mardi 29 juillet 2014

Veuve Clicquot

Voilà, je suis toute propre, toute belle. J'ai remis ma robe fétiche, la bleu électrique. Celle que je portais ce magnifique soir du 30 avril où toute la famille était réunie (les pièces rapportées y compris, si ce n’est la mienne), quelques jours avant mon départ vers l'Asie du Sud-Est, à l'occasion du premier concert en guitare-voix de ma sœur à la Véraison, un bon restaurant à Boitsfort. J'avais tenu à offrir un verre de bulles aux jeunes autour de la table, tant l’enthousiasme et la bonne humeur m’avaient gagnée. Mais au fond, je pense que je voulais surtout, par ce geste, parler à mon frère, derrière qui j'ai longtemps couru, en quête d'une relation équilibrée. Or, il me semble que c'est le conflit qui a dominé nos rapports, ces dernières années. A y repenser, il y a eu tant de maladresse et d'incompréhension, malgré nos points communs ! Cette coupe de mousseux disait donc, mieux que les mots, que je l'aimais du fond du cœur, sans équivoque. Il a accepté le verre que je lui tendais. On a trinqué ensemble, les yeux dans les yeux, superstitieux que nous sommes. Cet instant volé allait être le dernier avec lui.

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Bon voyage !

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