lundi 8 février 2016

Mushroom cloud

Atomic, comme l’amour que je porte en moi et cherche à partager au plus grand nombre, à travers mes mots, ma musique, mes images, à une époque où trop de haine et de colère gangrènent nos veines, polluent notre ère. L’amour, cette magnifique arme de construction massive, je cherche à l’utiliser au mieux afin d’émettre une radioactivité d’ondes positives maximale, avec l’aide des puissants moyens actuels que sont les réseaux sociaux.

Depuis longtemps, je tente de dire les choses simplement - et c'est compliqué -, de traduire ce que je vis, traverse, ressens dans des messages que j'aimerais, à terme, rendre les plus universels possibles, pour parler à l’âme des gens, et non pas à leur intellect, et ce, quelles que soient leur culture, leur origine, leur profession… Car ce sont bien les vibrations qui importent quand on écoute une musique, plus que la forme, la langue, les instruments utilisés pour réaliser ce qui la compose, me semble-t-il.

Atomic, comme l’atome, à la base de la communication, de la matière, symbolisé par notre monument national, l’Atomium, qui s'élève à Bruxelles, le coeur de l'Europe. Je revendique ma belgitude, je suis fière de mon petit pays plein de ressources, de potentiel et riche par sa diversité culturelle. C’est un défi de représenter ce pays à un niveau international, dans le domaine artistique, car nous n’avons pas forcément les structures ni la reconnaissance dont bénéficient nos pays voisins mais nous avons certainement le coeur, l’humour et l’autodérision. Une Belgique créative, pleine de belles personnes. Telles sont nos forces et je voudrais vraiment les utiliser dans mon projet.

Atomic, la virtuelle, est née sur internet, sous forme de blog, en avril 2014, d’une volonté et d’un besoin vital de me libérer de mes mots, de mes maux, d’apprendre à entrer en contact, plus que jamais avec moi-même et avec l’Autre, à commencer par les membres de ma famille. Il a vu le jour dans un sentiment de grande solitude et d’angoisse, à la veille de mon premier départ en Asie, après deux années de dépression et de suivi thérapeutique intensif. Il s’agissait d’extérioriser ce que j’avais tant inhibé et qui pesait trop lourd dans ma tête. Via cette écriture cathartique, au fil des articles, j’espérais comprendre, guérir et prendre du recul par rapport à tout ce qui avait pu me freiner, me bloquer dans mon épanouissement et mon développement personnels, seule, en famille et ailleurs, loin d’être à l’écoute de ma nature humaine, de mon coeur, desquels j’étais totalement désolidarisée. Comme disloquée. Le but ultime et urgent : faire de la place à la couleur, la joie et la créativité, enfouies sous une couche de noeuds mentaux à n’en plus finir. Qui pouvait prédire qu'un mois plus tard, mon frère courrait vers le ciel ? Les écrits ont naturellement pris une autre tournure. Mais il était trop tard, j'avais déjà goûté aux bienfaits de ma méthode, impossible de m'arrêter dans ma lancée, je galopais sur mon clavier, mors aux dents, encore plus déterminée à ne plus garder ma langue en poche.

Ce blog constituait une tentative de plus de relativisation de mon passé, afin de l’accepter et d’aller de l’avant, petit à petit, avec l’aide du temps et de mes proches. Les mots ont d’abord été durs et maladroits, baignés de colère, derrière laquelle il y avait une énorme tristesse et une grand peur, les choses dites et décrites de façon parfois crue, brute et brutale. Je m'excuse, d'ailleurs, auprès des personnes que j'ai pu blesser, telle n'a jamais été mon intention. Mais toujours, j'ai mis un point d'honneur à rester vraie, sincère et honnête avec moi-même, consciente du difficile processus de reconstruction dans lequel j’avais décidé de m’embarquer, sur le long terme, quitte à choquer à court terme. Beaucoup de personnes ont eu peur que je me fasse du mal en écrivant, que je me brûle aux yeux du monde, des internautes, d'autres m'ont encouragée à enlever mon blog de la toile et écrire pour moi. Mais c’était plus fort que moi, une étape nécessaire, qui me faisait sens, pour me sortir du trou noir dans lequel je m’étais retrouvée, m’affranchir du regard de l’autre et me reconnaitre. Aussi, je voulais témoigner en direct de mon combat au quotidien depuis mon "global burn out", sachant pertinemment que ce phénomène était loin d'être unique, voire de plus en plus tendance, autour de moi. S'il y avait le moindre espoir de m'en sortir, peut-être allais-je pouvoir en aider d'autres, en racontant mon histoire.

Aujourd’hui moins dans l’émotionnel, plus à l’écoute de mes émotions et plus en contrôle, je renais, je revis, même si le travail n’est jamais vraiment terminé. Ce qui compte, c’est qu’à l’heure actuelle, je me sens prête à me lancer plus concrètement dans la poursuite de ma mission existentielle qu’est la communication de mon message positif et optimiste qui invite à apprendre à se connaitre, à aller à sa propre rencontre, à s’écouter, s’aimer afin de vivre sa vie, avec ses hauts et ses bas, ses épreuves, ses combats mais aussi tous ses petits bonheurs, dans le respect de soi et des autres, qu’on ne peut aimer si l’on se refuse soi-même.

Je remuerai ciel et terre, père et mère, soeurs et frères, pour accomplir ma mission planétaire d’atteindre des vers issus de ma chair, la lune, la terre, voire tout l’univers. Le chemin sera loin d’être facile, semé de nouvelles embuches et frustrations, il me faudra énormément travailler et apprendre, sans me reposer sur mes lauriers, mais il sera aussi riche de belles rencontres et nouvelles expériences, éléments qui sont, finalement, bien plus importants que n’importe quel résultat et qui représentent les seuls réels fruits que je voudrais cueillir et savourer, les deux pieds dans l’instant présent.

Cher moi, chers lecteurs, je m’engage solennellement à aller au bout de mes rêves, pour que le jour où je serai appelée là-haut à mon tour, je puisse me murmurer : « au moins, tu ne pourras pas dire que tu n’auras pas essayé ».

Voilà l'état d'esprit dans lequel j'ai écrit Sister, il y a un an et demi maintenant, alors que je venais tout juste de me faire opérer des cordes vocales, réfugiée chez ma grand-mère pour une période indéterminée. Cette lettre céleste que m'envoie mon frère et que je me lis à moi-même et partage avec vous aujourd'hui, dans sa version pré-produite et loin d'être parfaite, me donne le ton et me guidera tout au long de cette année 2016 et de celles qui suivront...

L.O.V.E,

Atomic

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