coaching vocal et l'interprétation. Au top ! Et dès lundi, j'ai une formation de 9h sur trois jours, intitulée "Le corps de la voix et la voix du corps", rue de la Glacière à Saint-Gilles. Il m'est impératif d'évoluer et de grandir artistiquement ! C'est dans cet élan que je me suis aussi inscrite à un e-learning de trois mois autour des fondamentaux pour une voix saine, animé par Emmanuelle Trinquesse. Je suis curieuse d'expérimenter cette méthode...

En parallèle, je réponds à des annonces de castings pour voix off et autres. Je me suis rendue à deux d'entre eux, la semaine passée. Peu importe que je sois retenue ou non, je me félicite déjà d'y être allée sans me décourager d'office ni m'angoisser démesurément, d'avoir rencontré les personnes et passé les épreuves ! Si c'est une impasse, j'irai voir ailleurs. Et mercredi, y a une jam non loin d'où j'habite. A moi de jouer, les p'tits potes, advienne que pourra ! Yihouuuuuuu :)