mardi 17 mai 2016

:) Olé, olé, olé :(

Ol, demain, ça fera deux ans que tu es parti. Hier, Caro, papa et moi avons marché les 10km d'Uccle en ton hommage, pour l'association "Une histoire de famille", que tu parrainais. Ce fut l'occasion de revoir cousins, cousines, pièces rapportées, oncle et tante du côté paternel, dans une belle ambiance et avec le soleil. Un moment agréable et mémorable qui, pour ma part, deviendra mon petit rituel en cette période de sentiments mêlés entre joie et tristesse. 

Mais aujourd'hui, je veux que tu saches que c'est la joie qui l'emporte, bien que je sois très triste que tu ne sois pas ici-bas pour la partager avec moi. Oui, mon frère, je crois que tu aurais été fier de moi. J'ai l'impression de voir le bout d'un long tunnel et j'en suis soulagée. Comme tu sais, voilà donc trois ans que je travaille corps et âme au lâcher prise d'un mental oppressant et étouffant (via la psychiatrie, le voyage, le yoga, la méditation, la respiration consciente, les soins énergétiques, les stages de voix, corps, mouvements et danse libre, séances de logopédie, cours de chant...), afin de trouver ma voie et surtout... libérer ma voix, qui s'ouvrent peu à peu, à mon grand bonheur ! 

Et parallèlement, cela fait dix mois maintenant que j'écris mon récital, en vue de la création d'un petit spectacle musical, qui incluerait les 10-12 compos en français qui découlent de cette période à la fois douloureuse et cruciale de mon existence. Je suis sure que mes chansons t'auraient fait sourire ! Et je compte bien faire en sorte que le spectacle te fasse carrément rire aux éclats ! Fini de pleurer. Je veux vivre et rigoler, comme promis, oui ?

Du coup, tu imagines bien à quel point je suis excitée et heureuse d'enfin sortir de ma chambre pour donner mon premier concert avec mes compositions et ma nouvelle voix, le mois prochain, en plein coeur de Bruxelles, après ce qui me semble avoir été un long périple vers une sorte de renaissance symbolique. Cette date signe un réel aboutissement. Je me sens tellement plus légère, aujourd'hui, Ol... Et ton départ y est pour beaucoup. Je suis certaine de puiser une grande partie de ma force dans cette épreuve si merdique. Quand ça ne va pas, je t'entends me rappeler, me hurler à quel point on ne vit qu'une fois sur cette p***** de terre, à quel point la vie est belle. Merci pour ça. C'est comme si j'étais enfin à même de te/me/nous pardonner, d'enterrer la hâche de guerre, celle qu'il peut souvent y avoir entre soeurs et frères.

Je t'aime, Oli, et ne t'oublie pas.

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