dimanche 13 mars 2016

Allé, chante, Val-heureuse !

Durant ces trois dernières semaines de musique, musique, musique dans ma chambre, j'ai ressenti à la fois l'immense et fulfilling plaisir de jouer, composer, pratiquer comme jamais auparavant, le bienfait de l'écriture cathartique mais aussi... une grande angoisse, beaucoup de doutes et de peurs (et par conséquent, une grosse crise de boulimie...). 

De fait, j'étais tellement dans ma bulle que je n'arrivais plus à voir les gens ni à respecter mes engagements avec l'extérieur. Comme cette bulle était une situation totalement nouvelle pour moi, ça m'a quand même foutu un peu les boules... et de la bile, je me suis fait... (ma maman aussi s'est inquiétée, ce qui ne m'a pas vraiment aidée sur le moment, mais bon, je ne peux pas lui en vouloir, il se trouve que, de façon générale, si je m'inquiète, elle aussi, puis on s'aide mutuellement à s'inquiéter davantage. C'est notre point fort, qu'on tente autant que faire se peut d'affaiblir avec l'âge - et la sagesse qui va de pair, hum -, par la discussion). 

J'ai quand même éprouvé le besoin de parler de mon cas de bulle avec l'une ou l'autre face de bouc passionnée de dessin, cinéma ou musique pour me rassurer... Et je dois dire que ça m'a fait du bien d'entendre qu'il était riche et sain (hum, ça pourrait l'être plus, en ce qui me concerne) de traverser de telles périodes quand on entreprend d'écrire, de créer des trucs. En théorie, je sais que beaucoup de personnes s'isolent dans le processus, mais en pratique, ce n'est pas évident, c'est limite maso, je trouve... (Mais bon, je passe l'éponge sur les négativités associées à la création, parce que je suis quand même super satisfaite d'être parvenue à faire d'idées quelque chose de concret !)

Et puis, pour agrémenter le tout, y a toujours cette vicieuse petite voix dans ma tête qui me pousse fâcheusement à être encore fort ambivalente et instable quant à la voie artistique que je tente d'emprunter, pas à pas et non sans peine. Du coup, pour tenter de la piéger, j'ai composé une chanson sur elle, que voici dans sa plus simple version, en piano-voix toujours (les arrangements, c'est la prochaine étape...) : "Mon ayatollah" (c'est ainsi que mon psy surnomme mon surmoi. Pour l'info ou anecdote pourrie, Wikipedia nous dit qu'outre le fait que ce mot désigne l'un des titres les plus élevés décerné à un membre du clergé chiite, il est également employé pour désigner une personne particulièrement intransigeante sur un sujet précis. Je comprends mieux l'analogie utilisée par mon roi Albert, merci Wiki).

Aussi, m'étant pas mal fatiguée, finalement, tiraillée par les deux forces contraires en moi (la créatrice et la rabat-joie), j'ai pris la décision, il y a trois jours de partir me ressourcer seule, une petite semaine, en mode retraite et introspection, à la mer de la Côte d'Opale, dans la maison de ma maman, d'où je vous écris cet article. Faire le point avec moi-même (encore ! mais c'est sans fin, c'te histoire) me fait sens. Il y a eu beaucoup d'information depuis ce début d'année et je ne suis clairement plus la machine que j'ai pu être pour les traiter rapidement. Tant mieux, car c'était souvent mal fait. Aujourd'hui, je prends mon temps... 

Mon programme à partir de demain ? Jeûne, balades, yoga, méditation, sauna, piscine, lecture et musique (j'ai pris mon piano au cas où, on ne sait jamais que mon cerveau me propose des choses, de n'être stimulée par quasi rien ni personne. Au passage, c'est pas que la joyeuse colocation à l'ancienne chez ma grand-mère, avec mon cousin, ma maman et mon beau-père me dérange, mais tant qu'à être dans ma bulle, autant l'assumer à fond, j'me dis...)

Je ne pense pas me déconnecter complètement pour autant, on verra, au jour le jour, ceci dit. Mais a priori, être seule me semble déjà une première expérience suffisamment intense comme ça ! Le silence, je ne le ferai pas non plus, puisque je vais probablement travailler ma voix. Et je regarderai peut-être un peu la télévision aussi, en tout cas mercredi soir, parce qu'il y a un documentaire sur Gainsbourg et Bashung que je me fais une joie de regarder, pour ne rien vous cacher :)

Et vous, quelle place faites-vous, dans la vie, à votre créativité ? Est-elle rangée dans un coin de votre tête, comme des photos imprimées le seraient dans un tiroir, attendant patiemment à être collées dans leur album de 2012 ? Ou lui permettez-vous de s'exprimer... à plein-temps, une fois par semaine, pendant les vacances, en soirée... ? Avez-vous trouvé un compromis avec votre job actuel ? Si oui, quel est-il ? 

Petites parenthèses ici, suite à la question posée : je sais que les commentaires et réactions ne sont pas vraiment entrés dans les moeurs de ce blog (heureusement que mon père et ma belle-mère sont là pour sauver l'honneur, haha, je vous kiffe), mais voilà, je pense qu'il n'est pas trop tard pour essayer de vous gratter un petit témoignage ou l'autre, si le coeur vous en dit ! En tout cas, ce blog est loin de toucher à sa fin, donc pourquoi pas tenter de lui donner une tournure de partage d'expériences et d'échange, à partir de maintenant... 

Il n'a toujours tenu qu'à moi de m'adresser à vous, ce que je n'étais probablement pas prête à faire jusqu'ici, n'étant pas encore assez ouverte et à l'écoute de l'Autre, dans mon cheminement introspectif, mais là... Tadaaaaaam ! Ca y est, mon écoute et mon intérêt et ma curiosité pour le monde extérieur s'améliorent (très bon signe, yihouuuuu). Bref, je suis tout ouïe si réponses il y a, ne soyez pas timides, ici, on est en mode chill, yo, d'ac ?

Des bisous à vous, fidèles lecteurs !

Ps : On m'a dit un jour, il y a longtemps déjà, qu'un problème technique empêchait peut-être de poster des trucs... Est-ce vrai ? Si tel est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et à mon retour, je m'engage à régler ce détail ma foi important sur un blog, aussi personnel, soit-il.

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