jeudi 22 juin 2017

Lotus et bouche décousue

J'ai des frissons partout. Je suis si émue... Il m'aura fallu quatre ans de travail psychique (et énergétique) acharné pour me déconditionner de tous les "il faut que tu fasses ceci, tu dois faire cela" et de toutes les peurs et angoisses qui me collaient au coeur depuis l'enfance... Toutes ces barrières et cuirasses qui me gardaient prisonnière de ma propre vie et m'empêchaient de me réaliser, m'épanouir pleinement. 

Quatre ans pour parvenir - contre vents d'humeurs changeantes et marées hormonales, dans un monde aussi beau que timbré - à me donner les moyens de réaliser mes désirs les plus profonds, les plus enfouis, refoulés et inhibés : vivre ma musique, l'écrire, la chanter, la jouer, la danser, l'interpréter, la partager.

Mais pour ça, j'ai trimé pour apprendre ce langage du lâcher prise (et ce n'est jamais fini), afin de laisser toutes les facettes de la femme - que je cherchais et chercherai continuellement à rencontrer - s'exprimer, même celles que la société, la norme et ses conventions nous amène à dissimuler sous un masque, à cacher : sa vulnérabilité, sensibilité, fragilité... Des failles, blessures et faiblesses dont on devrait avoir honte ? Non. Juste la beauté intérieure de tout être, à l'état pur, du pain béni quand on apprivoise cette part de soi : sa vérité. 

Hier soir, mon concert au Rideau Rouge, c'était mon soir, mon rituel de passage. J'ai transmis, exprimé et partagé en musique mon regard sur le monde intérieur/extérieur dans lequel je vis. Ce que je me sens mieux ! Je ne marque pas l'Histoire, mais je marque la mienne, de ma signature, mon cachet, ma patte... En résultat de cette lourde tâche de construction identitaire, où je suis partie vaille que vaille à la recherche des outils pour grandir, devenir adulte...

Où tout cela me mènera ? Je ne sais pas et je m'en fiche. J'ai pu renaitre à moi-même. Que ce que je raconte soit tendance ou pas, valorisé ou pas, rémunéré ou pas... Peu importe ! Ce parcours m'appartient et ça, personne ne me l'enlèvera jamais. Avant de mourir, je n'aurai pas de regrets. Je pourrai dire fièrement : "Je l'aurai fait, ce concert avec mes propres chansons, accompagnée de super musiciens, sur une jolie scène avec du bon son et des lumières, face à un public". Et ce bonheur-là ne se mesure pas en argent, en voiture, en maisons, certainement pas.

Je le ressens : le vide en moi me dit au revoir et fait place à la lumière, à la joie. La souffrance fait partie de ce monde, on ne l'effacera jamais. Et forcément, les bas et les moments de rien sont là aussi, nécessaires. De les accueillir, les accepter et les vivre à fond, c'est ma clé, mon bonheur à moi. Toutes les phases, les embrasser, sans en rejeter une seule. Et quand je touche à la source vitale infinie, j'en souris et je remercie l'univers, les larmes aux yeux.

A partir de maintenant, y a plus qu'à continuer, apprendre, travailler, aimer, transmettre... Le chemin vient tout juste de s'ouvrir, ce n'est que le début d'une belle aventure que j'aimerais la plus longue possible. Vraiment, je le dis et le redis... C'est fini, la survie. Place à la Vie, avec un grand V, parce qu'elle est magnifique, un cadeau du ciel, un miracle !

Signé l'ex Baby et la future Mamy, mais ici, maintenant, surtout... Lady Valentine

lundi 19 juin 2017

Arbre de vie

Olivier

Toi mon ami, enfant de la balle
Tu es parti comme en cavale
Sans écouter ton coeur en flammes
Qui criait fort son vague à l’âme

Aussi joli que l’olivier
Tu naviguais comme le voilier
Au bord d’un fleuve pas tranquille
Riant de ton talent d’Achille

Dans tes artères, coulait la neige
Une panne de cœur que rien n’allège
Tu n’as rien dit, tu es parti
Toi mon ami, génie maudit




Repose en paix, 
Je t'aime, à jamais,

Valentine