vendredi 19 décembre 2014

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Mercredi dernier, j'ai revu, pour la deuxième fois, une psychologue de la Fondation Benoit qui s'occupe gratuitement des jeunes paumés et démotivés qui ne savent pas quoi faire de leur vie, ni comment s'y prendre pour sortir la tête hors de l'eau. Un plan que mon père avait repéré cet été, via un article dans Le Soir. Je dois dire que j'en suis très contente. J'aime particulièrement qu'elle me propose des pistes concrètes et m'encourage sérieusement à explorer ma fibre artistique. C'est elle qui m'a redonné l'envie de retrouver mes claviers d'ordinateur et de piano.

Alors voilà. Jeudi soir, j'ai pondu mon petit poème et aujourd'hui, j'aimerais partager ce que j'ai entrepris, non sans peine, depuis septembre, pour réveiller ma créativité et par là-même, donner moins de crédit à cette voix intérieure, vicieuse et sournoise - mon Surmoi, ce parent substitutif de mauvaise qualité -, qui me sabote, me déprime et me diminue continuellement à coups de "Pauvre sotte incapable, tu es bien trop naïve. Tes petits rêves d'enfant, là, oublie, t'es trop nulle, n'y pense même pas" (ce à quoi je réponds souvent en m'enfilant une barre de chocolat).

Le 8 septembre, je me faisais opérer des cordes vocales. Depuis, je reconquiers ma voix aux côtés de deux logopèdes : Martine Bégasse et Sylvie Storme. Toutes deux basent leur travail autour de l'éducation somatique, avec la méthode Feldenkrais. A travers différents exercices au sol, assise ou debout, elles m'invitent à m'ancrer dans l'ici et le maintenant, à faire de mon corps tout entier le socle qui porte ma voix, à dissocier ma langue, mes lèvres, mes mâchoires, à conscientiser l'espace buccal, à trouver des points d'appui dans mes pieds, mon bassin, ma colonne vertébrale et non plus au niveau de la gorge... Finalement, ce n'est pas la voix, à proprement parler, qui est au centre de l'attention, mais bien tout le reste.

Côté chant, je trouve mon bonheur dans un choeur de quatre voix féminines et une chorale latino, montée par un de mes meilleurs amis et sa soeur, en souvenir de leur papa (à qui nous avons d'ailleurs rendu hommage pour la première fois, en trois morceaux, le 2 décembre). J'avais oublié à quel point c'est chouette de chanter en groupe !

Et puis j'ai ressorti le livre que m'avait offert une amie chanteuse, il y a un an : "Libérez votre créativité" de Julia Cameron, dont l'exercice-clé sont les trois pages manuscrites, à rédiger dès le réveil, pendant douze semaines consécutives. Peu importe ce qu'on y écrit, le but étant surtout de se dépolluer des pensées négatives qui empêcheraient de faire bon usage de ses énergies créatrices. Selon l'auteure, il est très important de s'y tenir si l'on veut observer des changements subtils et profonds.

J'ai également découvert l'Espace Catastrophe, rue de la Glacière, à St-Gilles. J'y ai adoré le cours d'acro yoga dynamique du lundi soir avec Olga Esteban et le stage de danse de Toussaint, où j'ai suivi "Improvisation et composition" avec Ana Stegnar et "Rythme et musicalité" avec Elodie Donaque. Une semaine de 30h de cours qui m'a amenée à relâcher mon mental et à la fin de laquelle je me suis sentie réellement plus légère de l'intérieur. Par ailleurs, j'ai fait la rencontre de Sidonie Madoki, qui propose 4h de danse africaine, accompagnée de ses amis percussionnistes, un dimanche de temps à autre, au Gymnasium du Boulevard des Invalides, à Auderghem. Un moment d'évasion et d'exotisme génial !

J'ai aussi testé le cours de techniques d'acteur de Ludivine Meulemans, à raison de 3h/semaine, le jeudi soir, à Ixelles. Les thèmes pour l'année ? Le viol, l'hystérie et la scène d'amour. Hum. Chaud, chaud... Les échauffements, la prof et le groupe me plaisaient beaucoup, mais je n'avais pas le niveau pour continuer et ça me mettait de plus en plus mal à l'aise, alors j'ai arrêté. 

Quant à l'écriture, j'ai passé beaucoup de temps à relire, corriger, remanier, mettre en forme tout ce que j'ai publié sur ce blog depuis le mois d'avril, avec l'aide de ma mère et ma marraine, en plus de poster quelques nouveaux textes. Parallèlement, j'essaye d'écrire des chansons, avec ou sans le piano. A force, il semble bien que les mots, les vers, parfois les notes, émergent peu à peu.

Bref, alors qu'il y a une semaine encore, je me faisais traiter de tous les noms par mon satané Surmoi et ne voyais que le négatif de ces quatre mois instables, je me dis que finalement, au vu de ce que je dépeins ici, il y a quand même des choses qui bougent et évoluent, comme toujours, lentement mais sûrement... et qu'il est important de se le rappeler dans les moments où le moral est au plus bas.

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