dimanche 14 mai 2017

Amour, foie et bon thé

Bonne fête à toutes les mères de la Terre, à toutes les Dames de la Nature ! Des femmes à bout de force et de souffle tombent, mais d'autres se relèvent et tiennent bon, malgré les coups, les temps troubles et difficiles, portées par leurs instincts maternels, connectées à la source même de la vie qu'elles ont le magnifique pouvoir de donner (en bons mammifères qu'elles sont). 

Ces femmes-là, encore debout - sélection naturelle -, sont l'espoir de la pérennité de la race humaine. Car le monde actuel cessera d'être criminel, auto-destructeur d'une race entière, si les êtres humains/le genre humain reconnait la nécessité de l'énergie féminine dans le parfait équilibre (le yin et yang) en toute chose. 

Or, plus que jamais l'énergie féminine cherche à se manifester pour guérir ce monde malade, qui s'éteint à petit feu. Laissons cette énergie s'exprimer à travers l'Homme, ce canal ( = chez les femmes, comme chez les hommes), même s'Il doit passer par des états d'être primaires et sauvages pour reconnecter à sa propre nature, états cependant nécessaires dans le processus de reconstruction individuelle, en constante recherche d'harmonie pour retrouver la joie de vivre (notre émotion de base), sa musique et son tempo propres et intérieurs, par le biais du sacro-saint lâcher prise. 

Des états d'être profonds, enfouis, inhibés, refoulés, qu'on a l'occasion de voir en hôpital psychiatrique, notamment. Une maison dans laquelle, perso, je me sens en sécurité, certes, mais pas libre. 

Aujourd'hui, j'ai la chance de pouvoir affirmer que mon asile de fous à moi, dans lequel je me sens parfaitement bien, dans lequel je n'ai plus peurs ni angoisses, c'est le monde dans lequel je vis, ce vaste monde plein de richesses culturelles à découvrir, ce monde dans lequel je me nourris de la différence, ce monde dans lequel je serai mère à mon tour. 

Je me sens comme une évadée de prison en liberté inconditionnelle. Une rescapée. Une miraculée. Libre d'être, de vivre et d'aimer, dans un monde en éveil de conscience. Sans plus aucun médicament (si ce n'est le rire), loin d'être bipolaire, juste une femme, avec un esprit libre et sain, dans un corps libre et sain, en 2017, en plein coeur de Bruxelles, capitale de l'Europe malade où mon frère y laissa son propre coeur (son talon d'Achille), de courir plus vite que sa musique intérieure, son rythme cardiaque, ne lui permettait physiquement, il y a trois ans exactement. La marche précède la course. Réapprenons à marcher car rien ne sert de courir.

Le message que m'a communiqué mon frère à travers son parcours de vie est clair et fort. Réapprenons à écouter notre corps, fruit de la nature. A vivre à notre rythme, selon notre horloge interne, biologique et mécanique. A décoder et utiliser nos capteurs sensoriels à leur plein potentiel, à leur faire confiance. Tant de méthodes et d'outils sains sont à notre portée à l'heure actuelle, depuis la nuit des temps, pour y parvenir. Et l'information est partout et circule librement, dans le domaine public. Si ce n'est pas magnifique ? Et surtout, serrons-nous les coudes car la tâche est loin d'être facile.

Ainsi, choisissons ce qui NOUS convient et prenons NOTRE temps, dans tous les domaines et pans de la vie. Le reste, c'est du travail, de la persévérance et de la patience. Tout en sachant que cela passe d'abord par l'acceptation de ce qui est vraiment et sincèrement, dans l'instant présent. En pratiquant ce qui fait viscéralement sens pour soi-même, le corps mémorise (mémoire cellulaire) ce qui est bon pour lui et un jour, écouter sa nature se met en mode "pilote automatique" et redevient... naturel. Alors qu'aujourd'hui, dans la majorité des cas, le pilote automatique est branché sur l'extrême opposé : le contre-nature. 

Rappelons-nous, à tout moment, que la nature est bien faite et permettons-lui de reprendre ses droits. Que l'être humain a une énorme capacité d'adaptation à son environnement, que chacun peut trouver sa place et se sentir en sécurité dans le mouvement/le changement. Que tout est juste, tout le temps, et que la loi de la nature est l'impermanence des choses où rien ne se perd, tout se transforme. 

Le chaos que l'on traverse, la crise identitaire mondiale, avec son lot d'inondations, d'explosions, de cancers, de bouleversements climatiques, politiques, économiques, bla bla bla, de burn outs, de dépressions, de suicides, d'inconscience, de mouvements de foule, de terroristes, de guerres, d'intolérance... est un passage obligé, entre deux équilibres. On ne peut changer le monde mais on peut percevoir, suivre, surfer sur la vague de ce changement, en prenant conscience en trois étapes : 1) comprendre 2) intégrer 3) agir et petit à petit, il sera possible de passer au nouvel équilibre. Celui qui se cherche et se trouve d'abord en chacun de nous. L'histoire se répète. Par la force des "choses", nous sommes le changement. Prévenir plutôt que guérir. Tout comme un grand journal tâcherait de passer du papier au numérique.

Ceci étant dit, il n'y a plus qu'à vivre, maintenant, purement et simplement, entourée de ceux que j'aime et avec qui je me sens bien, ma famille, mes ami(e)s, mon amoureux du moment - toutes ces belles personnes avec qui la communication est possible et constructive, celle qui fait évoluer tant l'émetteur que le récepteur - et de travailler dans ce que j'aime faire le plus au monde, la musique. Car en résumé, je retiens de tout ce chemin qu'au final, "chacun sa norme" (mon prochain refrain que j'espère entêtant au possible). J'ai fait le tour de mon nombril, je suis prête à faire le tour du monde, là où le vent me mènera, et ce jusqu'à ma mort. Miam, j'ai faim et soif de voyage, de rencontres, de découvertes. 

Et pour célébrer à ma manière cette belle journée, je chante à la Cellule 133, à Saint-Gilles, à 15h, exactement 15 ans après l'enregistrement de l'émission "Pour La Gloire", dans laquelle à 13 ans, déjà, je prônais la différence, via "Il jouait du piano debout", de Michel Berger de France (Gall). 

Je suis si heureuse. Je prépare quelque chose que je me fais une grande grande joie de partager avec qui veut ! Je vous promets de travailler dur afin d'exprimer librement mon énergie féminine en équilibre avec mon énergie masculine, sur scène et sur la Toile, avec de la pop, une touche moderne d'électro, une touche incarnée d'urban groove afro, de la danse, de la voix, des couleurs et des mots simples, en français dans un premier temps, ma langue maternelle. 

Interview et échantillon de l'embryon de ma musique intérieure à moi (work in progress), à découvrir prochainement sur les ondes, à commencer par le 25 mai, jour de l'Ascension, dans l'Emission "Il était une Foi", sur La Première - RTBF, à 20h. 

L.O.V.E, Lady Valentine 

Ps à moi-même : vie, libido, musique et créativité sont extrêmement liés. A méditer en bougeant mon derrière sur ce son métissé : Motherland (Alyss). En route vers la musique multi-culturelle, mondialisée ;)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Bon voyage !

  Mamita,  J'ai eu l'immense chance et bonheur de partager ton quotidien durant trois années importantes de ma vie. Quand je suis ar...