vendredi 26 avril 2019

Est-ce que tu m'as déjà likée ?

🍀 Hey ! Ce dimanche 28/4, 18h30, je raconte mon "histoire à la con" en mots, en musique, en acoustique (chanson française), EN DIRECT DE MA PAGE FACEBOOK Lady Valentine, dans vos écrans (canapé confortable recommandé).

En duo avec Gaëtan Trésignies, un live stream réalisé par l'équipe Alpha And We, au King's Field Studio (Bruxelles) ! C'est mon showcase, mon coming out, ma release party ! 

N'hésitez pas à vous joindre à nous et au choix, à liker, partager, commenter, faire vibrer... la Toile, marquer "je participe" ou "intéressé(e)" à l'event, même si vous n'êtes pas fresh & dispo au moment même... 

Bref, un petit coup de pouce promo / bouche-à-oreille virtuel hyper bienvenu pour me soutenir ! On a bien bossé pour tout donner et en toute gratuité ! L.O.V.E, Lady Valentine 🍀

lundi 22 avril 2019

Du VE-LO à VOLO ! Y.O.L.O, YOVO !

Ma lettre à moi-même : "Du VE-LO à VOLO. Y.O.L.O, YOVO ! L.O.V.E "

Un message qui rayonnera de toute sa lumière sur mon premier album. Probablement une punch line de la dernière chanson de celui-ci, la plus importante à mes yeux, celle que je mets du temps à écrire. Ma chanson sur... Le temps.

Le temps qu'il est bon de me donner pour faire un deuil, me (re)construire, m'assumer, vibrer, travailler sur le sens que je donne à ma vie pour enfin... Vivre (et non survivre), rigoler (et non rire jaune), aimer (et non dépendre affectivement), manger (et non bouffer), etc.

Aujourd'hui, je me suis baignée dans l'eau glacée de la mer, à Ambleteuse. Sous le soleil de midi. Il faisait doux. Après avoir longuement marché sur les cailloux, me rappelant que toute petite déjà, je voulais que mes pieds nus apprennent à être plus forts. J'ai marché, joué, trottiné puis couru dans cette mère nature. Enfin, malgré la basse température, j'ai plongé mon corps et ma tête dans ses bras qui m'ont enveloppée. Tout picotait de partout. Je me suis sentie bien vivante, très vivante et c'était bon. Et là, j'ai adressé ma demande d'ami à mon frère, sous le cloud, face à l'horizon : 

Veux-tu bien être mon ami ?
J'aimerais que tu deviennes une force en moi,
Au lieu de ce couteau dans ma plaie, qui me fait mal et m'empêche de respirer.
De mon côté, je te promets de m'adresser à toi, de te demander de l'aide,
Quand j'aurai des doutes, quand j'aurai peur.
Je ne désire plus avoir peur.
Je te promets de faire de mon mieux pour vivre pleinement.
Je prends le temps, aujourd'hui et jusqu'à l'anniversaire de ta mort, pour me recueillir, 
Pour te parler, pour nous pardonner, pour digérer la colère et tenter de la transformer en joie...
Pas à pas...

Cinq ans que tu es parti.
En ce jour de renaissance, je me suis fait mon petit rituel de passage symbolique.
Déjà, je me sens mieux. Fatiguée, certes, mais un peu plus soulagée. 
Je ressens aujourd'hui que mon chemin est l'expression de moi-même. 
Quand je témoigne de mon histoire, sans filtres, ni tabous, je me porte bien. Très bien, même.

Je t'aime, Olivier, mon frère, 
Arbre de vie, 

Valentine

vendredi 19 avril 2019

Ne pars pas...

Il fait beau. Le soleil brille. Le ciel est bleu. Dégagé de tout nuage. Et dans ma tête, c'est une douce tempête, aujourd'hui. Celle qui nettoie mes maux et libère mon âme. Ce soir est un soir très important et hautement symbolique, pour moi, puisque je publie (enfin) "La Fin du Livre", un clip réalisé par Marion Tremblett. 

Je sens qu'il m'est impératif de sortir ce morceau, qui traine dans mes tiroirs virtuels depuis le tournage du clip, en août 2018. Or, c'est indéniable à mes yeux et à mon coeur, à présent, il y a comme un besoin urgent d'évacuer le poids de ces dernières années, avant d'aller plus loin. 

Jusque ici, j'avais comme des résistances à accepter le passé et aller de l'avant, en profondeur. D'ailleurs, je me soupçonne d'avoir été dans une fuite en avant, ces derniers mois, niant ce qui se tramait en moi. Comment tourner une page si la colère et la culpabilité continuent de grandir à l'intérieur, instantanément ravalés, formant une boule dans la gorge de plus en plus étouffante ? Et ce ventre qui se tord dans un mélange de regrets et remords. Et cette angoisse qui m'empêche de bien respirer. A force de faire et de fuir, je risque de mal finir. Vais-je encore laisser longtemps mon corps subir de la sorte ? Non. Il est temps de comprendre, décoder, réagir et transformer. Je souhaite pouvoir pédaler sans plus de bâtons dans ma roue qui est prête à tourner !

Oui, mon frère parti subitement il y a près de 5 ans, me manque terriblement. Oui, je peux penser à lui sans éprouver cette douleur immense et enfouie. Il s'agit de le vouloir et de rassembler son courage. Sourire à la vie, regarder les étoiles et leur faire des clins de cieux. Oui, ma grand-mère, qui m'a accueillie suite au décès d'Olivier, durant trois ans - pendant lesquels j'ai écrit mon projet -, est en train de perdre la mémoire. Le souvenir de ces moments privilégiés qu'on a passés ensemble s'évapore de son être. Et oui, ça fait très mal. Mais c'est la vie. La mort, c'est la vie. Vais-je m'empêcher de vivre pleinement la mienne, refoulant mes émotions qui m'handicapent chaque jour un peu plus ou vais-je enfin décider de les exprimer, de les écrire, de les crier, de les pleurer, afin d'espérer me tirer d'affaire, plus sereine, au fil de l'eau de ce fleuve non tranquille qui coule sous les ponts ?

J'ai une pensée toute particulière pour toi, mon ami auteur et parolier William Larqué, à l'instant où j'écris ces mots. Toi qui m'accompagnes dans le processus du deuil et de création depuis notre rencontre, à Astaffort, en 2016. Tu étais présent lors du tournage de ce clip et je t'en remercie très fort. Merci à toi, Marion Tremblett, pour ta franchise, ta bienveillance et pour le montage final, avec ces petites imperfections qui donnent à la vie toute sa saveur. Maxime Simon et Nico D'Avell, merci pour votre touche créative qui enrobe mes mots et porte mes mélodies. Votre patience, votre écoute à mon égard, durant ce long travail, me vont droit au coeur. Une pensée pour toi, Manon Lindebringhs qui a fait de ton mieux pour masquer ce grain de peau qui trahit la lourdeur de mes émotions sur mon visage, sous la lumière blanche et blafarde. Merci à l'homme qui court alias Ted Jngl, dans les rues de la ville de Lyon. Et puis je te dédie cette chanson, Sêminvo. Toi qui es à mes côtés au-delà des nombreux kilomètres qui nous séparent. Je te remercie enfin toi qui as l'âme d'un ange-loup, Caroline. Toi qui marches avec moi depuis peu sur ce chemin difficile et fascinant à la fois. Vive ton agréable compagnie, nos échanges qui me grandissent et tout le reste à venir. 

"La Fin du Livre" est un titre à double sens. C'est le récit de l'incompréhension, la colère et la culpabilité liées à la perte d'une personne chère ou la mort lente de l'ivresse de vivre - personnifiée et tutoyée dans la chanson - dans une existence où l'on court après le temps qui court.

Adieu, Olivier, je te laisse partir, et ce, pour mieux me retrouver. Chère grand-mère, ne pars pas, ne pars pas, ne pars pas...

L.O.V.E, 

Lady Valentine