vendredi 2 mai 2014

In the Sky near the Stars

En plein vol. Livrée à moi-même. Loin de chez moi. J’y prends déjà goût. La première peur à l’aéroport presque désert est derrière moi. 

Tout se passe bien avec la compagnie Etihad. Une fausse note, tout de même : leurs pizzas Mosty (beurk beurk beurk). Sinon, les hôtesses sont gentilles, les stewards pas mal et mon voisin estonien, mystérieux. A man of a few words. Comme Woody, le vieil homme du film que je regarde avec délectation. J'en oublie que je suis dans un avion à réaction bien trop loin du sol. 

Woody ne mène pas une vie joyeuse. Il boit un peu trop, ne connait pas ses enfants, a fait la guerre, perdu trop tôt ses frères et soeurs et vit aux côtés d'une femme à priori aigrie et pesante. Un matin, l'homme usé et fatigué décide de réunir toutes ses forces pour se rendre à Lincoln, en passant par le village où il a grandi, afin de récolter le million de dollars qu’il prétend dur comme fer avoir gagné à la loterie. Sa femme et ses deux grands enfants tentent de ramener le pauvre homme à son ennuyeuse réalité. C’est d’une maison de repos dont le vieux a besoin. Pas d’un voyage guidé par son histoire d’argent farfelue. Ses envies de rêver et d’escapades vont à l'encontre des plans que son entourage a pour lui. Mais qu’à cela ne tienne, le voilà déjà sur les routes... 

Bon, je retourne dans mon film passionnant, touchant et en noir et blanc... 

Voilà, fini ! J'en ai les larmes aux yeux. Je regarde le ciel étoilé par le hublot et pense très fort qu'à partir de maintenant, je ferai comme Woody et ne laisserai plus rien ni personne m'empêcher de rêver les yeux ouverts ou fermés.

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