mercredi 30 avril 2014

How much I felt like shit

L'autre jour, je suis allée faire du shopping. Une fois de plus. Sauf que cette fois-ci, j’ai trouvé cette petite sortie particulièrement pénible. Chaque article de mon panier suscitait un effort immense de réflexion et de questionnement sur moi-même. En ai-je vraiment besoin ? Ne pourrais-je pas le/la/les faire moi-même ? Si oui, qu'est-ce qui m'en empêche ? Est-ce bon pour ma santé ? Ne vais-je pas me faire sucrer mon budget ? L'addition ne sera-t-elle pas trop salée ? Etc. 

Eh oui. Avant, j'achetais tout et n'importe quoi, sans lire les notices ni consulter le petit médecin logé dans ma tête. Des bonbons, des Leo Go, des Kinder (country, surprise et j'en passe), des Galak, des œufs Milka au Speculoos, des Magnum Tentation, des Twix glacés, des pots de Ben & Jerry Cookie Dough, des Milky Way Crispy Rolls, des Ferrero Rocher, blablabla... Rien que d’y penser, j’ai une envie nauséabonde de gerber !  

(Saviez-vous que l'envie de sucré provient d'un cruel besoin d'affection ?) 


Mais aussi... des chips 70% less fat, des Springles, des fish sticks, des pizzas Ristorante aux épinards ou à la mozzarella, de la charcuterie discount, des cordons bleus fourrés aux champignons crème, etc.

(Saviez-vous que l'envie de salé peut se dissiper après 3 semaines de sevrage total de sel ?)

Et puis un beau jour, ou peut-être une nuit, j'ai regardé Question à la Une et On n'est pas des Pigeons. Notamment. Plein de sujets. Autant de déclics. Ce documentaire sur les pizzas industrielles loin de celles que font mes ancêtres italiens, avec savoir-faire et sagesse. Celui sur le traitement des animaux pour un Jambon de Parme pas de Parme. Celui sur la teneur en sel bien trop élevée de la moutarde et des vinaigrettes « comme à la maison ». 

Celui sur les légumes oubliés (à ce sujet, vous connaissez le Romanesco ? Un chou ! Mon préféré. Je voulais m’en faire tatouer un dans le bas du dos, parce qu’il est romanesque et italien. Puis son apparence est régie par les lois fractales, wawawawawaw, mais quand même un tatoo de légume oublié ? Hum. Trouve autre chose, Val, c'est pas encore ça). 

STOOOOOOOOOOOOOOP ! Pause ! Give me un break autre qu'un put*** de Twix, du goût pas comme chez Quick, des trucs lourds de sens, non light, peu chimiques et sans hic de fabrique. Haut les mains, 36 boudins, ne prononce plus un mot et attends que ton avocat parfois trop mûr se ramène sinon pan pan cul cul, espèce de (plaisir) coupable. Y en a marre de faire des « meeeeeuuuuh » de ventre comme cette vache qu'on appelle Milka et qui bouffe tellement de la merde qu’elle en est mauve de toi !

Moi : What's your problem girl, why do you eat all that shit ?
Surmoi : Parce qu'I feel like shit.
Moi : Mais don't you think that you feel like shit because you eat a lot of shit ? Don't they say "Kevin, on devient ce qu'on mange alors mange ton boudin" ?
Mon ventre : Mmm... (de Mora), maybe. Well, no… OF COURSE !

Et voilà comment je suis quasi radicalement et presque sans transition devenue anti anti-biotiques et pratiquement 100% bio, chic !

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