jeudi 26 mars 2015

Hard drive

Je sors doucement d'un relativement long et gros coup de mou, une passe bien trop pleine de doutes, pertes de confiance, infernales ruminations et autres insanités du genre. J'en suis claquée. Forcément, cela s'est traduit par de la malbouffe. Symptomatique. Haaaaa, ça. Le même refrain qui se répète. C'est lassant malgré tous les efforts. Mais je ne désespère pas. Je compte bien être ma meilleure amie un de ces jours. Pas tous les jours, faut pas rêver (si, justement!), mais un jour sur deux, puis deux sur trois... voire trois sur quatre, quatre sur cinq, cinq sur six, six sur sept, sept sur huit ou encore huit sur neuf (par exemple). Je veux me sortir de ce mécanisme pervers qui reprend le dessus quand je me retrouve seule ou anticipe la situation où je vais être en proie à mes idées sombres. Je veux continuer d'apprendre à gérer la solitude afin qu'elle devienne un cadeau et non plus un fardeau.

Je ne veux plus être en demande constante d'affection et d'attention. Le gros bébé cherche à se libérer de sa tutute et de ses biberons. À s'ouvrir à autre chose qu'à son nombril. À se libérer de son narcissisme malsain. Mais apparemment, le déclic se fait attendre, traduisant une certaine tendance à la complaisance masochiste, comme dirait mon Roi Albert. Ha. Ceci dit, je commence lentement à trouver des ressources et outils en moi pour contrer ou du moins soulager un tant soi peu mes phases dépressives. Pour autant, je ne les utilise pas encore à plein régime ! Enfin... L'indulgence doit clairement être de mise dans ce processus de reconstruction. J'ai tout de même l'impression que mes downs se manifestent de façon moins intense qu'avant. Parfois, j'arrive même à dédramatiser la situation (bravoooooo) et m'évite de dégringoler au fin fond de mon gouffre.

Durant ce voyage, mon jouet favori est mon appareil photo. Ou plutôt mon smartphone, celui qu'utilise James Bond (plus discret et moins lourd). J'ai le moral à zéro, je ne veux plus bouger, je me flagelle à coups d'insultes à moi-même et puis soudain, miracle, je saisis mon téléphone et me botte les fesses pour découvrir la ville dans laquelle je me lamente sans raison, ses rues, ses ambiances, son architecture. Collectionner coeurs, lumières, sourires et couleurs pour combattre les pensées négatives. Et finalement, les heures passent agréablement, les tracas rangés au placard. Par contre, je suis encore dans la démesure. Je canarde tout, retravaille tout et poste tout en masse sur les réseaux sociaux. Hum. Un comportement à nouveau excessif qui s'ajustera avec le temps et l'expérience, j'imagine !

Bon sur ce, salut !

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